08/02/2011 02:30:41
Comment Jacques Dubuisson s'est échappé de l'h˘pital Général de Douala
Il est sorti de ce centre hospitalier hier lundi 7 février sous forte escorte pour une destination inconnue. Devant le mutisme des  autorités, la famille demande que justice soit faite.
Le Messager
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Jacques Dubuisson exfiltré de l'hôpital Général de Douala.
Il est sorti de ce centre hospitalier hier lundi 7 février sous forte escorte pour une destination inconnue. Devant le mutisme des  autorités, la famille demande que justice soit faite.

Où est passé Jacques Dubuisson ? Le patient ne se trouve plus dans la chambre 330 de l'hôpital Général de Douala où il a été interné après avoir assassiné son épouse en fin d'année dernière.  Car hier lundi en début d'après-midi, il a été soustrait de cette institution hospitalière à bord d'une Toyota pick-up appartenant à la gendarmerie nationale, en compagnie de quatre bidasses (deux militaires et deux gendarmes). De Beedi à Bonapriso, le véhicule prendra le chemin de l'aéroport international de Douala avant d'échapper à la vigilance du reporter de Le Messager qui le suivait. A l'hôipital, les vigiles affirment ne pas être au courant de cette exfiltration. 'Nous n'avons vu aucune voiture de la gendarmerie entrer ici depuis au moins une heure. Ce sont les taxis et les voitures personnelles que nous avons vus. Peut-être avons-nous été distraits'. Quant à une source introduite à l'aéroport, 'tout est possible ici au Cameroun. Ils (parlant des gendarmes, ndlr) ont tous les moyens de leur politique pour faire voyager quelqu'un incognito. On peut l'installer dans un salon privé et le faire embarquer à la dernière minute pour échapper aux regards indiscrets. Très souvent, on transporte ce genre de personne jusqu'à Yaoundé pour les faire voyager facilement'.

Dans la famille de feue Madame Dubuisson, on craint une tentative d'exfiltration du meurtrier. Barthélémy Nka'a, un parent de la défunte qui n'a que ses yeux pour pleurer demande l'intervention divine. 'S'il parvient à  sortir du Cameroun aujourd'hui (hier lundi 7 février 2011, ndlr), c'est qu'il a gagné et ce avec la complicité des autorités camerounaises l'auront aidé à s'enfuir. Mais nous restons convaincus que ce crime ne sera pas impuni'.

Le week-end dernier déjà, la nouvelle de son 'évasion' était à l'ordre du jour. Vérification faite, Le Messager a appris qu'il avait été sorti de cet hôpital par les éléments de la gendarmerie nationale. Argument rejeté par les infirmiers de service  qui avancent qu'après avoir été effectivement entendu par la gendarmerie, il a 'été conduit vers une autre chambre pour raisons de sécurité voire de santé car son état semblait s'aggraver. Il y a des gens qui venaient tous les jours se renseigner sur lui et lui promettaient la mort. Autant de choses que nous ne pouvions tolérer'. A-t-il vraiment quitté le pays ou se prépare-t-il pour le faire ? Cette autre sortie ne fait-elle pas suite d'un plan pour préparer les esprits quant à une éventuelle fuite du meurtrier? Et si Jacques Dubuisson s'appuyait sur la convention franco-camerounaise du 21 février 1974 en matière de justice qui stipule la possible extradition d'un Français ou d'un Camerounais qui a la liberté de purger sa peine dans le pays de son choix (Cameroun ou France)? Pendant ce temps, que font les autorités camerounaises?

Pour l'heure toutes ces interrogations préoccupent le commun des Camerounais ayant suivi cette scabreuse affaire. A suivre...

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