19/03/2011 14:27:23
Le président sortant du Bénin déclaré gagnant de l'élection
Le président sortant du Bénin, Boni Yayi, a été proclamé vainqueur de la présidentielle dès le premier tour du scrutin, qui s'est tenu dimanche dernier.
Radio-Canada
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Le président sortant du Bénin, Boni Yayi, a été proclamé vainqueur de la présidentielle dès le premier tour du scrutin, qui s'est tenu dimanche dernier.

Selon le chef de la commission électorale, Joseph Gnonlonfoun, Boni Yayi a obtenu 53 % des voix, contre 35 % pour son principal adversaire, Adrien Houngbedji.

En tour, 14 candidats étaient en lice pour le premier tour de l'élection, qui a été reporté deux fois en raison d'un conflit sur les listes électorales. Les élections se sont déroulées dans le calme.

Les résultats officiels doivent maintenant être approuvés par la cour constitutionnelle pour être définitifs. Si les résultats sont confirmés, Boni Yayi, 58 ans, en sera à un deuxième mandat de cinq ans à la présidence du Bénin.

Les résultats du premier tour ont été contestés par l'opposition avant même leur divulgation. Des partisans de l'opposition membres de la commission électorale ont tenté d'empêcher M. Gnonlonfoun de rendre publics les résultats vendredi soir. Des bousculades ont eu lieu avant que la police n'arrive sur les lieux.

« Nous ne reconnaissons pas les résultats qu'il veut annoncer. Gnonlonfoun et sa bande veulent simplement mettre le pays à feu et à sang », a déclaré Edouard Aho, un membre de la commission en faveur de l'opposition.

M. Gnonlonfoun a assuré pour sa part qu'« en masse notre peuple s'est exprimé. Il nous a livré un message de paix, celui du courage, de la foi en l'avenir ».

Le camp du président Yayi, dont le mandat prend fin officiellement le 6 avril, s'était proclamé vainqueur dès mardi, affirmant qu'un second tour était inutile. Adrien Houngbedji, 69 ans, avait aussi revendiqué l'avance après le premier tour et avait soutenu que des fraudes s'étaient produites lors du vote.

En visite à Cotonou vendredi, le président nigérian, Goodluck Jonathan, a de son côté prévenu que son pays n'accepterait pas un conflit postélectoral chez son voisin béninois au moment où la région est déjà secouée par les violences postélectorales qui se déroulent en Côte d'Ivoire et qui menacent de faire sombrer le pays dans une guerre civile.

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