08/04/2011 15:08:45
Ich bin ein Berliner - Ich bin ein Abidjaner !
Des activistes dozos (de Ouattara) nous attaquent au prétexte q’un Gabonais ne devrait pas se mêler de la crise ivoirienne mais nous leur répondons comme le Président John Kennedy : « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois ») ! ou plus précisément « Ich bin ein Abidjaner, Je suis un Abidjanais.
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Des activistes dozos (de Ouattara) nous attaquent au prétexte q’un Gabonais ne devrait pas se mêler de la crise ivoirienne mais nous leur répondons comme le Président John Kennedy : « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois ») ! ou plus précisément "Ich bin ein Abidjaner", Je suis un Abidjanais. Rappelons que le « Je suis un Berlinois » est une citation célèbre du discours de Kennedy lors de sa visite à Berlin-Ouest le 26 juin 1963, quinze ans après le blocus de Berlin.

Cette phrase avait pour but de montrer le soutien des États-Unis aux habitants de l'Allemagne de l'Ouest, et notamment aux Berlinois. Berlin-Ouest était en effet enclavée dans les territoires communistes de la RDA et le Mur de Berlin séparait la ville en deux depuis presque deux ans.

Or Abidjan (toutes proportions gardées) fait l’objet d’un blocus à nul autre pareil.

- Blocus politique : Les Nations Unies sont comme saisies de fureur contre un petit état africain dans un contexte qui rappelle l’arrivée du futur Maréchal Mobutu à Kinshassa dans les années 1960 et le meurtre de Lumumba le Premier Ministre congolais, à cette exception que Ban-Ki-Moon l’actuel Secrétaire Général de l’ONU n’a pas l’envergure d’un Dag Hammarskjöld.

Ce dernier est né le 29 juillet 1905à Jönköping en Suède et mort dans un accident d'avion le 18 septembre 1961, est un diplomate suédois, qui fut secrétaire général des Nations unies de 1953 à 1961 et auquel fut décerné à titre posthume, en 1961, le prix Nobel de la paix. La preuve ? Ban-Ki-Moon n’arrive même pas à reconnaitre les crimes de guerre de Ouattara dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

- Blocus économique : Des sanctions incomparables ont été votées contre le régime de Gbagbo qui est pourtant loin de la Junte militaire sanguinaire de Birmanie, pour ne citer que celui-ci et contre lequel rien n’est fait.

- Blocus militaire : Le journal français Le Canard Enchaîné a été un des rares médias occidentaux à révéler l’utilisation de la puissance militaire de la Licorne Française (une des plus grandes armées du monde) pour « tuer » le « Président légal » de la Côte d’ivoire : Laurent Gbagbo. Pendant ce temps, l’OTAN piétine devant le Colonel Khadafi.

- Blocus médiatique : pratiquement, l’ensemble des grands médias du monde occidental ont été forcés de prendre partie pour Ouattara et contre Gbagbo.

Quelle est donc la marque des lâches depuis les cours de recréation de notre enfance ? Ils s’en prennent toujours à plus faible que soi et sont incapables de se mesurer à des enfants d’égale force. Même les loups qui chassent en bande n’attaquent qu’une proie « à terre ».

Pour une fin du printemps Françafricain!

Il faut soutenir Gbagbo pour deux raisons principales :

   1. La bataille d’Abidjan est une bataille pour la fin du temps françafricain ; et il est étonnant que c’est celui qui avait promis d’en finir avec la Françafrique en 2007 qui est en train de l’achever sous nos yeux alors qu’il pensait la renforcer ! LOL comme disent les jeunes !

   2. Si Gbagbo tombe ou si son combat ne perdure pas au-delà d’une mort toujours possible, l’Afrique francophone est perdue jusqu’au XXIIe siècle. Nous en sommes plus que persuadés !

L’heure n’est plus aux petits calculs politiciens du genre « oui, mais si nous soutenons Gbagbo ouvertement, l’Élysée va nous empêcher de gérer nos pays ». Ce sont là de courtes vues qui démontrent bien qu’une certaine génération n’est plus au niveau du débat africain. Ceux qui pensent aussi qu’en France, on peut encore assassiner des opposants pour délit de « libre expression » sont un peu ridicules. C’est le temps du courage !

Voici un extrait du discours prononcé par le président J. F. Kennedy devant le mur de Berlin le 26 juin 1963 :

« Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre (l’Afrique francophone)et le monde communiste (le monde françafricain).

Qu'ils viennent à Berlin (Abidjan) !

Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes (être complices de la Françafrique).

Qu'ils viennent à Berlin (Abidjan) ! Lass sie nach Berlin kommen (« Qu'ils viennent à Berlin (Abidjan) ») !

Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur pour empêcher notre peuple de s'enfuir. (...) Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste (françafricain). Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité.

(...) Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de Berlin (d’Abidjan). C'est pourquoi, en tant qu'homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner ! (Je suis un Berlinois). »
.  — John F. Kennedy.

Je dirais même plus, pour paraphraser les frères Dupont dans « Tintin et Milou » : Je suis un Abidjanais !

Bruno Ben MOUBAMBA.

Vice-président de l’Union Nationale interdite au Gabon.

Bruno Ben MOUBAMBA

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