25/02/2011 14:31:52
Ben Muna : Pourquoi l'Afp est contre les marches...
Conduite par son président national, la délégation de ce parti politique a rendu une visite de courtoisie à la rédaction centrale du Messager hier jeudi. Occasion d’évoquer quelques sujets d’actualité.
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L’Alliance des forces progressistes, Afp, a rendu, jeudi 24 février 2011, une visite de courtoisie à la rédaction centrale du journal Le Messager, sise à la Rue des Ecoles à Douala. Accompagné d’une délégation forte de plus d’une dizaine de personnes, Bernard Muna, son président,  était porteur d’un message de condoléances et d’encouragement  à l’endroit du personnel qui n’a eu de cesse de donner du sien depuis la disparition tragique du fondateur de Free media group, Pius N. Njawé en juillet 2010.   « Depuis la disparition de votre fondateur, j’ambitionnais d’effectuer le déplacement de Douala pour vous présenter les condoléances de notre partie politique. Mais mon programme très chargé ne m’en a pas donné l’occasion. Et comme il n’est jamais trop tard pour rendre visite à des amis, je suis venu. Je vous exhorte de continuer son œuvre et même de faire mieux. Vous êtes jeunes et ambitieux et vous en avez les moyens et les capacités », a-t-il déclaré en substance. Et de poursuivre : « Le Messager est un journal spécial. Lorsque nous luttions pour la liberté dans ce pays, ce journal nous était resté fidèle. Nous gardons de son fondateur l’image d’un combattant que la presse et les Camerounais en général n’oublieront pas de sitôt ».

Au cours de la rencontre d’hier, le président national de l’Afp, Me Bernard Acho Muna, en a aussi profité pour se prononcer, au nom de son parti, sur divers sujets touchant à la vie de la nation : le Cinquantenaire de l’indépendance, les prochaines échéances électorales, le rôle d’Elecam, les inscriptions sur les listes électorales, la vision de son parti, son projet de société, etc. Elecam au mode de gouvernement en passant par la marche du 23 février dernier à Douala et à Yaoundé, aucun sujet n’a été épargné au cours de cet entretien à bâtons rompus avec la rédaction conduite par le rédacteur en chef Frédéric Boungou en l’absence du directeur de publication, empêché. A propos des marches du 23 février à Douala et à Yaoundé, marches férocement réprimées, le président national de l’Afp pense qu’il faut changer de stratégies. « Il faut tenir compte des spécificités de notre pays. Le Cameroun est un pays multi tribal. Par ailleurs, ces manifestations ne sont pas nouvelles au Cameroun. Or, jusqu’ici, elles ont démontré leur inefficacité. Insister dans cette voie peut conduire le pays dans une zone inconnue. Ce qui à terme pourrait s’avérer dangereux pour notre pays », justifie-t-il tout en invitant les Camerounais à s’inscrire massivement sur les listes électorales, d’aller massivement au vote et de défendre leurs votes en assiégeant les bureaux de vote jusqu’au dépouillement complet des bulletins car selon lui, là réside la clé des batailles futures. Pour lui, le vieux slogan des années de braise : « Paul Biya must go » est éculé, il faut trouver autre chose.

A cet effet, Ben Muna reste convaincu que l’Offre Orange est une alternative crédible capable d’apporter le changement au Cameroun  en 2011. Raison pour laquelle l’Afp a accepté de postuler à son investiture. Seul bémol, Elecam, aux yeux de l’Afp, ne revêt pas toutes les vertus d’un organisme « indépendant » chargé de l’organisation, de la gestion et de la supervision du processus électoral et référendaire. « Composé à 90% des anciens membres du gouvernement actuel, en six mois Elecam n’a pas pu enregistrer deux millions de Camerounais sur les listes électorales. Il a échoué. Ce qui est trop grave, compte tenu de l’imminence des échéances électorales dans notre pays. Nous croyons qu’il faut réagir dans l’objectif d’inviter les Camerounais à aller s’inscrire sur les listes électorales. Nous sommes pour le changement et l’alternance. Ce que nous reprochons à Paul Biya, ce n’est pas le fait qu’il soit au pouvoir mais sa façon de gouverner avec les mêmes personnes », a souligné Ben Muna.

Pour terminer, le président de l’Afp a dévoilé un pan de son « audacieux » plan d’actions. « Si nous sommes au pouvoir, nous mettrons sur pied la commission-paix-vérité et réconciliation car il est aujourd’hui important de tout remettre à plat, vider tous les contentieux qui opposent les Camerounais. Ce que n’a pas fait la tripartite de Yaoundé. » Nous y reviendrons.

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