24/01/2011 03:49:04
Bamiléké et Balong s'affrontent Mbanga
Un document  qui appelle les Bamiléké à « se lever » et à s'engager pour défendre farouchement leurs terres « même s'il y aura bain de sang ». L'appel à mobilisation en circulation interpelle également toutes les forces vives de l'Ouest dans le Moungo à « se joindre aux Bamilékés de Mbanga » car, poursuit le même document, la situation pourrait s'étendre à « Souza, Njombé, Penja, Loum, Manjo, Nlowé, Kola, Mélong, Nkongsamba etc.»
Le Messager
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Après une décision de la Cour suprême ordonnant l'expulsion de certains planteurs, un tract appelle à l'opposition des Bamiléké du Moungo ainsi que les maires et députés de l'Ouest « à faire entendre la voix et les revendications des Bamilékés du Moungo. »

La situation est préoccupante et a requis l'intervention des services de renseignements spéciaux de la région du Littoral. C'est ainsi que de nombreuses personnes sont entendues dans le cadre de la tension qui règne entre la communauté autochtone de la ville de Mbanga et les Bamiléké installés dans cette région du pays. Entre autres, le chef supérieur de la communauté balong, le chef Mombo et des réserves querellées  ainsi que le chef Binam (regroupement des associations de l'Ouest) de Mbanga ainsi que de nombreux ressortissants de cette région.

Les auditions menées depuis la semaine dernière sont motivées par la distribution dans la ville de Mbanga, les régions du Moungo et de l'Ouest ainsi que dans la ville de Douala d'un « appel à la mobilisation ». Un document sans signature qui appelle les Bamiléké à « se lever » et à s'engager pour défendre farouchement leurs terres « même s'il y aura bain de sang ». L'appel à mobilisation en circulation interpelle également toutes les forces vives de l'Ouest dans le Moungo à « se joindre aux Bamilékés de Mbanga » car, poursuit le même document, la situation pourrait s'étendre à « Souza, Njombé, Penja, Loum, Manjo, Nlowé, Kola, Mélong, Nkongsamba etc.»

 
Déclaration de genre

A en croire ledit tract, « nous Bamiléké sommes expulsés sur les terres que nos parents occupent depuis 50 ans. » selon la même source, « ces expulsions sans raison ni fondements constituent une déclaration de guerre aux Bamilékés. » Une guerre qui à en croire la correspondance en circulation serait sous la responsabilité « du chef supérieur balong, Eyambè de Mbellé, Mooh Emile le sous-préfet, Amougou le Cocom, Omam le procureur, Mpacko », au final, le document attribue la responsabilité à tous les côtiers qui « en porteront la responsabilité ».

Sur le terrain, les réactions sont mitigées. Si quelques individus semblent revendiquer la paternité de ce document, les responsables des associations de l'Ouest à Mbanga l'ignorent. Chef de la communauté des ressortissants du Ndé à Mbanga, François Tchana affirme que « le problème c'est que les autochtones veulent s'accaparer  des richesses des Bamiléké. » La même source brandit comme preuve, la destruction  de certaines plantations engagées depuis près d'un mois par les autorités traditionnelles de la ville. Toutefois, le septuagénaire s'oppose à la  marche de protestation prévue par les ressortissants Bamilékés dans la ville de Mbanga. Parce que, soutient-il, « elle peut avoir des effets collatéraux sur des ressortissants qui n'ont pas de terrains ou de plantations. » Aussi l'homme croit savoir que cette situation pourrait « donner l'opportunité à certaines autorités de dire que les Bamiléké veulent faire la guerre. »

Si cette position est partagée par Siméon Hodjo qui laisse entendre que  certains responsables de la communauté balong « sont allés faire des tracts pour  dire que les Bamiléké veulent détruire la ville », certains planteurs semblent décider à implémenter « l'appel à mobilisation ». Réunis au sein d'un regroupement informel, les planteurs déguerpis ainsi que ceux menacés d'expulsion entendent organiser une marche de protestation dans la ville de Mbanga ainsi que des actions d'opposition aux déguerpissements « quoiqu'il arrive ».

