20/01/2011 04:46:15
Disparition mystérieuse d'un nouveau-né
Les soupçons pèsent sur une parente qui est en garde à vue à la brigade territoriale de gendarmerie d'Akwa-Nord à Bonamoussadi.  Elle aurait vendu l'enfant à une femme stérile.
Le Messager
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C'est vraisemblablement une histoire "abracadabrantesque " pour emprunter à Jacques Chirac, qui défraie la chronique à Banguè, un quartier de Bonamoussadi. Précisément "Bangué église". Tout commence dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2010 lorsque Alice, dix-neuf ans, est en travail et transportée par sa tante, Janjo, dans une clinique de fortune au quartier Bépanda. Après la délivrance survenue à minuit, dans les règles de l'art, à en croire une source familiale, le nouveau-né de sexe masculin voit le jour. Alice, la jeune maman, n'a que quelques heures à contempler son  mioche. En matinée, Janjo sa tante, infirmière à ses heures, prend le gosse pour dit-elle, lui administrer un Bcg. Alice et tout le reste de la famille ne verront plus  leur fils et petit-fils.

A en croire Armelle, une proche de la famille, "Janjo dans un premier temps a fait comprendre à la famille que l'enfant souffrait d'une tumeur à la gorge et à la suite des soins qu'il n'a pas pu supporter, il en est décédé. Manu militari, elle aurait enterré l'enfant chez une cousine à NdogBong ". Lorsque la famille vérifie l'authenticité des déclarations de Janjo, elle découvre que cette version est fausse : il n'existe pas de traces de tombe dans la concession de "la cousine ". Arlette, étudiante tout aussi proche de la famille témoigne: "Après cette histoire qui a fait long feu, la tante d'Alice dira ensuite que la famille qui vit dans une extrême pauvreté ne saurait s'occuper d'un enfant. Elle aurait donc pris sur elle de mettre fin à la vie du bébé et de jeter la dépouille dans les eaux de la Dibamba par Japoma ". Si cette déclaration tient la route, voilà qui serait bien macabre comme idée ! Fait curieux, la famille dans sa majorité a essayé de  taire l'affaire. En lavant le linge sale en famille.

 Trafic d'enfants ?

Cependant, ce qui va mettre l'huile au feu, c'est une rumeur dont l'auteure serait... Janjo la tante d'Alice. De l'avis d'Armelle, l'une de nos sources, la tante incriminée se targuerait du fait que la famille ne pouvait rien lui faire parce que l'enfant disparu serait le fruit d'une relation incestueuse. "Alice aurait conçu de son oncle chez qui elle vivait avant son arrivée à Douala " argue-t-elle. Réalité ou vue de l'esprit ? Toujours est-il que Alice, doublement blessée dans son amour propre et par la perte "mystérieuse " de son enfant, va alors saisir mardi 18 janvier 2011, la brigade territoriale de gendarmerie d'Akwa-Nord pour que "justice soit faite ".

Ici, motus et bouche cousue, si ce n'est qu'un laconique "l'enquête poursuit son cours ". Mais à Banguè, les supputations vont bon train. La version qui a pignon sur rue est la thèse selon laquelle la "tante d'Alice aurait vendu l'enfant à une femme stérile ". Serait-on en présence d'un réseau de trafic d'enfants ? Difficile à dire.  Enigmatique soit-elle comme histoire, la certitude est la disparition pour le moins curieux du bébé d'Alice. Le reste appartient aux officiers de police judiciaire chargés d'élucider cette macabre affaire.

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