14/03/2011 01:36:06
Le gouverneur bloque l'ouverture des conteneurs suspects de l'Onu
Après le passage de deux premiers conteneurs soupçonnés de l’Onu au  scanner, le patron de la région du Littoral requiert les instructions du chef de l’Etat pour la suite de la procédure.
Le Messager
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Après le passage de deux premiers conteneurs soupçonnés de l’Onu au  scanner, le patron de la région du Littoral requiert les instructions du chef de l’Etat pour la suite de la procédure.

Initialement prévu le 11 mars dernier, c’est finalement samedi 12 mars courant que deux conteneurs, sur la quarantaine parvenue au Groupement mobile d’intervention (Gmi) à Bonanjo ont été passés au scanner. A priori, des sources proches de la Douane camerounaise évoquent le dysfonctionnement de cet appareillage pour justifier le report constaté dans cette procédure. Mais aussi, les mêmes sources gardent la réserve sur le contenu exact des deux premiers passés au contrôle électronique. Une réserve qui serait à l’origine du refus du gouverneur de la région du Littoral, Faï Yengo Francis, à autoriser l’ouverture des conteneurs pour certifier les résultats du test électronique.

A en croire de nombreuses sources proches des services de sécurité, “ c’est sur la base des traces révélées au cours des premiers contrôles que la hiérarchie sécuritaire a souhaité le besoin de les ouvrir. ” Une ouverture dont l’objectif était de confirmer la nature des images renvoyées par le scanner. A cet effet, une source proche de cette opération laisse entendre que “ il est difficile de dire avec exactitude ce que renferment ces conteneurs avant qu’ils ne soient ouverts pour confirmer les images qui ont été perçues au cours du scanner. ” Toutefois, poursuit la même source, “ quelques éléments renforcent les présomptions émises sur la nature du contenu de ces conteneurs. ”

Des personnels proches des services du gouverneur tiennent néanmoins à faire la nuance. Selon ceux-ci, “ il ne s’agit pas pour lui (le gouverneur Ndlr) de faire opposition à cette  procédure. ” La démarche de la plus haute autorité de la région du Littoral serait subordonnée au caractère diplomatique de cette affaire, mais aussi “ au souci du gouverneur de se référer à sa hiérarchie. ”

                                   Camions suspects de l'onu à Bertoua le 08 Mars 2011


Reste néanmoins la polémique liée à l’état du scanner du Port autonome de Douala. De sources concordantes, la suspension du passage au scanner des containers le 12 mars dernier serait due au mauvais état de cet appareillage. Une raison qui, à en croire les mêmes sources, aurait décidé du report  du processus entamé samedi dernier. “ le scanner est encore tombé en panne, c’est pour cela qu’on a été obligé de reporter l’opération à lundi ou mardi prochain ( les 14 et 15 mars 2011 Ndlr). ”

La suite de l’opération de scanner des camions estampillés du sigle de l’Organisation des nations unies (Onu) pourrait se dérouler dans un climat chargé d’a priori. Outre l’attente des instructions présidentielles qui déterminent le cours de cette affaire, il faudra compter avec la capacité du dispositif technique du Port autonome de Douala et l’attitude des services des Nations unies dont le mutisme semble embarrasser le gouvernement camerounais. Un gouvernement pris dans l’étau de la préservation de sa souveraineté et le respect des accords diplomatiques avec son partenaire onusien.

Joseph OLINGA

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