09/02/2018 07:07:09
Casse-tête protocolaire pour l'ouverture des JO de Pyeongchang

L'attribution des places dans la tribune présidentielle est un cauchemar pour les responsables du protocole sud-coréen.

Le figaro.fr/agence Reuters
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A gauche, Mike Pence (vice-président américain) et à droite, Kim Yo-jong (sœur cadette du dirigeant nord-coréen

 
L'attribution des places dans la tribune présidentielle est un cauchemar pour les responsables du protocole sud-coréen.

À la veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, l'attribution des places dans la tribune présidentielle est un cauchemar pour les responsables du protocole sud-coréen. L'événement est d'habitude bien rodé: le chef de l'État du pays hôte et le président du Comité international olympique (CIO) s'assoient aux places d'honneur, entourés des dirigeants étrangers et autres dignitaires invités. Mais pour les services du président sud-coréen Moon Jae-in, la tâche est bien plus ardue.


Il leur faut gérer en effet la présence conjointe du vice-président américain Mike Pence et de deux très hauts dignitaires du régime de Pyongyang, Kim Yong-nam, qui occupe sur le papier la fonction de chef de l'État, et Kim Yo-jong, la sœur cadette du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Promue en octobre dernier au sein de la hiérarchie nord-coréenne, elle figure sur la liste noire du département américain du Trésor pour atteintes aux droits de l'homme et censure.

Un autre souci concerne le premier ministre japonais Shinzo Abe, qui entretient des relations tendues tant avec la Corée du Nord qu'avec la Corée du Sud. «C'est un casse-tête protocolaire», confirme une source proche du protocole. Compliquant encore les choses, Mike Pence, en visite mercredi au Japon, a promis de nouvelles sanctions contre Pyongyang.

Le vice-président américain voyage en outre avec le père d'Otto Warmbier, un étudiant américain mort en juin dernier après avoir été rapatrié de Corée du Nord où il avait passé 17 mois en détention.

Il a enfin prévu de se rendre au mémorial rendant hommage aux 46 marins sud-coréens morts en 2010 dans le naufrage de leur navire, détruit selon Séoul par une torpille nord-coréenne.

«Qui placer sur les sièges les plus élevés?»

«À quelle distance asseoir les Nord-Coréens et les Américains, alors que Washington évoque si ouvertement des sanctions et des pressions contre la Corée du Nord? Qui placer sur les sièges les plus élevés?», poursuit cette source. Étant formellement chef d'État, Kim Yong-nam appartient à un rang protocolaire supérieur à celui de Mike Pence et devrait théoriquement être placé plus près du président sud-coréen.

Les arbitrages définitifs n'ont pas encore été rendus, a confirmé jeudi une porte-parole du comité d'organisation des Jeux. À la Maison bleue, le siège de la présidence sud-coréenne, un porte-parole s'est refusé à tout commentaire sur ce sujet délicat.

Thomas Bach, le président du CIO, s'est abstenu pour sa part de se mêler de cette question. «Normalement, une partie des travées appartient au CIO et l'autre au comité organisateur et au pays hôte», a-t-il dit lors d'une conférence de presse. «Je ne commettrai pas l'erreur de tenter d'interférer dans l'attribution des places réservées au pays hôte et au comité organisateur. Ce serait la catastrophe assurée.»

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