31/01/2011 12:53:13
Le Sdf veut lancer sa révolution du "Jasmin" au Cameroun
Le parti de John Fru Ndi a tiré les leçons de l'exemple tunisien et entend l'expérimenter dans les prochains jours.
Le Messager
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« Ce qui se passe aujourd'hui en Tunisie, en Algérie, en Egypte ou au Yémen est en fait ce qui s'est déroulé au Cameroun en février 2008. A la seule différence que, dès que les jeunes dans ces pays du Nord ont lancé leur mouvement, ils ont été soutenus par les politiciens contrairement au Cameroun où il n'y avait pas de leader». Ce constat est fait par les membres du comité exécutif national (Nec) du Social democratic front, réunis samedi dernier 29 janvier à Bamenda. Par conséquent, le parti du 26 mai 1990 s'engage non seulement à lancer, mais aussi à mener cette forme de révolution dans les prochaines semaines. Et comme a déclaré un membre de cet organe de prise de décision du Sdf au terme de la rencontre de samedi,  « ça va chauffer ». La logique de la révolution de la rue semble de plus en plus plaire au Sdf pour opérer l'alternance. « M. Biya doit cesser de ne plus prendre en considération  les  attentes des Camerounais. La patience des Camerounais a des limites. Le Sdf en appelle au régime de tout mettre en œuvre pour qu'on n'en arrive pas à la situation tunisienne, etc. Ceci passe nécessairement par la prise en considération des onze points que le parti a envoyé au gouvernement », tranche le communiqué sanctionnant  les travaux du Nec. Mais avant de procéder à sa révolution, John Fru Ndi, le leader du Sdf va entreprendre par l'Extrême-Nord, une tournée nationale d'explication de la situation qui prévaut. Déjà, il donnera une conférence de presse à Douala le 9 février prochain.

La rencontre de samedi a démontré une fois de plus la controverse qui agite le parti concernant l'inscription sur les listes électorales. Si les députés Joseph Mbah Ndam et Cyprian Awudu Mbaya, respectivement vice-président et questeur à l'assemblée nationale, soutenus par l'ex parlementaire Emmanuel Yoyo ont suggéré l'indulgence du parti afin que les militants s'inscrivent sur les listes électorales, la grande majorité des membres du Nec ont botté en touche cette proposition. Ces derniers estiment que ceci contribuera à rendre le parti ridicule aux yeux des populations. Et pour cause, la moindre solution n'a jusque-là été apportée au mémorandum remis le 10 décembre 2010 par  John Fru Ndi au chef de l'Etat Paul Biya à Bamenda. Lequel mémorandum contenait les onze conditionnalités, préalables à toute participation du Sdf aux élections au Cameroun.

A la presse Etienne Sonkin, membre du Nec, a rappelé que les trois rencontres au sommet entre John Fru Ndi et Paul Biya n'ont rien changé sur la position du Sdf vis-à-vis de Elecam : « Le Sdf ne prendra pas part à toute élection organisée par Elecam dans sa composante actuelle »

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