02/07/2009 21:46:37
Diamants de Mobilong : Biya aux mille carats
Le Cameroun pourrait devenir l'un des plus gros exportateur mondial de diamant avec la mise en exploitation du gisement découvert dans le Sud-Est du pays, qui serait selon l'exploitant sud-coréen la plus grande réserve de diamant au monde. Mais si le partenaire asiatique multiplie les effets d'annonces, les autorités camerounaises demeurent toujours discrètes et prudentes sur cette mine dont la capacié est estimée à 736 millions de carats, soit 5 fois la production mondiale annuelle.
Gaboneco
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Découverte en 2007 dans le Sud-Est du pays, la mine de diamant camerounaise, qui serait la plus importante réserve du monde, devrait être opérationnelle avant la fin de l’année 2010 selon des informations lachées au compte goutte par les autorités camerounaises.

«Avec des réserves probables estimées à 736 millions de carats, le Cameroun deviendra un exportateur majeur de diamant», a expliqué le directeur camerounais des Mines et de la Géologie, Oscar Matip.

Selon le joint venture C&K Mining, créé en 2005 entre le sud-coréen C&C Mining (80 %) et le gouvernement camerounais (20 %), le plus riche gisement de diamant du monde serait située à Mobilong, dans le Sud-Est du Cameroun, près des frontières avec la République Centrafricaine et celle du Congo.

Sa production devrait atteindre 1 million de carats dès la première année, puis 6 millions à son maximum de capacité. La compagnie devrait présenter l’étude de faisabilité à Mobilong avant la fin de l’année, qui sera suivie d’une licence d’exploitation si elle se montre positive.

La découverte aurait été faite par une mission d’exploration de géologues, conduite par le docteur Kim Won-Sa, un géologue coréen, professeur à l’Université de Chungnam. Ses recherches avaient été financées par l’un des plus gros joueurs de l’industrie diamantifère, la C&K Mining.

Le PDG de la joint-venture, Duk-Kyun Oh, a indiqué dans un quotidien coréen que l’entreprise allait investir 500 milliards de francs CFA sur 25 ans et générer 4 000 emplois.

Ces persepectives devraient ravir Yaoundé dans le cadre de sa politique de diversification de son économie, qui repose encore avant tout sur le pétrole, représentant 50 % de ses recettes à l’exportation, ainsi que sur le café et le cacao.

Pourtant la partie camerounaise reste prudente et le ministre camerounais de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique, Badel Ndanga Ndinga a déclaré n'avoir «pas d’éléments de contradiction. Leurs recherches sont faites par les plus grands géologues de ce monde. Mais, à ce stade, je ne peux rien confirmer».

«La société C&K Mining est bénéficiaire d’un permis d’exploration dans cette zone. De l’annonce qui a été faite à la réalité, il y a encore un long chemin à parcourir. Dans cette information, qui a été relayée et que j’ai lue, il y a aussi un peu d’intoxication, parce qu’on a parlé de la répartition de 20%. Ce qui est complètement faux. La société C&K Mining n’en est qu’à la phase de recherche, de prospection», a ajouté le ministre Ndanga Ndinga.

Sur les investissements annoncés par C&K Mining, le ministre souligne que «dans la phase d’exploration, toutes les dépenses sont faites au risque de la société, qui peut ne rien trouver. Le code minier prévoit trois ans pour cette phase d’exploration. C’est une durée renouvelable. La société C&K Mining Co a eu son permis d’exploration en 2007. Elle peut arriver à la fin du contrat et demander une extension ou le renouvellement pour poursuivre ses investigations si elles ne sont pas terminées».

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