25/01/2011 22:28:36
Côte d'Ivoire: La CEDEAO va envoyer une délégation aux Etats-Unis et à l'ONU
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) va dépêcher une délégation aux Etats-Unis et aux Nations unies pour tenter d’obtenir leur soutien pour l’usage de la force pour déloger le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, a appris la PANA à Lagos de sources dignes de foi. La délégation, qui devait s’envoler ce mardi, est composée du président de la Sierra Leone, Ernest Koroma, du ministre des Affaires étrangères du Nigeria et président du Conseil des ministres de la CEDEAO et du président de la Commission de la CEDEAO, Victor Gbeho.
Pana
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Elle va rencontrer à Washington de hauts responsables du gouvernement américain, puis se rendra à New York jeudi pour s’entretenir avec les dirigeants de l'ONU.

A la fin de sa visite, la délégation se rendra au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) prévue à la fin du mois à Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie.

Dans une lettre ouverte publiée lundi par la presse nigériane, M. Ajumogobia a affirmé que la CEDEAO aurait besoin d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU avant de pouvoir lancer une opération de force contre M. Gbagbo.

"Alors que l'impasse persiste chaque jour qui passe et que la menace directe sur la paix et la sécurité régionales devient plus imminente, la CEDAO a besoin d'un soutien sans équivoque de la communauté internationale à travers une résolution appropriée du Conseil de sécurité des Nations unies pour approuver l'usage de la force", a-t-il ajouté.

"C'est la seule manière de légitimer l'usage d'une force externe afin de contenir efficacement la situation interne de plus en plus explosive et assurer une paix durable en Côte d'Ivoire et en Afrique de l’Ouest", a poursuivi le ministre nigérian des Affaires étrangères.

La CEDEAO avait récemment envoyé une autre délégation en France et au Royaume-Uni, deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, qui ont reconnu l’élection d'Alassane Ouattara lors du second tour de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre dernier.

Les efforts diplomatiques déployés par la CEDEAO ont jusqu'ici échoué à persuader M. Gbagbo à quitter le pouvoir au profit de M. Ouattara.

Le 24 décembre, le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO avait décidé de faire recours à la force si M. Gbagbo refuse de quitter le pouvoir

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