La situation vécu dans la ville de Mbanga a récemment conduit à un sit-in au domicile du chef de village Yokè. « Ils sont venus m'insulter et me promettre des représailles ». Sa Majesté Moukètè Ngoh Magellan,  chef supérieur balong, considéré par les planteurs comme l'un des principaux responsables des destructions de plantations dans la ville de Mbanga, argue que « les mesures prises dans ces espaces ne concernent pas seulement les ressortissants de la région de l'Ouest. L'action menée dans cet espace foncier s'applique autant aux Balong, aux Bassa, aux Bayanguè et toutes les autres tribus illégalement installées depuis des années dans cet espace. »
Selon cette source, « il s'agit d'appliquer une décision de justice ».

Un procès engagé contre le vendeur « Sandjo Roger »

Les planteurs déguerpis entendent dénoncer l'attitude de l'homme à l'origine des titres de cession signés à certains occupants de l'espace à polémique.

«Nous allons porter plainte contre Sandjo Roger». La décision annoncée par le chef du regroupement de la communauté bamiléké vivant dans la ville de Mbanga se fonde sur le refus de cet entrepreneur de délivrer des titres de propriété complet aux personnes ayant acquis auprès de lui des espaces fonciers et des lotissements. «Après avoir vendu des terrains à nos pères et même à quelques-uns de nous, monsieur Sandjo use de subterfuges pour nous signer des morcellement» ; Un document dont l'absence, à en croire François Ndélé empêche de nombreuses personnes de prétendre ou d'obtenir un titre foncier.

Pourtant, selon le certificat de propriété présenté  par Roger Sandjo à ses clients et signé par la délégation départementale des Domaines et des Affaires foncières du Moungo, il est reconnu «que l'immeuble rural situé à Mbanga au lieu dit (Km 68,600) Nkwanssi, d'une superficie de 141 ha 46a, immatriculé au livre foncier du département du Moungo le 03 décembre 1942 sous le numéro 89 au volume 1 et folio 89.» est une propriété du nommé Sandjo Roger, commerçant demeurant à Mbanga. Une propriété, souligne le même acte «acquis par achat de la «compagnie des bananes» suivant actes N° 1.347 reçu à Douala le 18 novembre 1963 par maître Guillaume Mboka Mpondo, alors notaire.»

Quoique considéré, comme le souligne un agriculteur, comme des « occupants de bonne foi », les planteurs de Mbanga saisissent les instances judiciaires pour mettre en relief « les difficultés d'exécution » à l'ordonnance n° 073 du 05 mars 2010. Comme nombres de ses congénères, Hodjo Simé souligne que la décision prise pour l'espace correspondant au titre foncier N° 10616/Mgo « contre toute attente et fort curieusement, le titre foncier suscité au moment de l'exécution correspond exactement au titre foncier N° 89/Mgo sis à Kwanssi ». Loin de l'espace N°10616 situé dans la zone de Yoké.

Une application qui, à en croire des sources proche du collectif des planteurs expulsés ou menacés d'expulsion laisse croire que la démarche « a été entreprise hâtivement sans la détermination exacte de la situation et de la délimitation concrète et préalable du terrain rural litigieux » dans les faits, laisse entendre que « le titre foncier et la décision dont se prévalent la communauté yoké à Kwanssi se déguise et se prolonge aux lotissements environnants ».

Un argument que les planteurs appuient par l'existence du bordereau analytique délivré par le service provincial des Domaines, à travers son bureau de Nkongsamba. Le titre foncier n° 10616 délivré le 23 septembre 2005 précise que cet acte s'applique à « une parcelle de terrain rural situé à Mbanga, au lieu dit Yoké » et estimée à 150 ha 36a 94ca est limité «  au nord par le titre foncier N° 89/Mgo ; à l'est par le chemin de fer ; au sud par le titre foncier n° 10347/Mgo et le chemin de faire et à l'ouest par les TF N° s 106 et 145 du Moungo. » En sus le document contenu dans le livre foncier du département du Moungo précise que, « messieurs Moukété et consorts ont déclaré que ledit immeuble appartient à la communauté yoké pour lui avoir été  rétrocédé suivant arrêté n° 265 pris à Douala en date du 5 juin 1957 par monsieur le gouverneur des colonies, commissaire de la République française au Cameroun, et qu'à leur connaissance, ledit immeuble n'est grevé d'aucuns droits réels, actuel ou éventuels. »


" Ce déguerpissement ne concerne pas seulement les Bamiléké "

Chef Mombo et chargé des affaires foncières de la chefferie supérieure Balong, il s'explique sur les accusations qui sont portées contre lui.

