04/02/2011 01:10:27
Financement: Bernard Njonga attend toujours ses 54 millions Fcfa
Le porte-parole de la coalition pour la sécurité alimentaire au Cameroun est formel : le mouvement n'a encore reçu aucun kopeck promis par la présidence de la République.
Le Messager
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La salle réquisitionnée pour la conférence de presse – bilan de la coalition pour la sécurité alimentaire au Cameroun (Cosac) était comble mercredi 26 janvier 2011. Comme on le sait, Bernard Njonga, président de l'Acdic et porte-parole de la Cosac , à drainé du monde puisqu'il a toujours des choses intéressantes à dire. Et ce jour-là, devant plus de 60 personnes médusées, il a fait une révélation sur le comice d'Ebolowa. " A ce jour, nous n'avons pas encore reçu l'argent promis par la présidence de la République. J 'étais encore à la banque aujourd'hui [26 janvier 2011, Ndlr] et il n'y a encore aucun kopeck viré dans notre compte ", affirme Bernard Njonga.

La présidence de la République avait promis à la Cosac de l'accompagner dans ses activités au cours du comice agropastoral d'Ebolowa. Après plusieurs discussions, le budget de la Cosac avait été arrêté à 54 millions Fcfa. Soit 41 millions Fcfa pour la construction des cases dans son espace, et 13 millions pour les différentes animations. Les fonds de la présidence tardant à arriver, " des Ong et associations membres de la Cosac ont pré financé les opérations ", révèle Bernard Njonga. Selon le rapprochement budgétaire brièvement présenté par le porte-parole de la Cosac , la Cosac n'a utilisé que 49 millions fcfa, soit un reliquat de 5 millions Fcfa.

Bonnes recettes

Ce qui paraît intéressant, ce d'autant plus que la coalition a effectué de bonnes recettes durant le comice agropastoral. Selon les explications de Bernard Djonga, la boulangerie de la Cosac vendait en moyenne 10 000 pains par jour, 1 500 beignets et 1 500 gâteaux. Les recettes de vente de pains ont généré 3,8 millions Fcfa en six jours. Il faut cependant noter qu'au départ, l'idée n'était pas de vendre du pain, mais de le faire déguster gratuitement. C'est donc parce que la présidence de la République n'a pas donné l'argent promis à temps que la Cosac s'est vue obligée de le vendre pour rentrer un peu dans ses frais. Dans le même ordre d'idée, l'Uda a vendu un peu plus de 12 000 tonnes de riz de Ndop. De même que 6 000 pots de yaourt ont été vendus pour 900 pots distribués gratuitement.

Sur un tout autre plan, la Cosac se félicite de ce que les différents partenaires aient répondu présents. Surtout pour ce qui est des différentes conférences tenues sur des thématiques qui concernaient le monde agropastoral. " Globalement, nous sommes satisfaits de ce que nous avons fait au comice agropastoral ", Bernard Djonga qui reconnaît cependant quelques imperfections sans les citer. Pour lui, place maintenant à l'avenir. Et celui de la Cosac n'est pas marqué d'une seule ombre, rassure–t-il. Les différents membres de la coalition estiment que l'action doit continuer. " Nous voulons tous le maintien de la coalition avec quatre grands axes d'actions à mener ", affirme Bernard Njonga. Dans un premier temps, il est question d'institutionnaliser les journées nationales de dégustation en juin et août. La Cosac compte ensuite créer deux magasins, à Yaoundé et Douala, où les producteurs locaux viendront exposer leurs produits. Il est aussi question de renforcer la coalition en termes de structuration. Et enfin, les membres comptent accentuer la collaboration avec les pouvoirs publics. " Nous allons tout faire pour rentrer par la fenêtre qui nous a été ouverte ", clame Bernard Njonga. En espérant pour lui que les promesses des pouvoirs publics soient tenues...

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