09/03/2011 16:24:08
Simone Gbagbo s'adresse aux femmes de Côte d'Ivoire
«Travaillons à réduire les divisions sociales et politiques entre les Ivoiriens» La Journée internationale de la femme a été célébrée le mardi 8 mars 2011 au Complexe Jesse Jackson de Yopougon, à l'initiative de Mme Danièle Boni Claverie, ministre de la Famille, de la Femme et de l'Enfant du gouvernement Aké N'Gbo. En présence du Grand Chancelier de l'Ordre national et du président du Conseil économique et social représentant le président Laurent Gbagbo, Mme Simone Gbagbo a invité les femmes de Côte d'Ivoire à bâtir une nation de paix.
L'intelligent d'Abidjan
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© Ivoire-Presse par DR - Mardi 24 août 2010. Bouaké. Les premières dames de Côte d`Ivoire et du Congo rehaussent de leur présence les cérémonies commémoratives de la Journée nationale de la solidarité. Photo: Mme Simone Gbagbo

Invitée en tant que marraine de la célébration de la journée internationale de la femme, placée cette année 2011 sur le thème : « Femme de Côte d'Ivoire, travaille et sois compétente, alors ton mérite sera facteur de paix et de développement », Mme Simone Gbagbo, l'épouse du président Laurent Gbagbo a salué la leçon de foi des femmes, en cette période de crise en Côte d'Ivoire. « Il fallait que nous montrions au monde que la vie continue, malgré la terreur, la souffrance que nous vivons tous les jours. Félicitations à toutes les femmes, parce que vous êtes sur tous les fronts. Sur le front du vivrier, devant les chars, les fusils qui tonnent pour vous menacer, on vous trouve présentes Je voudrais saluer votre grand sens de discernement et de sagesse, parce qu'il y a quelques jours, plus d'un millier de femmes étaient devant la résidence du Président de la République, pour dire au président : il n'était pas question que tu répondes à leur invitation et que tu sortes hors de la Côte d'Ivoire. Le Président de la République en a été très ému, il vous a écouté et le Président de République n'ira pas à cette réunion. Il va y être représenté par M. Alcide Djédjé et M. Affi, qui sont déjà partis », a précisé Mme Simone Gbagbo, faisant allusion à la réunion du panel à Addis-Abeba, à laquelle étaient invités Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara, les 9 et 10 mars prochain. Elle a donc exhorté ses sœurs à continuer le combat pour la liberté, la souveraineté et la libération de la Côte d'Ivoire du joug colonial, en leur rappelant leur mission. « Je vous appelle à vous lever pour bâtir ici en Côte d'Ivoire, une nation paix, d'unité, de partage, d'équité et de justice. C'est nous les femmes qui devons faire ce travail. Nous avons notre pays à construire, nous devons éviter de nous laisser distraire et embarquer par des êtres violents et méchants qui veulent nous entraîner à la division. Nous devons travailler à réduire toutes les fractions sociales et politiques, à faire disparaitre toutes les divisions en notre sein (…) On ne doit pas avoir de division entre les femmes RHDP et les femmes LMP, entre les femmes du Nord et du Sud, entre les nationaux et les étrangers, car ce sont les plaisirs du diable et nous pouvons commencer dès aujourd'hui en faisant en sorte que malgré les combats que nous menons, nos cœurs ne se remplissent pas de haine, que nous ne devenions pas des êtres violents », a insisté Simone Gbagbo.

Pour elle, les banques doivent rouvrir, la monnaie ivoirienne doit venir et les commerces doivent revenir aux mains des Ivoiriens eux-mêmes, pour qu'ils soient les acteurs du développement de la Côte d'Ivoire. Toutefois, Mme Gbagbo a tenu à informer les Ivoiriens des difficultés à venir.

"Ce combat n'est pas facile. Nous devons lutter dans notre pays contre la rébellion qui s'est muée en organisation terroriste, ce ne sont plus des rebelles, ce sont des terroristes ; mais aussi lutter contre l'ONUCI, l'Union européenne et certains pays de la CEDEAO, dont le Burkina Faso, nous devons lutter contre les intérêts égoïstes des Occidentaux. La bataille sera rude, elle est âpre, éprouvante, périlleuse, mais cette bataille est déterminante pour notre présent et pour notre futur et cette bataille est inévitable, c'est pourquoi nous devons nous armer de foi, de courage, de conviction, parce que nous devons faire retourner les forces de domination et d'aliénation. Nous devons demeurer fermes et surtout persévérant. C'est à ce prix que notre victoire sera totale et elle sera belle. Merci pour tout ce que vous avez fait, merci pour ce que vous ferez encore. Vous le ferez pour le seul président élu de la Côte d'Ivoire, le président Laurent Gbagbo, pour qu'il puisse gouverner en toute liberté et en toute souveraineté, n'en déplaise aux prédateurs et ils sont nombreux (…) C'est le moment d'organiser la solidarité dans notre nation. On va traverser un temps tumultueux, il faut que nous l'acceptions et que malgré cette prise de conscience, nous soyons à notre poste, que nous travaillions et que nous soyons capables de faire retourner le Diable, de démontrer à ceux qui ont en projet de nous étouffer économiquement, nous réduire militairement puisse dire que ce peuple est invincible (…) Nous traversons un temps difficile, mais nous le traversons dans la victoire. Ne nous arrêtons pas aux morts, pleurons avec ceux qui ont perdu des êtres chers, en les aidant à se maintenir debout pour continuer ce combat, parce qu'il est un combat pour la victoire, pour une fin glorieuse, pour la délivrance non seulement de la Côte d'Ivoire mais du peuple africain. Nous gagnerons et nous sommes déjà dans la victoire et nous vivrons cette victoire ", a assuré le député d'Abobo.

Laurent Dona Fologo en a profité pour fustiger la mascarade en cours, selon lui, depuis la proclamation des résultats provisoires. « C'était une mise en scène ubuesque, grotesque et rocambolesque (…) Ce qu'on appelle la crise postélectorale prend ses racines depuis 1988, lorsque le président Houphouët, écœuré par le comportement des spéculateurs a décidé de faire la grève du cacao ivoirien et il a refusé de payer la dette de la Côte d'Ivoire. C'est à ce moment-là que la décision de mettre la main sur la Côte d'Ivoire a été prise », a-t-il révélé.

*Titre de la Rédaction

Olivier Dion

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