04/07/2009 15:00:16
Pipeline Tchad-Cameroun: fin de mission pour l'organe indépendant de suivi
YAOUNDÉ - Le Groupe international consultatif (GIC), un organe indépendant créé pour le suivi environnemental et social du projet du pipeline Tchad-Cameroun, a fini sa mission, suscitant l'inquiétude des organisations non gouvernementales, selon des sources concordantes vendredi.
AFP
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Construit entre 2000 et 2003, cet oléoduc de 1.070 km relie les champs pétrolifères de Doba, dans le sud-ouest du Tchad, au terminal maritime camerounais de Kribi (sud-ouest).

Il était convenu "avec les différentes parties impliquées dans le projet que notre mandat s'arrêterait en juin 2009", soit six ans après la mise en service du pipeline, a expliqué à l'AFP Mamadou Lamine Loum, président du GIC qui a publié jeudi à Yaoundé son rapport bilan.

Ce groupe consultatif a été créé en 2001 par la Banque mondiale, en réponse notamment à une demande des ONG, avec pour mission de conseiller les gouvernements camerounais, tchadien et la Banque elle-même sur l'utilisation des revenus générés par le pipeline.

Le GIC devait également veiller à la réparation des dommages causés à l'environnement par l'ouvrage et au respect des droits des populations.

Sans le GIC, "il va se poser un problème de carence d'informations car il était le seul organe indépendant qui permettait de savoir ce qui se passait réellement sur le terrain. Ses rapports étaient crédibles", a déploré Valéry Nodem, responsable du Réseau de lutte contre la faim (Relufa), regroupant plusieurs ONG camerounaises.

"Nous risquons d'assister à une baisse d'attention sur le projet car le GIC avait la capacité de porter les préoccupations des populations et des ONG en haut lieu", a-t-il ajouté.

Dans son rapport bilan, le GIC appelle notamment la Banque mondiale à veiller au respect du Programme de gestion de l'environnement (PGE) adopté pour faire face aux impacts environnementaux et sociaux du projet.

En septembre 2008, cette institution s'était retirée du projet au Tchad pour protester contre la violation par N'Djamena des accords prévoyant notamment l'octroi d'une partie des revenus pétroliers "aux générations futures".

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