15/11/2010 18:08:32
Tchiroma drague la presse audiovisuelle
Le patron de la communication souhaite redistribuer la redevance audiovisuelle à la quarantaine de médias audiovisuels du Cameroun. Certains y voient l’enclenchement de la campagne électorale.
Emergence
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Le ministre de la Communication (Mincom), Issa Tchiroma Bakary, a effectué une visite de travail dans la ville de Douala du 10 au 12 novembre 2010. Pendant trois jours, le boss de la communication s’est rendu tour à tour à la délégation régionale de la Communication pour le Littoral, dans les représentations régionales pour le Littoral de la Société des presses et d’édition du Cameroun (Sopécam) et de la Cameroo radio television (Crtv). De même que dans les régies publicitaires et les stations de radio et chaines de télévisions de la ville.

Dans ces dernières, Issa Tchiroma Bakary s’est prêté au jeu de questions-réponses en direct. Ceci dans les différentes éditions de journaux parlés. Lors de ses différentes interventions, il a affirmé que le gouvernement va apporter des moyens suffisants aux médias à capitaux privés tout comme ceux à capitaux publics. Car, « cette redistribution est une nécessité. Puisqu’elle permettra de sortir les professionnels de la communication de la précarité dans laquelle ils évoluent. Ceci afin d’éviter que ces derniers ne soient manipulés », pense-t-il. Et d’ajouter : « Avec des moyens mis à leur disposition, les journalistes seront à même de bien faire leur travail ». Il a également salué le professionnalisme de ces hommes et femmes du micro ainsi que la qualité du matériel utilisé ; contrairement à celui de la Crtv, station régionale du Littoral, où Issa Tchiroma Bakary est tombé des nues en voyant la vétusté du matériel de travail, que ce soit les studios, les bancs de montage ou encore la salle de rédaction.

Visite de travail ou campagne pré-électorale ?

Cette présence dans la ville de Douala du Mincom et précisément dans les médias audiovisuels à capitaux privés arrive quelques jours seulement après la motion d’ordre qu’il a servi à ces derniers. Laquelle mettait en garde les émissions interactives (et leur animateurs). Puisque, estimait- il, « ces émissions ne doivent cependant en aucun cas, servir de prétexte ou de vecteur à des attaques dirigées contre des personnes, des organisations ou même des institutions de la République, au mépris des règles qui protègent les individus, les corps sociaux ou l’Etat, de même que celles qui régissent la liberté de la presse au Cameroun. Ceux qui pourraient se livrer, ou alors favoriser de quelque manière que ce soit, de tels manquements, contre les conséquences fâcheuses que
pourraient entraîner à leurs dépens, de tels agissements »
.
S’appuyant sur ces extraits du communiqué du Mincom, certains hommes de la plume et du micro pensent que « Issa Tchiroma est venu temporiser les ardeurs des uns et des autres. Parce qu’il sait que ce sont ses émissions qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui », témoigne un journaliste d’une radio de la place. Tout à côté, un
confrère de la presse écrite souligne que « le patron de communication est entrain de faire les yeux doux aux radios et télévisions locales parce que nous sommes en année pré-électorale. Il faut battre le fer quand il est encore chaud. C’est la raison pour laquelle, il promet de leurs redistribuer la redevance audiovisuelle pour le
soutenir lors des élections »
. Des propos qui vont dans tous les sens et que seul l’avenir nous en dira davantage

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