Vous êtes accusé par la communauté Bamiléké de Mbanga de vouloir vous approprier leurs terrains. Qu'en est-il ?

C'est une accusation très grave. Il faut que les gens apprennent à respecter les lois de ce pays. Tant qu'on ne le fera pas, nous connaîtrons ce type d'amalgame. Des choses qui peuvent conduire à des situations dramatiques. Pour rien. Je vous dis que la communauté Yoké est propriétaire d'un terrain de 150 hectares . Un terrain reconnu par le titre foncier 10616. Il faut également préciser que les Bamilékés ne sont pas les seuls concernés par l'opération de déguerpissement sur ce terrain. C'est un espace où vous trouverez le Balong eux-mêmes, les Diboum, les ressortissants de la région du Centre ainsi que de nombreuses autres tribus. C'est vous dire qu'il n'ya pas un problème Balong-Bamiléké. C'est en application d'un arrêt de la Cour suprême qu'il a été décidé que tous ceux qui occupent illégalement ce terrain le libèrent. Une mesure qui concerne tous les occupants.
 
On vous tient également responsable de la destruction de certaines plantations ?

Je vous l'ai dis, c'est en application de la décision de la Cour suprême que les actions sont menées sur le terrain. La communauté Yoké se réapproprie juste un terrain qui lui appartient et qui jouit d'un titre foncier. Il faut noter que tous ceux qu'on détruit aujourd'hui ne peuvent présenter un document authentique. Personne de tous ceux-là qui se plaignent n'a un titre de propriété. Dès lors vous comprenez que je suis très surpris qu'on m'accuse de détruire les plantations des gens. Il faut le rappeler, on ne détruit pas seulement les plantations des Bamilékés, c'est tous ceux qui sont illégalement installés qui sont chassés de ces terrains.

Dans ces conditions, l'on voudrait savoir s'il est des prérogatives de la communauté de procéder aux destructions quoiqu'il y ait une décision de la Cour suprême ?

La communauté Yoké a proposé un arrangement à l'amiable à tous ceux qui étaient concernés par ces délocalisations. Nous leur avons fait cette proposition dès le moment où la Cour suprême a pris sa décision. Nous leur avons dit, " nous avons un titre foncier. Vous n'avez pas de titre de propriété, nous vous proposons de devenir des locataires. " Nous leur avons demandé de reverser 100 mille Francs par an à la communauté et tous ont refusé. Ils ont opté pour la cour d'appel qui nous a donné raison une fois de plus. Même nos multiples invitations à travers les autorités administratives de la ville ont été déclinées par nos voisins.
 
Cette situation est à l'origine d'une crise dans la ville de Mbanga et la région du Moungo en général. Quelles propositions la communauté Balong fait pour que la paix et la sérénité soient préservées dans la ville de Mbanga ?

Je crois que nous avons répondu à cette question. Nos frères d'en face refusent toutes les négociations. Ils disent qu'ils sont propriétaires de ces terres et qu'ils entendent se maintenir par tous les moyens même s'il faut en arriver à une effusion de sang. Ce qui est déjà arrivé à Mbanga. Nous sommes un peuple pacifique et hospitalier. Nous savons recevoir chez nous, c'est pour cette raison que certains ont tendance à nous piétiner. Mais il faut que cela s'arrête. Et cet état des choses trouvera une fin dans l'application de la loi. Aujourd'hui, je ne sais pas ce qu'on peut se dire. Nous sommes d'ailleurs arrivés à des situations où des gens sont venus m'agresser chez moi et m'ont insulté devant mes enfants. Il y a deux semaines, je les ai appelés en négociation pour les espaces qui n'étaient pas encore déblayés. Ils ont refusé. Je suis propriétaire de ces terrains et je ne peux pas aller me mettre à genou devant eux.

Certains ressortissants de la communauté Bamiléké sont détenteurs de titres, de propriété. Et, ils estiment que malgré la présentation de ces titres, ils sont expulsés de leurs terres. Comment gérez-vous leurs cas ?

