15/02/2011 00:24:52
Anticipation: Yaoundé quadrillée par la police
Hier, les rues de Yaoundé étaient jalonnées plus que d'habitude par des patrouilles en tenue de combat. A la Dgsn , on relativise le fait.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Cette présence peu ordinaire, ne laisse pas indifférents quelques usagers d'un taxi qui rallie le lieu dit Damase à Montée Anne Rouge. Ils sont surpris de compter huit groupes de policiers en treillis, sur un itinéraire d'une quinzaine de kilomètres. Au carrefour Chapelle Nsimeyong, on peut apercevoir un groupe de trois flics en faction sur la chaussée face à l'église. Ils devisent sereinement. 500 mètres plus loin, au carrefour Shell Nsimeyong, un autre groupe qui  visiblement, observe le mouvement des automobiles, est positionné sur le sens giratoire construit à cet endroit. Dans le taxi, les passagers se félicitent de cette présence policière qui, disent-ils, les rassurent. Ils se félicitent de ce que, même privés de leur rente quotidiennes (contrôles routiers) ils aient toujours le cœur à l'ouvrage.

Mais cette présence devient soupçonneuse vers le quartier Ngoa–Ekélé où, sur un trajet de moins de 500 mètres , 3 patrouilles sont visibles. Les policiers ont quasiment la même posture. Toujours habillés en treillis, ils observent attentivement les faits et gestes des usagers de la route.

Au lieu dit, Poste Centrale, cette présence est accentuée. Il y a juste à l'aile gauche du bâtiment de la Poste , trois policiers toujours en tenue de combat qui observent les mouvements sans mot dire. A moins de 100 mètres d'eux, une équipe en tenue d'apparat veille à la circulation. Mais la présence à ces lieux du chef de la brigade de circulation routière, surnommé " Baba " par les " Yaoundéens ", attire l'attention. Car il est assez rare qu'il soit à cet endroit à 09 heures le matin. Plus loin à la Montée Anne Rouge, deux équipes de 3 jeunes dames policières chacune, rôdent. Elles sont en treillis et arborent chacune, un brassard floqué Police sur le bras gauche. Elles n'ont pas l'air pressé et ne cherchent pas visiblement quelque chose en particulier. Pour les clients de ce taxi parti du quartier Damase une heure avant, cette présence n'est pas anodine. Ils y voient une stratégie de prévention consécutive aux nombreux tracts diffusés dans certaines villes du Cameroun, appelant au départ de Paul Biya. " C'est bien s'ils anticipent, commente un client assis sur la banquette avant, ça peut servir à tuer dans l'œuf, des éventuels mouvements d'humeur ".

Au service des relations publiques de la délégation générale de la sûreté nationale, un responsable qui a préféré parler sous anonymat, en raison de la l'absence du maître des céans confie au reporter du Messager qui s'y est rendu pour comprendre le phénomène qu'il s'agit de faits banals. L'officier de police estime qu'aux heures sus-mentionnées, il est normal que des policiers soient postés à des zones à important trafic. Quant à leurs mises qui rappellent des opérations commando, l'interlocuteur sourit en coin avant de lâcher sournoisement, " ça ne vous rassure pas de les voir de plus en plus dans la rue ? " 

NB: La titraille est de la rédaction

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE