19/03/2011 18:57:18
Première frappe aérienne franšaise en Libye sur "un véhicule indéterminé"
Le président français Nicolas Sarkozy a ouvert les hostilités contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, au nom de la communauté internationale.
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PARIS - Une première frappe aérienne française en Libye, dans le cadre de la résolution 1973 de l'Onu autorisant le recours à la force pour protéger la population libyenne, a eu lieu samedi à 16H45 GMT, visant "un véhicule indéterminé", a annoncé l'état-major des armées.

"Il y a eu un tir à 17h45 (16H45 GMT) sur un véhicule indéterminé"
, a déclaré lors d'une conférence de presse à Paris le colonel Thierry Burckhard, porte-parole de l'état-major des armées.

Il s'agit du premier tir après le feu vert jeudi de l'Onu au recours à la force pour protéger la population civile contre les attaques du régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Des avions français survolent samedi la Libye pour empêcher des "attaques aériennes" des forces de Mouammar Kadhafi sur Benghazi et sont "prêts à intervenir contre des blindés", avait déclaré un peu plus tôt le président français Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un sommet à Paris.

"En accord avec nos partenaires, nos forces aériennes s'opposeront à toute agression des avions du colonel Kadhafi contre la population de Benghazi. D'ores et déjà nos avions empêchent les attaques aériennes sur la ville"
, a déclaré le chef de l'Etat.

"D'ores et déjà d'autres avions, français, sont prêts à intervenir contre des blindés qui menaceraient des civils désarmés", a-t-il ajouté.

 

Le Canada montera au front

Un peu plus tard, en conférence de presse, le premier ministre canadien a confirmé que des opérations aériennes internationales d'importance seront menées « très bientôt » en Libye. Stephen Harper a ajouté qu'un blocus naval était en place.

Plus tôt en journée, Ottawa a fait savoir par un porte-parole être favorable à une participation de ses six chasseurs CF-18 aux opérations. Mais les appareils, qui viennent d'arriver en Sicile, ne seront pas opérationnels avant deux jours.

Le rôle des États-Unis, favorables aux opérations, demeure a être défini.

Du Brésil où il s'entretenait avec son homologue Dilma Rousseff, le président Barack Obama s'est félicité de l'état de préparation de la coalition internationale, ajoutant que « les Libyens doivent être protégés ».

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a promis que Washington apportera « des capacités uniques » à l'effort militaire, sans plus de précisions.

Elle a par ailleurs qualifié de « cruciale » la participation de pays arabes aux opérations.

Kadhafi continue de menacer

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a prévenu samedi Paris, Londres et l'ONU qu'ils regretteraient toute ingérence dans les affaires intérieures de la Libye, a rapporté un porte-parole du régime.

Le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a quant à lui estimé qu'une intervention étrangère pousserait les voisins de la Libye à s'aller aux forces du colonel Mouammar Kadhafi.

« Si une attaque de l'étranger avait lieu ou une intervention étrangère, ce ne sont pas seulement les Libyens qui se battraient, mais vous verriez des Algériens, des Tunisiens, des Égyptiens... Tous, ils prendraient part aux combats sur le sol libyen », a déclaré M. Kaaim dans une entrevue à la BBC.

Il a par ailleurs soutenu que le régime avait respecté le cessez-le-feu qu'il avait annoncé. « La totalité des forces aériennes libyennes ne sont plus en activité, car nous respectons la résolution 1973 de l'ONU et le cessez-le-feu est réel, crédible et solide », a-t-il affirmé.

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