13/01/2011 23:06:33
Mission d'Alassane Ouattara en Angola pour négocier sa reconnaissance: Luanda dit ne reconnaître que le Président Gbagbo
Sentant la courbe de ses soutiens internationaux descendre, Alassane Dramane Ouattara va quémander celui de l'Angola. Mais Luanda a renvoyé ses émissaires après leur avoir signifié qu'il ne reconnaît comme Président de Côte d'Ivoire que Laurent Gbagbo.
Le Temps
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Sentant la courbe de ses soutiens internationaux descendre, Alassane Dramane Ouattara va quémander celui de l'Angola. Mais Luanda a renvoyé ses émissaires après leur avoir signifié qu'il ne reconnaît comme Président de Côte d'Ivoire que Laurent Gbagbo. Alassane Dramane Ouattara, candidat malheureux de la présidentielle du 28 novembre 2010, fait tout pour rallier des pays dignes de l'Afrique à sa cause illégale. Le mardi 11 janvier 2011, il a envoyé à Luanda, auprès du Président angolais José Eduardo Dos Santos, une mission de deux personnes. Il s'agit de l'ancien ministre des Affaires étrangères Jean-Marie Kacou Gervais et Hamed Bakayoko, ancien ministre des Ntic. Dans le gouvernement de la République du Golf, ces deux hommes d'Alassane sont respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur. Mais la mission en Angola a été un échec. Le Président Dos Santos ne les a pas reçus. Par politesse, il les a fait recevoir par le vice-Président Nado et le ministre des Affaires étrangères George Chikoti. L'objet de leur mission est la présentation de la situation en Côte d'Ivoire et la demande de reconnaissance de Alassane Dramane Ouattara par Luanda comme le Président élu, à la suite de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Mais la réponse des autorités angolaises a été tout nette : « le régime reconnu par l'Angola est celui du Président Laurent Gbagbo, Président élu et proclamé par le Conseil constitutionnel ».

Le Vice-Présdent Nado et le ministre George Chikoti ont alors invité les envoyés de la République du Golf à se référer à la déclaration du 24 décembre 2010. Dans cette déclaration, relativement à la résolution de la crise ivoirienne, le Gouvernement angolais avait clairement préconisé un règlement pacifique et négocié dans le cadre d'un dialogue constructif. Et lorsqu'il a été demandé aux émissaires d'Alassane ce qu'ils pensaient de cette option négociée, selon nos sources, ils ont posé leurs conditions déjà connues. A savoir que Laurent Gbagbo reconnaisse les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (Cei), qu'il reconnaisse également Alassane Ouattara comme Président élu et que le Président Laurent Gbagbo lui remette le pouvoir avant toute négociation. Naturellement, cette rébellion contre la Côte d'Ivoire ne peut être soutenue par l'Angola. C'est donc sur cet échec que Jean-Marie Kacou Gervais et Hamed Bakayoko ont quitté Luanda.

Germain Séhoué

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