08/02/2011 18:31:43
Deuxième jour de grève au Chantier naval et industriel du Cameroun
Le Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC) était toujours paralysé mardi, suite à une grève initiée la veille par les employés licenciés qui exigent le paiement de leurs droits.
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Après un début timide lundi, la situation est devenue plus tendue au deuxième jour d'autant que le conseil d'administration tenu la veille n'aurait donné satisfaction aux réclamations des grévistes.

Malgré l'intervention des forces de sécurité, les activités ont été sérieusement paralysées, obligeant les autorités à déployer un important dispositif sécuritaire.

"Nous exigeons le paiement de nos droits suite à notre licenciement dans les conditions iniques il y a plus d'un an", ont indiqué les grévistes. Au nombre de 1273, ils demandent le règlement de leurs droits sociaux estimés à plus d'un milliard de francs CFA.

"On pensait, soulignent-ils, que la nomination d'un nouveau directeur général de nationalité Sud-coréenne devrait améliorer la situation. On se rend compte que c'est le statu quo. Et nous ne pouvons plus l'accepter".

Après s'être rendu sur place, le préfet du Wouri (Douala) a convoqué une réunion tripartite réunissant les dirigeants du CNIC, les grévistes et l'administration.

Naguère fleuron de l'industrie navale en Afrique subsaharienne, le CNIC est depuis quelque temps englué dans une crise sociale permanente, du fait que des pays comme l'Angola, la Guinée équatoriale et le Nigeria dont les plates formes pétrolières étaient réparées à Douala ont réduit leur commande au même moment où les navires des pays de la sous région ne sont plus automatiquement réparés par le CNIC.

Ces deux dernières années, a-t-on appris, le chiffre d'affaires du CNIC a connu une chute drastique, passant d'un peu plus de 30 milliards de francs CFA à 10 milliards de francs CFA.

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