01/12/2010 20:15:14
Amadou Ali fait arręter l'homme d'affaires Yves-Michel Fotso...
Le 08 novembre 2010, le commissaire spécial de l’aéroport international de Douala avait déjà séquestré, à nouveau, son passeport sans explication.
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Un dispositif armé impressionnant des forces de l’ordre a, de nouveau, assiégé la résidence de l’ancien administrateur directeur général de la défunte compagnie aérienne publique Camair au quartier Bali à Douala en mi-journée aujourd’hui. Interpellé, l’homme d’affaires a, ensuite, été conduit manu militari à Yaoundé ou il était censé déférer à une énième audition à la sous-direction des enquêtes économiques et financières de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ).

Des indications font état d’une perspective de détention provisoire immédiate à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui après l’audition et l’étape du parquet d’instance.

Après avoir fait l’objet d’une dizaine d’entrevues de plusieurs heures chacune à la DPJ sur de multiples accusations (Affaires Bombardier, The Albatros, APM, GIA, BBjetII, Camair, CBC, etc), le fils du milliardaire proche du président Paul Biya, Victor Fotso, connaîtra peut-être finalement l’incarcération tant souhaitée par d’innombrables contempteurs du sérail.

Selon des sources à la chancellerie, l’arrestation spectaculaire d’aujourd’hui a été instruite directement par le vice-premier ministre, ministre de la justice, garde des sceaux, Amadou Ali, à qui il a adressé récemment une correspondance dénonçant la cabale médiatique et judiciaire dont il est victime depuis l’année dernière.

« Depuis mon passage à la direction de la défunte compagnie aérienne nationale Cameroon Airline (Camair) -  de juin 2000 à novembre 2003 -, écrivait-il, je fais l’objet d’un virulente campagne médiatique sur fond de désinformation jamais égalée dans notre pays. Ceux qui en sont les auteurs tendent à imprimer dans l’opinion l’idée selon laquelle je serai le responsable de la cessation d’activités de cette société. De plus, tout est fait comme si la Camair a été créée le 20 juin 2000 à ma nomination et liquidée le 03 novembre 2003 à mon départ ».

L’ineffable destinataire de la correspondance – qui, il faut le dire, relance l’opération Main Propre pour faire diversion sur l’affaire des biens mal acquis du président Paul Biya à Paris -, ne décolèrerait pas depuis sa publication dans la presse.

De fait, Yves-Michel Fotso qui a « tout perdu depuis le début de ces affaires » (sic), s’est déjà vu séquestrer, de nouveau, son passeport le 08 novembre 2010 par le commissaire spécial de l’aéroport international de Douala, sans explication, ni attestation de confiscation. L’homme d’affaires a fait l’objet de confiscation de passeport deux fois de suite.

JMS

Jean-Marc Soboth

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