15/11/2010 14:12:49
Rémy Ze Meka regagne le Cameroun
Certains médias le disaient en fuite avec l’intention de demander l’asile politique en France
Emergence
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Rémy Ze Meka, ancien ministre de la Défense (Mindef) avait quitté le Cameroun le 18 septembre pour la France. Selon un proche de l’ancien Mindef, il a demandé et obtenu une autorisation de 20 jours du président Paul Biya. C’était pour assister à l’opération de son fils qui souffre d’un problème auditif. « Il a terminé sa visite et il est revenu contrairement à ce que certaines personnes racontent. Actuellement, il est dans son village » rapporte un proche. D’ailleurs, lors des festivités du 6 novembre dernier, il a été aperçu à la télévision dans le département du Dja et Lobo en compagnie de plusieurs dignitaires de la région du Sud.

Rumeurs

Selon certains médias cybernétiques, Rémy Ze Meka a « contacté la semaine dernière l'office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) dans le cadre de l'ouverture de son dossier relatif à la demande d'asile politique ». Ce site croit savoir que l’ancien Mindef a été rencontré « dans l'un des grands couloirs de cette
institution parisienne »
avant d’ajouter que plusieurs autres sources confirment la présence de Remy Ze Meka à l'Ofpra. « Il se pourrait que son visa d'entrée sur le territoire Schengen expirera le 18 novembre prochain. Sur le plan administratif il se serait inscrit à la préfecture de Bobigny qui doit statuer sur ses conditions de séjour en France pendant l'étude de sa demande d'asile » relatent ces sites.
Jusqu’à son départ du gouvernement, le 30 juin 2009, après quatre ans et demi passés au poste de ministre de la Défense, il a été l’un des membres les plus influents du régime Biya. Tombé en disgrâce, « Bad Boy » a été convoqué et entendu le 27 avril non par la police judiciaire, mais par les services de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE).

Soupçons

Selon certaines indiscrétions, le ministre Ze Meka est visé dans un détournement lors d’une commande de deux hélicoptères de combat de fabrication française, des Gazelle d’occasion, destinés à la lutte contre les pirates dans la zone de Bakassi. On ne retrouverait nulle trace aujourd’hui de ces commandes, alors que le contrat a été remis en question et annulé par son successeur au ministère de la Défense, Alain Edgar Mebe Ngo’o.

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