08/03/2011 02:09:46
Affaire Lapiro: Déni de justice Mbanga
Le célèbre prisonnier accuse la juge du tribunal de première instance de n’avoir pas appliqué à la lettre les dispositions du code de procédure pénale dans l’affaire qui l’oppose à la société des plantations du Moungo.
Le Messager
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C’est sur une note d’insatisfaction que s’est achevée la 6è audience relative au procès inhérent à l’affaire Lapiro de Mbanga contre la société des plantations du Moungo (Spm) jeudi 3 mars 2011 au tribunal de première instance de Mbanga. Car la présidente du tribunal a mis cette affaire en délibéré, en évoquant les erreurs commises par l’huissier sur la date de naissance de Pierre Mouléma (directeur des ressources humaines et représentant de la Spm ). Ce que ne comprend pas Lambo Sandjo Pierre Roger qui crie au scandale. “Cette décision montre combien de fois la justice est aux ordres. On fait tout pour annuler ou retarder la procédure, alors que les magistrats savent bien que j’ai raison. Tout est fait à dessein et je suis convaincu qu’il y a une main dans l’ombre qui dirige tout”.

Une lecture de l’article 41 du code de procédure pénale semble donner raison au chanteur à succès -qui poursuit la Spm pour “faux témoignage et refus d’innocenter un accusé”- condamné des émeutes de février 2008. D’après Me Pierre Mbana, avocat stagiaire, l’interprétation de l’article 41 du code de procédure pénale relève d’une machination bien huilée.

“Dans le cas d’espèce, c’est Lapiro qui est  requérant. Cette disposition s’applique au requérant et non au requis qui est le sieur Mouléma. Cette décision confirme ce que nous avons toujours pensé : que la justice est aux ordres, que les sociétés bananières de Mbanga ont la mainmise sur la justice”. Cette interprétation du code de procédure pénale laisse songeur un avocat : “Soit elle s’est trompée, ce sont des choses qui arrivent, soit elle est incompétente, soit elle est manipulée. Dans tous les cas, ce qu’elle a fait est très grave. C’est ainsi que fonctionne la justice dans notre pays, à deux ou trois vitesses”.

Plainte en vue contre Paul Biya

Bon à savoir, c’est sur la base des (faux) témoignages dont ceux de la Spm que Lapiro de Mbanga estime avoir été reconnu coupable et enfermé à la Spéciale XVIII de la maison d’arrêt de New-Bell où il côtoie au quotidien Paul Eric Kinguè (ex-maire de Njombé Penja), Edouard Etondè Ekoto, (ex-Pca du Pad), Jean-Baptiste Nguini Effa (ex-dg de la Scdp ), Zacchaeus Mungwe Forjindam (ex-dg du Chantier naval)… Raison pour laquelle il se bat pour que la vérité éclate au grand jour. “Je sais que beaucoup de documents et pièces à conviction ont été falsifiés et retirés du dossier. Tout le monde sait que j’ai essayé de calmer les jeunes en février 2008”. Face à ces tribulations, Ndinga man menace de porter plainte au président de la République car “depuis que je pleurs, que je souffre en prison, que mes droits les plus élémentaires sont bafoués, le chef de l’Etat qui est garant des libertés fondamentales et de la sécurité de tous les Camerounais, ne fait rien pour m’aider. Il doit sanctionner les magistrats qui disent mal le droit et restaurer la dignité des patriotes qui ne veulent que servir leur pays”. Le “nouveau barbu blanc de New-Bell” se dit déterminé à poursuivre le chef de l’Etat camerounais devant les instances nationales et internationales.

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