02/02/2011 02:00:56
Affaire Titus Edzoa: L'avocat franšais de Thierry Atangana privé de visa
Maître Gilbert Collard s'est vu refuser le  droit de séjourner au Cameroun. La chancellerie camerounaise en France motiverait ce refus par l'absence du Ok des Renseignements généraux.
Le Messager
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Maître Gilbert Collard s'est vu refuser le  droit de séjourner au Cameroun. La chancellerie camerounaise en France motiverait ce refus par l'absence du Ok des Renseignements généraux.

C'est presque à la va-vite que le comité de soutien pour la libération de Thierry Michel Atangana a convié la presse à son siège de l'immeuble Kami à Yaoundé. Et pour cause, il avait une communication urgente à faire au sujet du procès qui oppose le ministère public et l'Etat du Cameroun à leur protégé et ses coaccusés que sont M. Mapouna et  les ex-ministres Titus Edzoa et Isaac Ndjiemoun.  Aussi, sans  circonlocution, Maître Frédéric Ngoupa,  annonce aux journalistes que son confrère Gilbert Collard, avocat au barreau de Marseille, régulièrement constitué pour défendre Michel Thierry Atangana, s'est vu refuser un visa d'entrée au Cameroun alors qu'il devait se rendre à Yaoundé le 31 janvier 2011 pour défendre son client  au cours de l'audience de demain 3 février.

Selon Maitre Frédéric Ngoupa chez qui l'avocat français a élu domicile, il ressort des termes d'une correspondance que lui adressée son infortuné confrère que le consulat du Cameroun dans sa ville lui a signifié que faute d'avoir obtenu une réponse des services de renseignements, il ne pouvait lui délivrer un visa lui permettant de fouler le sol camerounais. Selon d'autres confidences faites par l'un des avocats de Michel  Thierry Atangana, il s'agirait du deuxième refus qu'essuie son confrère. La première était motivée par un passeport  déjà presque à expiration parce que n'étant valide que pour 5 mois au lieu de 6 comme voulu par les autorités  consulaires. Alors que Maître Collard croyait résoudre le problème en se faisant établir un autre document de voyage, il a dû essuyer un autre refus.

Toutes choses qui sont à même de déstabiliser la stratégie de défense des avocats de Thierry Michel Atangana, selon le président du comité de soutien constitué pour  sa libération. Au-delà de ce coup inattendu, ce regroupement dénonce l'inobservance de règles des échanges de bons procédés diplomatico -judiciaires entre les Etats par le Cameroun.  La preuve ? Les accords passés entre " La République unie du  Cameroun et la République française  dans le cadre de la coopération en matière de justice "  stipule en son article 33 que : " les avocats camerounais inscrits à un barreau camerounais peuvent assister ou représenter les parties devant toutes les juridictions françaises. A titre de réciprocité, les avocats français inscrits à un barreau français peuvent assister ou représenter les parties devant toutes les juridictions camerounaises ".

Pour rappel, Michel Thierry Atangana avait déjà été jugé en 1997 au cours d'une première affaire sans conseil. Son avocat d'alors,  Maître Ndiaye, délégué par Jacques Vergès, avait été irrégulièrement expulsé de la salle d'audience. En son absence, Thierry Michel Atangana avait écopé de 15 ans de prison ferme. Il est depuis lors détenu dans les locaux de la gendarmerie à Yaoundé.

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