11/04/2011 03:03:46
Election présidentielle: les candidats débourseront désormais 5 millions Fcfa
C’est désormais le montant exigé des postulants à la magistrature suprême. C’est le principal amendement apporté par les députés à l’ensemble des trois projets de lois déposés par le gouvernement au cours de la session extraordinaire du parlement qui s’est achevée samedi 9 avril 2011.
Le Messager
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C’est désormais le montant exigé des postulants à la magistrature suprême. C’est le principal amendement apporté par les députés à l’ensemble des trois projets de lois déposés par le gouvernement au cours de la session extraordinaire du parlement qui s’est achevée samedi 9 avril 2011.

Que s’est il passé entre le moment où le député Essola a demandé que la caution versée par les candidats à la présidentielle soit relevée à 15 millions Fcfa pour éviter des candidatures censitaires et les moments qui ont suivi le refus catégorique de  Marafa Hamidou Yaya (photo) ? Car, quand  monté au créneau pour apporter une réponse aux interpellations des députés, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minadt) ne concède presque rien aux membres de la représentation nationale. Même pas à son parti, le Rdpc dont un des députés vient d’émettre le vœu d’augmenter davantage le montant de la caution que doivent verser les candidats au scrutin présidentiel déjà doublé dans le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 92-010 du 17 septembre 1992 fixant les conditions d’élection et de suppléance a la présidence de la République.

Toujours est-il que l’on observe dans un laps de temps que le président du groupe parlementaire Rdpc, Jean Bernard Ndongo Essomba se lève de son siège pour regagner le box prévu pour les membres du gouvernement. Il chuchote quelques mots dans l’oreille du directeur du cabinet civil  (Dcc) qui prend part aux travaux de la session extraordinaire depuis le début. L’échange dure quelques minutes. Entre temps, Cavaye Yiguie Djibril a cédé sa place à son premier vice-président Hilarion Etong. Lorsque Marafa retrouve sa place dans le box du gouvernement, il a un court entretien avec le Dcc et redemande dans la foulée la parole pour annoncer que le gouvernement accédait à la demande des députés de relever la caution. Aussi signale-t-il qu’elle s’élèvera désormais à 5 millions Fcfa. Malgré le chahut des députés de l’opposition qui estiment que le parlement est malmené par le gouvernement, l’amendement est adopté avec l’ensemble du projet initialement introduit par le président de la République.  

Mandat de sept ans

Lequel projet vise notamment à adapter ces textes obsolètes à la Constitution du 18 janvier 1996 et ses différentes modifications.  Car, il existait une incohérence manifeste entre les textes régissant l’organisation d’élection présidentielle et conditions de suppléance à la fonction présidentielle. Dans les textes ainsi toilettés, il était stipulé que le président de la République est élu pour un mandat de 7 ans, renouvelable une seule fois. Alors qu’après l’amendement apporté à la Constitution en 2008, il est prévu que le président est élu pour 7 ans renouvelable. De même qu’aucune partie de ces textes ne prévoit pas qu’Elecam organise l’élection présidentielle au Cameroun.

Toutes ces prérogatives revenant  à l’Administration territoriale. Dans la même veine, les textes du 17 septembre 2011 qui consacrent l’organisation d’élection pluraliste à la présidence de la République ,  sont harmonisés avec les textes d’Elecam. Après 6 heures de débat, ce texte a été adopté en même temps que celui régissant le secteur de l’électricité au Cameroun. Elle s’applique aux activités de production à partir de toute source primaire ou secondaire d’énergie, de transport, de distribution, de fourniture d’importation, d’exportation et de vente d’électricité, réalisés par toutes entreprises sur le territoire camerounais.

Pour le reste, malgré la vive contestation des députés de l’opposition, la loi modifiant le fonctionnement d’Elecam a été adoptée la veille. La composition du conseil électoral passe de 12 à 18 membres. Et surtout Elecam n’aura plus le droit de publier les tendances après compilation des procès verbaux. Seul le Conseil constitutionnel a désormais le droit de divulguer les résultats de toute élection au Cameroun.

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