30/11/2010 06:09:44
Fraudes électorales comme nouveau crime contre l'humanité
Le point de la semaine...  le S.D.F en unisson avec la diaspora
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Le régime Biya comme toutes les dictatures tropicales africaines, se maintient au pouvoir grâce à la force, au soutien de ses sponsors étrangers dont il protège les intérêts et surtout aux fraudes électorales qui lui donnent une caution démocratique. Il ne comprend aucune autre logique du pouvoir que celle-là.


Son comportement sur le terrain à  l’heure actuelle obéit bien à cette logique. C’est ainsi qu’on nous apprend que les équipes que le RDPC a dépêchées sur le terrain, soi-disant pour convaincre ses militants à s’inscrire sur les listes électorales, ont purement et simplement mis ELECAM  à l’écart du processus des inscriptions, pour inscrire elles-mêmes, de gré ou de force, les populations sur des listes parallèles dont elles-seules maitrisent la destination.


Pour le faire, elles ont installé, avec la complicité des autorités administratives, de petites équipes permanences à coté de chaque poste d’inscription d’ELECAM, avec pour mission d’obliger tous ceux qui s’y rendent, à s’inscrire également sur leurs listes.
De nombreux subterfuges sont utilisés pour faciliter ce véritable hold up sur le fichier électoral.
Dans les grandes villes, en particulier à Douala et Yaoundé, le régime procède par des rafles sauvages dans des quartiers populaires, à la suite desquels on contraint tous les interpelés à s’inscrire sur de mystérieuses listes dont on prend soin de leur dissimuler la destination.


A l’Ouest, profitant du désarroi provoqué au sein des populations par les chiffres  scandaleux du dernier recensement de la population, les mandataires du RDPC les trompent en leur faisant croire qu’ils procèdent à un nouveau recensement général de la population. 
Dans le Nord-Ouest, c’est le chantage à l’emploi et au refus de l’établissement des nouvelles cartes d’identité qui est utilisé pour racoler tous les jeunes en âge de voter afin de bourrer des listes clandestines.
Sur un plan plus général, la stratégie d’affaiblissement du SDF continue de plus belle. Tantôt ce sont des démissions bidon qu’on fabrique pour inonder les medias, tantôt ce sont des rumeurs malveillantes qu’on fait circuler, à l’exemple de celle qui annonce la possibilité d’élections anticipées couplées (présidentielles, législatives et municipales).


L’objectif visé est de semer la panique dans les rangs du parti afin d’amener les militants à faire pression sur la hiérarchie pour quelle assouplisse sa position. Le RDPC prend ses rêves pour la réalité, car pour le SDF, il n y a aucun doute que le parti au pouvoir est résolument engagé dans la logique d’un nouveau coup d’Etat électoral. 
Le SDF ne peut par conséquent qu’affirmer ses positions de principe que tout le monde connaît déjà ;
-    Pas d’élections avec ELECAM dans sa configuration actuelle ;
-    Aucune collaboration avec ELECAM tant que les 11 conditions à lui posées ne sont pas  remplies ;
D’un autre coté, le SDF rappelle au RDPC  que la communauté internationale considère désormais les fraudes électorales comme un crime contre l’humanité, au même titre que  les crimes de guerre ou l’abus massif des droits de l’homme.


C’est ce que le Secrétaire Général de l’ONU a rappelé à M. Biya lors de sa dernière visite au Cameroun.
Le Procureur Général de Cour Pénale Internationale, Luis Moreno O Campo est plus explicite lorsque lors d’une réunion de cette instance  le mois de mai dernier à Kampala en Ouganda il affirme, en de termes sans équivoque, que la communauté internationale n’attendra plus que les hommes politiques provoquent des tueries en fraudant aux élections ou en manipulant les constitutions pour rester au pouvoir, pour les juger. Elle est désormais décédée à faire de la prévention en les jugeant pour fraudes électorales et manipulation des constitutions qui constituent désormais des crimes contre l’humanité.
On ne peut pas être plus clair et en plus de la résistance populaire, le régime Biya sait par conséquent ce qui l’attend s’il persévère dans sa dérive frauduleuse.

Hon. E. FOPOUSSI FOTSO

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