13/11/2010 18:09:21
Des leaders syndicaux libérés nuitamment au Cameroun
Sept activistes de la Centrale syndicale du secteur public (CSP) du Cameroun, arrêtés la veille à Yaoundé, la capitale du pays alors qu’ils organisaient un sit-in pacifique pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail des salariés de l’Etat, ont été libérés provisoirement dans la nuit de vendredi à samedi, a constaté APA sur place.
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Le président confédéral, Jean Marc Bikoko et ses camarades, devraient toutefois comparaître lundi prochain à 8 heures devant le tribunal de première instance de Yaoundé-centre administratif, des faits d’« organisation de manifestation illégale » et de « troubles à l’ordre public ».

Ces leaders syndicaux avaient été molestés, puis interpellés par la police jeudi en fin de matinée, alors qu’ils tentaient de se regrouper devant les services du Premier ministre à qui ils comptaient remettre une correspondance destinée au chef de l’Etat et qui résume leurs griefs.

Conduits ensuite au commissariat central n°1, ils furent mis en cellule, privés de téléphone portable, d’eau et de nourriture, d’accès aux toilettes et coupés de tout contact avec l’extérieur, avant d’être présentés au procureur vendredi en milieu de matinée.

Leurs revendications se résument en 10 principaux points dont les plus saillants sont l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite, et, surtout, la revalorisation des salaires dans la fonction publique pour tenir compte du coût de plus en plus élevé de la vie.

En réponse à leur déclaration écrite de manifestation publique, le sous-préfet de Yaoundé 3è, Martin Locko Moutassi, avait notamment indique que « les manifestations à caractère vindicatif et/ou revendicatif sont et demeurent interdites sur toute l’étendue du département du Mfoundi », qui abrite Yaoundé.

Interrogé samedi matin par APA, Jean Marc Bikoko, qui invoque une « entorse aux droits syndicaux de la part du gouvernement », a qualifié de « puériles » les manœuvres de l’autorité préfectorale et des forces de l’ordre tendant à les faire taire.

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