24/10/2010 06:13:28
Abdou Diouf reconduit à la tête de la francophonie
Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf, a été réélu samedi en fin de journée, à l’unanimité.
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Point d’orgue d’une session des chefs d’Etat de l’OIF plutôt confidentielle, comprenant, pour la partie formelle, l’adoption d’une déclaration de Montreux ainsi que d’au moins six résolutions. Le Sommet se termine dimanche en milieu de journée.

Pour sa part, le président français Nicolas Sarkozy a quitté samedi vers 18 heures le périmètre du Centre des congrès de Montreux, a-t-on constaté. Quelques dirigeants devaient faire de même dans la soirée de samedi - cinq ou six selon une source, estimation ne pouvant être confirmée, puisque les officiels de l’OIF n’ont pas tenu leur séance d’information prévue en début de soirée. Les travaux seront finalisés par des ministres ou dignitaires délégués.

Outre les discours des ministres, la journée de samedi a par été marquée par la question de l’implication de l’OIF dans l’extension de la démocratie, la résolution des crises et la défense des droits des citoyens. L’Organisation a présenté un copieux rapport, de 232 pages, sur « l’état des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone ». Une tentative de réponse aux critiques des ONG, qui exigent une plus grande implication et un suivi plus sévère de l’OIF en la matière. « La démocratie ne se décrète pas d’un claquement de doigts, elle se construit », a plaidé Hugo Sada, délégué à la paix, à la démocratie et aux droits de l’homme, qui fait état « d’avancée de l’Etat de droit et dans l’indépendance de la justice ». Ainsi que dans le domaine politique: « Il y a vingt, la tenue d’élections [dans des pays d’Afrique] constituait une exception. Maintenant, c’est l’absence d’élections qui devient une exception. Même s’il y a un revers de la médaille. Des processus électoraux mal maîtrisés peuvent aboutir à des tensions. »

Lors d’un forum en marge du Sommet, le directeur adjoint de la Fédération internationale desligues des droits de l’homme, Florent Geel, a déploré un « manque de cohérence » dans les prises de position de l’OIF, déplorant qu’elle soit restée « muette » lors des crises du Cameroun en février 2008, face aux actions du gouvernement tchadien, ou à propos des « manipulations constitutionnelles qui se répandent comme une trainée de poudre » sur le continent, par des présidents désireux de prolonger indéfiniment leur mandat. Jean-Marie Etter, de la Fondation Hirondelle, a de son côté déploré une « défaillance de lutte contre l’impunité », parlant des assassinats de défenseurs des droits de l’homme en RD Congo.


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