20/12/2010 14:37:27
Palais: vent de panique dans le clan Laurent Esso?
Une certaine agitation règne depuis quelque temps dans la galaxie alimentaire du secrétaire général de la présidence de la République généralement réputé pour sa discrétion.
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Revenu précipitamment d’un séjour médical parisien dans la soirée du samedi 04 décembre 2010 à bord d’un vol régulier d’Air France, Laurent Esso retrouve un Palais plutôt soupçonneux. À un moment, l’on y avait été contaminé par la rumeur de la mort du félin. À un point ou, affirme-t-on, son cabinet fut voué aux scellés de la Direction de la sécurité présidentielle. Il ne s’en serait pas remis.

De fait, le sphinx du système Biya reste strictement convalescent. De source médicale à Yaoundé, un examen à l’Imagerie médicale (Irm) d’avant-évacuation avait révélé une compression de sa moelle épinière induisant, entre autres effets, une paralysie partielle de membres inférieurs. Cette compression provoquant contraction de l’épine dorsale aurait fait l’objet d’intervention chirurgicale. D’autant qu’il s’agirait d’un dysfonctionnement potentiellement invalidant.

Une autre source a également évoqué un souci au cœur survenu le 24 novembre. Il n’empêche. Le clan Esso vit une autre psychose. Elle a pour nom : Christian Penda Ekoka, 58 ans, ingénieur diplômé de l’École polytechnique de Montréal et de l’Université Mc Gill de la même ville québécoise. Et pour cause.

L’ancien directeur des études et des projets de la Société Nationale des Investissements (SNI) et ancien administrateur délégué de l’hôtel Hilton de Yaoundé a été aperçu ces temps-ci au Palais en compagnie du double directeur du cabinet civil, Martin Belinga Eboutou, l’un faiseur de rois de la gérontocratie Biya. L’économiste a, du reste, été vu devisant avec l’adjoint de Belinga Eboutou, l’ancien journaliste Joseph Lé…

Remplacement au Palais

Fragilisé par la maladie et par l’affaire… Bibi Ngota – nonobstant de massives libéralités à la famille pendant les obsèques -, Laurent Esso et son clan alimentaire ont perdu le sommeil. « Martin Belinga Eboutou mijote-t-il un remplacement à la tête du secrétariat général de la présidence de la République? », en ricane un habitué du Palais.

On ne sait jamais! Connu par tous comme un Duala de Deïdo ou ses parents ont vécu, Laurent Esso serait en réalité Malimba de la Sanaga-Maritime comme le patron du cabinet Business Development Services (BDS), Penda Ekoka – l’un des rares héritiers spirituels du plus grand économiste camerounais de tous les temps, Joseph Tchundjang Pouemi.

Cette donnée ethnique expliquerait l’anxiété du clan.

C’est que, Penda Ekoka suppléerait sur le tard un certain Séraphin Fouda en qualité de marabout économique du Palais sous le mentoring de Belinga Eboutou. Séraphin Fouda « qui n’approche pas ce vétéran à la cheville en terme de compétence » (sic) a, en effet, été propulsé au poste de secrétaire général adjoint de la présidence récemment. Il fallait peut-être subvenir à ce vide.

Mais le clan alimentaire du sphinx – qui a créé de toutes pièces la rumeur du décès de leur mentor pour se sucrer des subséquents dividendes - est vite allé en besogne. « Laurent Esso s’affaiblit du fait de son mal potentiellement invalidant, mais c’est mal connaître Paul Biya en le croyant capable de remplacer un fidèle par un esprit indépendant de la trempe de Penda Ekoka », affirme un habitué du Palais. De plus, nul ne se fait d’illusion à Yaoundé sur le rôle de Penda Ekoka « face à une économie nationale à vau-l’eau, minée par le FMI Banque Mondiale et qui demeure le cadet des soucis d’un chef de l’Etat dont l’unique projet politique est le pouvoir viager. 

Jean-Marc Soboth

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