30/12/2010 15:58:39
Côte d'Ivoire : Vergès et Dumas viennent soutenir Gbagbo
Arrivés jeudi en Côte d'Ivoire pour soutenir et conseiller Laurent Gbagbo, dont la presque totalité de la communauté internationale demande le départ, l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Roland Dumas et Jacques Vergès - tous deux avocats - ont dénoncé l'ingérence française et internationale.
Le Parisien
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«Qu'est-ce qui autorise le gouvernement français à intervenir dans une querelle électorale en Côte d'Ivoire ? Le temps de la colonisation et des juges de paix à compétence étendue est terminé», a lancé sur iTélé Jacques Vergès, 85 ans. «J'ai quelques indications pour pouvoir dire que tout le monde n'est pas d'accord dans la communauté internationale. Elle se résume à quelques personnalités qui se mêlent de tout et dont on va examiner le cas», a pour sa part estimé Roland Dumas, 88 ans.

L'hypothèse d'une intervention militaire écartée

Des déclarations qui tranchent avec l'unanimité en faveur d'Alassane Ouattara, affichée par les Nations unies, l'Union africaine, l'Union européenne et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Toutes ces organisations ont appelé Laurent Gbagbo à céder sa place à son rival, dont elles ont reconnu la victoire à l'élection présidentielle du 28 novembre dernier. Une élection nulle et non avenue pour le président sortant, que le conseil constitutionnel ivoirien a déclaré vainqueur.

Les pressions diplomatiques se multiplient sur le camp Gbagbo. L'Union Européenne a annoncé qu'elle ne reconnaitrait que les ambassadeurs nommés par Ouattara tandis qu'une délégation de chefs d'Etat africains s'est rendue mardi à Abidjan pour tenter de persuader le sortant de céder son siège, sans résultat. Mandatés par la Cédéao, ils doivent revenir la semaine prochaine. Un temps évoquée,combattue par des intellectuels, l'hypothèse d'une intervention militaire des Etats de l'Afrique de l'ouest a été écartée.

Vive tension à Abidjan

Sur place la tension reste vive. Les violences post-électorales ont déjà fait au moins 173 morts, essentiellement des partisans d'Alassane Ouattara, notamment lors de manifestations, selon les Nations unies dont un convoi de casques bleus a été attaqué mardi. Le pays parait au bord de l'embrasement et la guerre civile menace alors que les partisans de Laurent Gbagbo ont menacé de prendre d'assaut le Golf Hôtel où est établi le quartier général du président reconnu par la communauté internationale. Une action qui pourrait être considérée comme une déclaration de guerre par l'ONU, dont les casques bleus défendent l'édifice.

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