26/10/2010 12:53:55
Port de Douala: les coûts de passage des marchandises doivent baisser
C’est l’une des principales recommandations des Journées maritime et portuaires nationales (Jmpn) qui viennent d’être organisées à Douala par l’Autorité portuaire nationale (Apn).
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Cette recommandation vient de l’atelier n°2 qui avait pour tâche de réfléchir sur un thème assez complexe et important, à savoir «Efficacité du secteur maritime et portuaire ». « Les ports du Cameroun, notamment son principal port de Douala a-t-il les moyens en terme d’infrastructures, équipements et autres, pour d’une part retenir ses trafics traditionnels et d’autre part attirer à lui de nouveaux courants de trafics, dans la perspective de la concurrence nationale et internationale à venir ? », c’est la problématique à laquelle les membres de cet atelier coordonné par Siegfried Dibong, consultant indépendant, devaient répondre.

Les acteurs majeurs de l’activité portuaire au Cameroun se sont ainsi succédé à la tribune pour opiner sur la question. Bonaventure Ateba, Dieudonné Onana, Younouss Soungui, Addoul Hakim et Isidore Biyiha, respectivement secrétaire général de l’Union des consignataires et armateurs du Cameroun (Ucam), secrétaire général du Groupement professionnel des acconiers du Cameroun (Gpac), directeur général adjoint du Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc), directeur d’exploitation du port autonome de Douala (Pad) et directeur général du Guichet unique des opérations du commerce extérieur (Guce) ont présenté des exposés assez édifiants sur la productivité du système portuaire national dans un environnement concurrentiel. 

Ces différentes interventions ont permis d’adopter quinze résolutions nécessaires et incontournables, d’après eux, pour rendre le secteur maritime et portuaire efficace. En effet, pour retenir les trafics, capter de nouveaux trafics et être compétitif, les participants aux Jmpn pensent que des efforts devraient être faits sur les plans organisationnel et opérationnel,structurel et institutionnel.32 recommandations.
Sur le premier plan, la pratique des tarifs et des coûts compétitifs est une impérieuse nécessité. Concrètement, il est recommandé 

d’engager des actions en faveur d’une baisse urgente des coûts de passage des marchandises au port de Douala. « Douala peut attirer de

nouveaux trafics si les coûts de passage des marchandises restent compétitifs par rapport aux ports concurrents du Golfe de Guinée »,

défend Bonaventure Ateba. L’amélioration et la modernisation de la qualité des infrastructures et équipements du port de Douala, la mise en place des ports secs permettant le désengorgement des ports principaux sont entre autres décisions concernant ce sous volet.

Concernant le volet structurel, les principales résolutions sont le

maintien permanent du chenal d’accès du port de Douala à une cote acceptable (-7,50 mètres/+8,50 mètres et l’accélération de la

construction des ports en eau profonde de Kribi et Limbé. L’évaluation urgente de la réforme portuaire instituée en 1998 et le réexamen de la situation de la zone Cemac pour réactiver la mise en œuvre des accords de coopération en vue de fidéliser les trafics en transit avec les Etats de la sous région constituent les recommandations majeures du volet institutionnel.

En dehors de ces quinze recommandations, dix sept autres ont été formulées par les membres des deux autres ateliers constitués pendant ces journées. A savoir, l’atelier n°1 initulé « Partenariat public/privé dans les investissements portuaires » et l’atelier n°3 ayant pour thème «Sécurité/sûreté et protection de l’environnement ». Le recrutement de jeunes camerounais diplômés de l’enseignement supérieures, toutes spécialités confondues et leur formation dans différents métiers de la mer et la création d’au armement africain ou sous régional opérant dans un environnement libéralisé et permettant de compléter la chaine de transport e aux Etats africains de peser sur la négociation des taux de fret et sur la scène des transports maritimes en général sont les deux résolutions fortes de ces deux ateliers coordonnés par Victor Emmanuel Bokalli et Ephraim Ngwafor. 

Toutes ces recommandations, trente deux au total, ont été saluées par le secrétaire d’Etat aux transports, qui a présidé la cérémonie de clôture des travaux de ces journées ouverts le 19 octobre 2010 par le ministre des Transports. Mefiro Oumarou a également salué l’initiative du directeur général de l’Apn d’organiser cet événement.

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