Je suis archiviste de formation et je sais de quoi je parle. Je me réfère aux documents et je puis vous dire que tous ceux qui sont installés sur ces 150 hectares n'ont pas de titre de propriété. Par contre dans le voisinage, il y a des gens qui ont des titres fonciers et qui n'ont pas été touchés. Autres précisions d'ailleurs, les titres fonciers des zones est et ouest autour de cet espace sont aussi la propriété de la communauté Yoké. Nous avons ainsi plus de mille hectares de terrain déjà titré.

Majesté, nous restons sur notre faim. Pourquoi cette occupation qui date de plusieurs décennies n'a pas connue contestation à cette époque ?

C'est en 1885 que les terres Balong, très fertiles ont été sollicitées par les exploitants européens. Les Allemands en particulier. Quand ils arrivaient nos parents travaillaient déjà sur ces terres. Après le départ des Allemands, les Français sont arrivés et ont négocié un bail avec la communauté Balong. Un bail de 1600 hectares signé avec la communauté Yoké. Ils payaient, à l'époque 1800 Francs par an. Pour être précis, il s'agit de la compagnie de tabac du Cameroun (Ctc). Nos parents ont commencé à contester ce bail lorsqu'ils ont constaté que leur cacao était détruit. C'est ainsi que commence les problèmes avec la Ctc. Le terrain à été libéré par la Ctc et les Français ont commencé à morceler ce terrain en concessions provisoires à d'autres expatriés qui exploitaient la banane. Des concessions faites contre les conventions avec nos parents. Après une autre demande de la communauté Yoké 350 hectares de terrain sont à nouveau rétrocédés à la communauté Yoké, par arrêté N°322 du 17 mars 1934. Ayant trouvé cette mesure insuffisante, une pétition a été adressée au Haut commissaire de la République française. Après enquête, le Haut commissaire a décidé de rétrocéder ces terres aux familles qui les occupaient.

Plus précisément, est-ce que ces terres ont été rétrocédées juridiquement et officiellement à la communauté Balong ?

Cette opération a été annulée par la forte rébellion qui s'est installée à Mbanga et dans le Moungo. C'est depuis cette époque que ces terres ont commencé à être occupées par la violence de certains compatriotes. Des villages entiers ont été incendiés tandis qu'on égorgeait des hommes et leur famille. Il y eu des fuites y compris des colons ce qui a  permis aux personnes qui posaient ces actes de s'installer. Malheureusement pour eux les colons, avaient des titres de propriété qui sécurisaient le domaine Balong. C'est ainsi que nous avons obtenu nos actes de rétrocessions, ce qui nous permet aujourd'hui d'avoir gain de cause devant les juridictions. Toutefois, nous n'avons pas en projet de chasser qui que ce soit de Mbanga.

François Ndelé " Personne n'occupe les terres illégalement "

Président du Binam (regroupement des associations de l'Ouest) de la ville de Mbanga, il répond et donne la version des faits des déguerpis.

La communauté Balong vous accuse d'avoir illégalement occupé des terres appartenant à la communauté Yoké. Qu'en est-il exactement ?

Nous avons obtenu nos terres de Sandjo Roger. Lui-même a obtenu ses terres à partir d'un arrêt du 18 décembre 1963 à partir d'un acte notarié signé de Guillaume Mboka Tongo Mpondo, notaire à Douala à l'époque des faits. Ces terres ont été revendues à nos parents à partir de 1965. Lorsque Sandjo vivait, il n'y avait pas de problème. Son fils aussi a revendu des parcelles après la mort de son père. Nous sommes attaqués par la communauté à cause d'un malentendu dû à leur titre foncier. Nous occupons le titre foncier n°89 de Sandjo tandis qu'ils ont un titre foncier n° 10616 qui se situe à Yoké alors que nous occupons l'espace de Kwanssi.

Nous vous interrogeons pour votre double casquette de Président du Binam à Mbanga mais aussi en votre qualité d'entrepreneur agricole. La communauté Balong vous accuse également d'être à l'initiative d'un certains nombres d'agitations dans la ville de Mbanga...

