09/03/2011 02:50:19
Tension sociale: Les forces de l'ordre assiègent le Chantier naval
Les anciens temporaires qui réclament le paiement de leurs droits ont empêché que les employés permanents de l’entreprise accèdent à l’enceinte du Cnic à Douala.
Le Messager
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Direction du  Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) à Douala ce 8 mars 2011. A l’extérieur, en face du bâtiment siège de l’établissement, quelques centaines d’anciens temporaires de cette société sont assis le long de la clôture d’une bâtisse voisine. Tandis que d’autres, par petits groupes, devisent. Derrière le portail central, le sous-préfet de l’arrondissement de Douala 1er et un officier de la gendarmerie nationale font le pied de grue. Le long de l’artère centrale, près d’une centaine de policiers montent la garde. C’est que, en début de matinée, les ex-temporaires du Chantier naval et industriel du Cameroun, arrivés aux premières heures de la journée, ont pris à partie les employés permanents de l’entreprise leur interdisant du coup l’accès à l’enceinte.

Cette situation qui a duré le long de la journée traduisant de la détermination des ex-employés du Cnic à voir clair dans le paiement de leurs droits sociaux. En effet, une décision de la direction régionale de l’inspection du travail pour le Littoral demande le solde des arriérés de ces travailleurs. Un solde dont le montant s’élève à 1 milliard 343 millions  Fcfa.

La polémique à l’origine de cette autre tension au Chantier naval serait, à en croire les ex-temporaires, due à une nouvelle diffusée sur les antennes de la Cameroon radio and television (Crtv), il y a quelques jours. A en croire Yves Happi, un temporaire, “c’est à travers la Crtv que nous avons appris que les responsables du Chantier naval disent avoir commencé le paiement des arriérés qui nous sont dus.” A en croire la même source, soutenue par certains de ses camarades, “c’est à travers cette même voie que beaucoup d’entre nous ont appris que la première partie de ces paiements est chiffrée à 800 millions  Fcfa.” Des affirmations qui auraient mis le feu aux poudres malgré un rectificatif apporté par la même chaîne.

Pour l’essentiel une rumeur fait état du paiement des arriérés de certains ex-temporaires du Cnic. Une spéculation démentie par des sources proches de la direction générale du Chantier naval. Pour l’essentiel, la direction de cette entreprise met la situation sur le compte de “quelques personnes tapies dans l’ombre qui veulent voir le Cnic dans une situation de tension permanente.” Toutefois, l’impasse réside sur l’échéance et les modalités de paiement de cette redevance. L’un des arguments à l’origine du mécontentement des ex-temporaires  du Cnic.

Si ces ex-temporaires entendent durcir leur mouvement “jusqu’au paiement de nos droits”, il reste que l’entreprise souscrit la régulation de cette situation à la volonté du ministre des Finances. “Comme les ex-temporaires, nous souhaitons que le ministre des Finances débloque l’argent nécessaire pour ces paiements.” Au moment où nous quittions le siège du Cnic à Douala hier mardi 8 mars 2011, le sous-préfet de l’arrondissement de Douala 1er rassurait sur la détermination des forces mobilisées à maintenir la quiétude sociale. “La mobilisation de la police et de la gendarmerie est une mesure préventive. Notre souci est de préserver les acquis de cette entreprise et de sensibiliser les uns et les autres sur la nécessité de résoudre la crise dans le cadre d’une solution pacifique et concertée.”

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