02/11/2010 03:44:50
Que tirer des élections présidentielles ivoiriennes? Le point de vue du S.D.F
Le S.D.F en unisson avec la diaspora camerounaise. Parce que le S.D.F croit au pouvoir infini d’Internet et surtout de la place importante de la diaspora camerounaise...
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Chaque semaine le S.D.F produira un éditorial pour expliquer sa position sur les évènements de la semaine.
Cette semaine la Côte d’Ivoire... Est-ce à dire que les ivoiriens sont plus patriotes, plus matures ou connaissent mieux leurs droits que les camerounais ?
Que non. C’est tout simplement parce qu’ils ont réussi à bâtir un consensus national autour des lois électorales et surtout de l’organisme chargé d’organiser les élections.
Grace aux images de la télévision, les camerounais ont suivi avec passion le scrutin qui s’est déroulé dimanche dernier en Côte d’Ivoire pour l’élection à la présidence de la République. A ce stade, on peut déjà affirmer que c’est tout à l’honneur du peuple ivoirien quel que soit le résultat définitif.
Ce scrutin est exemplaire à plusieurs égards. 
Une participation massive, environ de 80%, avec des files d’électeurs devant les bureaux dès 4h le matin.
Un comportement populaire d’une grande dignité. Aucun débordement, une discipline à faire des envieux, une foi inébranlable aux vertus de la démocratie, seule en mesure de ramener la paix dans ce pays.
Une image d’hommes d’État patriotes et respectueux des règles démocratiques de la part des candidats, qu’on rencontre rarement en Afrique de nos jours.


Enfin, une organisation parfaite qui a contribué à rassurer tous les acteurs et garantir la paix sociale quels que soient les résultats définitifs.
Du jamais vu ici chez nous au Cameroun depuis 1992 que nous nous essayons aux élections pluralistes.
Est-ce à dire que les ivoiriens sont plus patriotes, plus matures ou connaissent mieux leurs droits que les camerounais ?
Que non. C’est tout simplement parce qu’ils ont réussi à bâtir un consensus national autour des lois électorales et surtout de l’organisme chargé d’organiser les élections.
Après dix années de bagarres sanglantes, très souvent suscitées par une droite française obscurantiste et néocoloniale, un Chef d’État nationaliste, patriote et ouvert au dialogue, a réussi à ramener tout le monde, grâce à la palabre africaine et une option résolue pour la modernité, vers un consensus minimum autour des principaux éléments qui conduisent à la mise en place d’un processus électoral acceptable par tout le monde. Il s’agit ;
-     De l’institutionnalisation du dialogue dans la résolution des contentieux politiques et sociaux ;
-     Du respect par tous de la constitution et des lois ;
-     D’un recensement de la population objectif et fiable qui rassure tout le monde sur le chiffre de la population ;
-     D’une loi électorale claire qui donne des assurances à tout le monde grâce a l’élection à deux tours, a l’utilisation de la biométrie et tous les autres acquis des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour le recensement des électeurs et la gestion des élections, ainsi que du bulletin unique ;
-    D’un organisme neutre et indépendant, indépendance garantie par la loi et non la bonne volonté des membres, pour gérer le processus électoral.
C’est ce consensus minimum qui a rassuré tous les ivoiriens et les a amené à croire en leur capacité à peser sur le devenir de leur Nation. D’où leur engagement massif de dimanche dernier dans la dignité et le patriotisme.
Par contre, c’est l’absence d’un tel consensus et surtout le manque de confiance des camerounais en ceux qui le gouvernent et qui continuent à prendre en otage le processus électoral, qui les amène à se désintéresser de la chose électorale. Voila la leçon ivoirienne.
Elle renforce ainsi le SDF dans sa stratégie actuelle qui consiste d’abord à rassurer les camerounais sur la fiabilité du système électoral avant de les inviter à s’inscrire sur les listes électorales.
Le SDF  invite par conséquent le Prédisent de la République  en général et ELECAM en particulier à s’inspirer de ce qui se passe actuellement en Cote d’ivoire pour engager un dialogue républicain et franc avec les principaux acteurs de la scène politique nationale, dans l’esprit des onze conditions qu’il a posées à ELECAM pour sa participation a toute élection organisée par elle.
Sinon, les futures élections continueront à être ce qu’elles ont toujours été en Cote d’Ivoire et dans ce pays jusqu’ici, à savoir de véritables comédies aux conséquences parfois dramatiques comme en Cote d’Ivoire en 2000 et 2005 ou au Kenya en 2007.

Hon. Evariste. FOPOUSSI FOTSO, Responsable INFORMATION ET MEDIA, SHADOW CABINET SDF

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