Ce sont eux qui s'agitent parce qu'ils savent que la vérité va bientôt triompher. Nous sommes dans la logique de donner la vérité à l'opinion nationale par voie de médias mais aussi de nous référer aux tribunaux. Et, nous sommes convaincus qu'avec les documents que nous possédons, nous n'allons pas perdre. Sauf si le fils Sandjo rétrocède ces terres à la communauté Balong.

Vous nous permettez là d'évoquer le rôle du nommé Sandjo fils dans cette crise mais aussi l'appréciation que vous faites des affirmations selon lesquelles vous avez été déboutés par les différents tribunaux ?

Je veux juste préciser que le titre foncier n° 89 que nous utilisons à été délivré en 1942, c'est le même qui a été rétrocédé à Sandjo en 1963 par le biais d'une vente notariale. Vous constaterez que le titre foncier 10616 date de 2005. Et, il se trouve que les espaces définis dans les différents titres ne permettent pas qu'on se retrouve dans ce type d'amalgame. Il apparait clairement que le titre foncier 89 se situe à Kwanssi tandis que le 10616 concernent la zone de Yoké.

Vous nous dites que les deux zones ne sont pas concernées par la décision de la Cour suprême ?

Ce qu'il faut remarquer, c'est que la décision qui concerne l'espace foncier 10616 est curieusement, aussi, appliquée dans la délimitation du titre foncier 89. C'est en 2005 que le sous-préfet nous laisse entendre que le titre foncier 89 est inclus dans le 10616. Or, il est précisé dans leur titre foncier de 2005 qu'il s'agit d'une transformation.

La situation vécue à Mbanga est à l'origine d'une tension assez perceptible. Quelle est la proposition que la communauté Bamiléké de Mbanga et le Binam propose pour que cette crise soit gérée ?

En tant que président du Binam, j'ai pris toutes les mesures pour que la paix soit préservée. Mais aussi, nous restons attachés aux valeurs de vérité. Il n'est pas de raison que nous ne soyons pas gagnants dans cette affaire. Nous avons des documents que le feu Sandjo a délivrés à chacun de nous. Ces documents font de nous les occupants de ces terres. Je vous précise qu'il n y a personne qui occupe ces terres illégalement. Tout le monde a un contrat de vente délivré en bonne et due forme par monsieur Sandjo. Et même par son fils Nya Pascal.

La communauté Balong affirme que les titres de propriété dont vous parlez sont sans aucune valeur...

Vous constatez comme je le disais tantôt que nous nous réclamons du titre foncier n° 89 alors que ceux qui font ces affirmations sont du ressort du titre 10616. Il y a une nuance. A moins que par extraordinaire, le titre foncier 89 ai été transformé, au détriment de la loi, et reversé au titre 10616. Rappelons quand même que les deux espaces sont situés aux antipodes l'un de l'autre.

Il se dit que vous avez traîné monsieur Sandjo au tribunal. Qu'est ce qui motive cette procédure ?

Nous sommes au tribunal avec le sus-cité pour contraindre monsieur Sandjo à procéder à notre délimitation cadastrale. La prochaine audience aura lieu le 07 février prochain. Nous avons demandé un arrêt des travaux de déblayage au tribunal de première instance de Mbanga et une descente cadastrale pour mieux délimiter les espaces correspondants aux deux titres fonciers.
 
Vous êtes également indexés dans l'existence des tracts qui sont distribués tant à Mbanga et dans le Moungo que dans d'autres villes du Cameroun. Vous êtes partisan de la guerre ?

Nous pouvons vous rassurer qu'il n'y aura rien de ce genre à Mbanga. Autant nous précisons qu'il s'agit des manœuvres de certains responsables de la communauté Yoké pour créer le trouble et distraire l'opinion qui ne veut que la vérité dans cette affaire. Il n'y aura ni feu ni sang à Mbanga. Toutes les dispositions sont prises pour que cela n'arrive pas. Nous comptons sur les médias pour passer le message de la paix et la justice pour lire le droit. Nous en appelons aussi au chef de l'Etat pour le règlement de cette question. Nous croyons que la plus haute autorité de l'Etat n'acceptera pas qu'après quarante, cinquante ans de vie et d'investissements, que des citoyens d'un même pays soient ainsi chassés.

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