08/03/2011 02:03:03
Journée de la femme: Les pagnes s'affronteront la rue de la joie
Tout le ramdam que feront les femmes ce jour à l’occasion de la journée internationale de la femme aura son apothéose à ...la rue de la joie.  Ce sera alors le spectacle des Kabas ouverts sur des profondeurs insondables de l’intimité. La rue de la joie de Deido, c’est la plus célèbre...
Le Messager
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Tout le ramdam que feront les femmes ce jour à l’occasion de la journée internationale de la femme aura son apothéose à ...la rue de la joie.  Ce sera alors le spectacle des Kabas ouverts sur des profondeurs insondables de l’intimité. La rue de la joie de Deido, c’est la plus célèbre.

Si Toutes les maisons à la file ne sont pas des cabanons, dans les auberges du coin, on  vend de l'amour la nuit et le jour ; c'est la rue où l'on aime, la rue du plaisir. On y vient chercher l'ivresse. L'illusion d'une caresse. Selon Yves Kamto, gérant de tropic Honse, il s’agit de donner au client le meilleur confort. Pour la journée Internationale de la femme, cette rue va connaitre une animation particulière. En effet, les femmes demain seront libérées de toutes les chaines de la vertu et elles vont en profiter. Dans les bars, les auberges, les rigoles, interdit d’interdire les caresses mêmes les plus osées. L’année dernière, à pareille époque, on a retrouvé une femme, avec son pagne retroussé jusqu’au cou, couchée dans un caniveau, ivre jusqu’à l’os. Elle avait tout simplement oublié de retrouver le domicile conjugal, après les libations du 8 mars. Lupanars : plan de situation.

Mais ce ne sera pas seulement à Deido que la fête va se corser. Toute la ville de Douala est quadrillée par des ‘rues de la joie’. A l’entrée de la ville, en venant d’Edéa, deux bordels occupent le terrain. Il s’agit du carrefour ‘j’ai raté ma vie’ et le lieu dit ‘village’. Ici, le soleil ne se couche jamais. Tout comme à Ndokoti où le ‘marché mondial’ a été détruit. Alors les filles se sont scindées en deux groupes. Le premier hante le marché dit Syncatex et le second est remonté vers le centre de distribution des Brasseries.Dans la zone dite Nylon commence la folie du sexe. Madagascar, Brazzaville, autant de noms exotiques certes, mais qui sont au cœur de la prostitution à Douala. Mais le bon vieux Nkane à Bonadibong garde sa réputation, en plus moderne aujourd’hui. Les filles louent des mini-cités où le client vient se soulager le temps d’une brève étreinte. 

En remontant vers la vieille ville, on se rend compte que Akwa n’est plus ce qu’il était. Ici, le trottoir est roi tant à l’avenue de la République qu’à l’avenue de la Liberté. Fini le quartier Mozart rebaptisé rue des écoles. Les amateurs de coins chauds se retrouvent à Ngodi, au lieu dit derrière Hila Hôtel. Un peu plus loin, nous trouvons ‘Monaco’ au quartier Bepanda. N’y va pas qui veut. Il faut de l’énergie et  de l’argent. C’est le fief des 20-22-23 ans. Des belles plantes aux seins pointus comme des sagaies et aux cuisses en représentation permanente. Par contre, à Kwasa-kwasa à Bonaberi, il y a un peut de tout. Les vieilles tantes en préretraites, les jouvencelles à peine sorties de l’adolescence, des étudiantes venues valoriser des Uv en retard, des dames en rupture de fidélité etc. Demain, elles auront des renforts inespérés. Tarifaire pour petits frissons Bon à savoir : les éléments constitutifs d’une rue de la joie sont : une ampoule rouge signalant l’auberge qui accorde des chambres de passe ; un comptoir ou sont exposés des condoms ; des filles à l’allure désœuvrée mais dont l’habillement ne déborde pas un mètre de tissu ; des bars qui jouent des décibels à rendre sourd un sourd.

Ici il n’y a pas d’appel d’offres ni commission des marchés. Le client qui est appâté doit payer le prix de la passe qui se négocie de gré à gré. Le tarif comprend : la chambre et la chair, plus éventuellement une bière avant ‘l’attaque’. Mais généralement la demande étant supérieure à l’offre, les belles de nuit n’ont pas de temps à perdre.  Les prix varient selon la marchandise. Avec 500 francs, on peut s’offrir un petit frisson ‘up-up’ à Bepanda, aux toilettes du bar. Mais les choses sérieuses sont à Monaco,  au quartier Bepanda omnisport. Ici, la chair est fraiche. Il faut donc débourser entre 2000 et 3000, plus 1000 frs la chambre de passe.

Pour mille balles, à Kwasa-kwasa, l’affaire est “ in the Pocket ”. Mais attention, interdit de doubler. La belle de nuit te repoussera en demandant si tu veux l’épouser. Un coup, c’est ‘one time’, car le bilinguisme a fait son chemin jusqu’aux hôtels de passe. Les pagnes n’ont qu’à bien se tenir, demain, il fera show...

Edking

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