21/10/2010 12:39:59
Crise interne Elections Cameroon
Les membres du Conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam) se plaignent de la direction générale de l’organisme. Une correspondance, signée de dix des douze membres du conseil électoral d’Elecam a été adressée au Premier ministre, chef du gouvernement.
Le Jour Quotidien
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Les membres du Conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam) se plaignent de la direction générale de l’organisme. Une correspondance, signée de dix des douze membres du conseil électoral d’Elecam a été adressée au Premier ministre, chef du gouvernement. En effet, seuls Mme Sadou Daoudou et Adamou Ali n’ont pas signé le document intitulé «La situation qui prévaut à Elecam ».

En fait, cette correspondance, que le président du bConseil électoral d’Elecam, Samuel Fonkam Azu’u, a par ailleurs signée, ressort un ensemble de griefs à l’endroit du directeur général des Elections, Mohaman Sani Tanimou, dont le nom n’est certes pas cité dans cette lettre. Sept points au total sont soulignés dans cette correspondance. «Depuis le début de la mise en place d’Elecam, le directeur général des Elections tarde à trouver un immeuble siège répondant aux besoins réels de l’organisme malgré toutes les recommandations formulées et une résolution prise par le Conseil électoral. Sa proposition de louer plutôt un second local pour abriter le Conseil électoral a été rejetée.» Voici la première illustration de ce que les signataires de la correspondance ont considéré comme les actes à problème posés par Mohaman Sani Tanimou.

Les autres points portent sur la gestion des moyens mis à la disposition d’Elecam, l’organisation des cérémonies, les nominations... qui selon des membres du Conseil électoral se sont faits sans tenir compte de leur avis. «Depuis la nomination des principaux responsables d’Elecam il y a bientôt quinze mois, les attitudes affichées et les actes posés par le directeur général des Elections démontrent qu’il ne partage pas la vision unitaire de l’organisme et n’est pas disposé à se soumettre au contrôle et à la supervision du conseil électoral.»

D’autres griefs sont formulés dans cette correspondance datée du 20 mars 2007. Elle s’adresse certes au Premier ministre, mais le destinataire final est le président de la République, tel que l’indique le dernier paragraphe de la lettre. «Eu égard à ce qui précède, nous, membres du Conseil électoral, avons décidé de nous adresser à vous, Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, d’une part, pour vous assurer de notre ferme engagement de continuer à nous acquitter de notre exaltante mission, malgré les nombreuses difficultés rencontrées et, d’autre part, pour vous prier d’être notre fidèle interprète auprès de Son Excellence le président de la République, chef de l’Etat, à l’effet de lui faire part de nos inquiétudes par rapport au bon fonctionnement de l’institution dont nous avons la charge. Par ailleurs, les membres du conseil électoral vous sauraient gré des dispositions diligentes à envisager en vue d’un arbitrage pour l’assainissement de la situation».

Jules Romuald Nkonlak

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