04/07/2009 14:55:39
UA : Syrte rature le trait d'union des Etats-Unis d'Afrique
Les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) ont tenu leur 13e sommet, du 1er au 3 juillet dernier à Syrte, en Libye, placé sous le sceau d'un appel ferme aux pays membres à «Investir dans l’Agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire». Face à l'insécurité alimentaire croissante et à la crise économique, les chefs d'Etat du continent se sont notamment attelés à trouver un compromis pour créer une Autorité commune chargée de coordonner les politiques de défense et les relations internationales.
Gaboneco
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Présidée par le président libyen Mouammar Kadha, la cérémonie d’ouverture du sommet a sans contours abordé les points cruciaux de ce conclave tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, le changement climatique, la paix et la sécurité en Afrique, les changements anticonstitutionnels de gouvernement et le respect du principe de compétence universelle.

Au bout de quatre heures de discussions, les chefs de délégations ont validé le document instituant la nouvelle autorité qui accorde davantage de compétences que la commission.

Pendant la semaine de travaux préparatoires, la Libye a réclamé au sein de cette Autorité la création d'un secrétariat à la Défense et d'un secrétariat aux Affaires étrangères, mais pour le Nigeria, l'Afrique du Sud et l'Ethiopie, cela revient à porter atteinte à leur souveraineté nationale. Un compromis a finalement pu être trouvé.

Dans la nouvelle Autorité, un secrétaire s'occupera entre autres de la défense commune, c'est-à-dire des opérations multinationales, un autre aura en charge la politique étrangère du continent, c'est-à-dire par exemple, la défense des intérêts de l'Afrique dans les négociations internationales sur le commerce ou le climat.

Le chef de l'Etat libyen a sans faiblir rappelé ses homologues au devoir d'union continentale, en demandant notamment l'accélération de l’intégration en Afrique afin de renforcer l’unité des Etats membres de l’Union africaine, pour qu’ils parlent d’une seule voix sur la scène internationale et continentale et qu’ils adoptent des positions communes sur des questions cruciales ayant un impact sur le développement du continent.

La secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Asha-Rose Migiro a rappelé que les sommets devraient servir à mobiliser l’action en faveur de la protection des pauvres et des couches vulnérables dans la mesure où «la moitié des Africains vivent dans l’extrême pauvreté», soulignant que l’agriculture a toujours été la pierre angulaire du développement de toute région.

A cet effet, elle a encouragé l'investissement dans l’agriculture pour créer des emplois, et l'appui à la croissance économique ainsi que la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

«Épauler les femmes exploitants agricoles devrait faire partie d’un engagement plus large pour s’assurer que les femmes jouent un rôle important dans les secteurs économique, politique et social», a-t-elle poursuivi.

La secrétaire générale adjoint de l'ONU a enfin appelé les dirigeants africains à adopter une position commune sur le changement climatique lors du Sommet de Copenhague qui aura lieu en décembre 2009.

Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue des Etats arabes (LEA) a pour sa part indiqué que le thème du Sommet arrive à point nommé car révélateur des besoins réels des populations. Il a réitéré l’engagement de la LEA à soutenir les initiatives africaines en matière de négociations commerciales et dans les projets dans le domaine de l’agriculture.

Il a évoqué la menace que constituent les conflits qui sévissent dans plusieurs pays africains, rappelant que l'Afrique et le monde arabe doit travailler main dans la main dans le cadre de la coopération Afro-arabe pour combattre la récurrence des conflits et pour assurer un environnement paisible aux populations.

Invité d'honneur des assises, Luis Inacio Lula, le président brésilien, a indiqué dans son allocution, que seuls les Africains pouvaient résoudre leurs propres problèmes. Il a souligné les liens culturels comme la langue, la musique ou encore la religion qui unissent le Brésil et l’Afrique d’où la nécessité de renforcer la coopération dans le but de faire face à la crise économique mondiale et aux autres défis actuels.

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