03/03/2011 01:59:19
Bafoussam : les épargnants de l'agence Cofinest dans la rue
Depuis la fermeture de l’agence Cofinest de Bafoussam comme celles de Douala et Yaoundé le 18 février 2011, les épargnants survoltés, n’ont pas manifesté bruyamment leur colère comme ceux des deux grandes métropoles qui sont descendus dans la rue.
Le Messager
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Depuis la fermeture de l’agence Cofinest de Bafoussam comme celles de Douala et Yaoundé le 18 février 2011, les épargnants survoltés, n’ont pas manifesté bruyamment leur colère comme ceux des deux grandes métropoles qui sont descendus dans la rue. Ce matin du 1er mars 2011, aux environs de 9h, nombre d’entre eux ont rallié l’immeuble situé au “ carrefour auberge ”, qui abrite les services de l’agence. Ici à l’entrée, sur l’asphalte, ils ont posé des barricades, ce qui a paralysé la circulation. Autour de ces barricades constituées de matériaux divers, les infortunés, crient leur rage.

Dans chahut, on peut entendre : “ Nous voulons notre argent ; la fermeture de la Cofinest est un mépris à l’endroit des débrouillards qui n’arrivent pas à boucler les fins du mois. Ce qui ne favorise pas le régime en place en cette période électorale. ” “ Les micros finances sont une malédiction au pays de Paul Biya où, en toute impunité, les gestionnaires des fonds publics peuvent distraire les finances placés dans leur banque. ” “ Nous sommes ici parce que nous avons suivi à la télé le ministre des Finances dire aux petits épargnants qu’ils peuvent passer toucher leur dû. ”

Seulement, les portes de l’agence sont fermées. Un communiqué, placardé, fait des curieux. Signé de Xavier François Zinga, le liquidateur de la structure, il renseigne : “ Le public est informé qu’en raison d’une procédure pendante par devant le tribunal de Grande instance du Wouri à Douala, les activités de Cofinest sont suspendues jusqu’à nouvel avis. Des mesures de publicité légale pour informer la clientèle seront prises dans les formes et les délais prescrites par la loi ”

Dans cette ambiance délétère, un commissaire de police, accompagné de ses éléments, nerveusement, intime l’ordre aux manifestants de décamper. Mais en vain. Lorsque le sous-préfet de l’arrondissement de Bafoussam 1er, Guy Bertrand Momo Soffack foule les lieux pour brider la fougue revendicatrice des mécontents, leur fait savoir “ que dans 2 ou 3 jours, une solution sera trouvée à leur problème financier. Parce que le liquidateur serait en pourparlers avec les différents actionnaires de la micro finance et les pouvoirs publics.” Ce propos, dissuasif, amène les infortunés à lever le camp. Toutefois, ils promettent de revenir. Car des tracts vindicatifs en circulation portaient ce message : “ A tous les clients de Cofinest, vous êtes  informés qu’une marche sera organisée devant Cofinest Bafoussam. Ceci pour la revendication de notre argent qui nous revient de droit.” Affaire à suivre !

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