31/03/2011 14:54:03
Gbagbo n'a pas l'intention de démissionner
Laurent Gbagbo "n'a pas l'intention de démissionner" et "des milliers d'Ivoiriens vont prendre les armes pour défendre leur pays", a déclaré jeudi l'un de ses conseillers, alors que les rebelles soutenant Alassane Ouattara, président élu reconnu par la communauté internationale, s'approchent d'Abidjan, siège de la présidence.
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Laurent Gbagbo "n'a pas l'intention de démissionner" et "des milliers d'Ivoiriens vont prendre les armes pour défendre leur pays", a déclaré jeudi l'un de ses conseillers, alors que les rebelles soutenant Alassane Ouattara, président élu reconnu par la communauté internationale, s'approchent d'Abidjan, siège de la présidence.

"Les Ivoiriens, que ce soient les civils ou les militaires qui soutiennent le président Gbagbo, ne resteront pas longtemps les bras croisés sans réagir à cette agression contre leur pays", a affirmé Toussaint Alain, conseiller de M. Gbagbo en Europe, lors d'un entretien téléphonique avec l'Associated Press à Paris.

"Il n'y a pas de mercenaires" aux côtés de l'armée régulière, qui a vu s'enrôler "de nouvelles recrues" récemment, a-t-il dit, accusant en revanche les pro-Ouattara de faire appel à des "mercenaires burkinabés, maliens, nigérians et guinéens".

Laurent Gbagbo, a ajouté M. Alain, "se maintient au pouvoir pour mener la résistance face à cette attaque organisée par la France, les Etats-Unis et les Nations unies contre la Côte d'Ivoire". Disant tenir ses informations militaires de l'état-major ivoirien, il a accusé la force française et celle de l'ONU en Côte d'Ivoire d'aider les rebelles.

Pour lui, "le conflit interne en Côte d'Ivoire est en réalité un conflit international", "ce sont la CIA et les services secrets français qui orchestrent cette guerre en Côte d'Ivoire".

"Aujourd'hui, les risques d'affrontements militaires sont élevés", a estimé M. Alain, mais "le président Gbagbo accepte toutes les initiatives de paix (...) pour éviter un embrasement général du pays". "On ne peut pas s'emparer du pouvoir par la force (...) Nous considérons que c'est par le dialogue qu'il faut régler cette crise", a-t-il expliqué.

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