13/04/2011 03:53:13
Opinion: « L'après-Gbagbo » en question
« L'après-Gbagbo » et l'implosion imminente du jeune système Ouattara.
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Ça y est ! Ouattara va enfin rendre à notre Côte d’Ivoire chérie la paix qu’il avait promis de ne lui rendre que lorsqu’il sera devenu son président. Il va enfin la rendre gouvernable. Enfin, c’est ce qu’il croit et ce que nous espérons. Il triomphe, il entre au palais présidentiel en enjambant des milliers de cadavres que ses forces rebelles ont criblé, égorgé, lynché, immolé et étalé là pour lui depuis Septembre 2002.

Ce qui m’intéresse, c’est cette nouvelle ère que beaucoup de journalistes spécialistes de l’intoxication et de la guerre communicationnelle psychologique comme nous l’avons tous subi ont appelé : l’après-Gbagbo. Et les réalités des alliances du nouveau système, le système Ouattara.


Qu’ils ne se trompent pas. Il n’y aura jamais d’après-Gbagbo. Comme il n’y a jamais eu d’après- Lumumba ou d’après-Sankara. Les Américains et Kagame qui ont dû tirer une balle dans la tête de Kabila père en Janvier 2001 parce qu’il s’était « relumumbaïsé », c’est-à-dire parce qu’il avait recouvré ce souci profond du patriotisme, du peuple, dans la gestion des affaires d’état et des richesses naturelles et Compaoré qui, à tout moment se retrouve hanté, reproché par les nouvelles générations de faire moins que Sankara en savent quelque chose. Les idées les vraies ne meurent jamais. Sankara menaçait souvent ainsi ceux qui voulaient l’assassiner pour ses idées: « Si vous tuez Sankara vous en aurez cent autres » ! Cette phrase, quoique venant de Sankara, est très fausse. Car la vérité c’est que si vous tuez Sankara vous en aurez mille autres. Regardez bien la jeunesse qui monte à présent. Elle est plus en plus difficile à canaliser dans la pensée du développement occidentalisé. Elle lèche de moins en moins les bottes de l’homme blanc. L’après-Gbagbo, c’est Gbagbo.

Gbagbo a été arrêté, c’est des millions d’autres Gbagbo qui se sont crées dans les millions de jeunes esprits africains. C’est des millions de haines, d’esprits hostiles et peut-être même racistes -même si Gbagbo n’en était pas un- que la France surtout vient de se créer. Les Américains ont les Arabes, les Français ont désormais pour fardeau les Africains.

Pour ce qui me concerne,  ma plus grande peur a été évitée, celle de voir Gbagbo renoncer à ses idées, sous les pressions économiques, l’isolement et les pressions diplomatiques, les massacres de ses populations, les assauts de missiles français et onusiens sur le palais présidentiel et sa résidence personnelle. Il aura cru jusqu’à la fin. On l’a présenté comme un mauvais perdant, un dictateur, un usurpateur du pouvoir qui a obligé à une option autre que celle militaire. Alors qu’on n’a jamais cherché à l’écouter, à le comprendre. Alors que c’est quelqu’un qui ne fuyait pas le débat contradictoire, qui était convaincu de bonne foi de sa victoire dont il avait les preuves concrètes. Il a appelé au dialogue, à la création d’une commission d’enquête sur les élections composée des représentants des parties politiques de Côte d’Ivoire, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, de l’ONU, de la France, des Etats-Unis... et de tout autre personne ou personnalité de bonne foi ou de bonne volonté. Il demandait juste que la vérité, que la volonté du peuple ivoirien ressorte des urnes, qu’on recompte les voix pour qu’il s’en aille s’il a perdu.

Que y’avait-il de belligène, d’anti-démocratique, de dilatoire dans cette attitude ? Les médiations ne pouvaient en aucun cas marcher car elles problématisaient très mal la situation post-électorale en Côte d’Ivoire. Les médiations répondaient à quel problème ? Aucun ! Elles sont même venues plutôt aggraver la situation et légitimer les velléités d’utilisation illégitime et illégale de la force militaire. D’ailleurs la majorité de ceux qui arrivaient à Abidjan n’étaient pas des médiateurs qui sont des personnes neutres qui essaient de rapprocher les parties en conflit mais des émissaires qui venaient porter un message t préalablement clairement défini : « Gbagbo, tu dois partir ou on utilise la force » !

Il n’y a qu’une seule personne qui a essayé de ne pas se rabaisser dans ce mimétisme verbal et ce marionnettisme et cette platitude diplomatiques et qui a essayé de jouer convenablement son rôle, c’est le président du Bénin Yayi Boni qui a pris soin de recentrer le problème qui était celui de savoir qui la majorité du peuple ivoirien a élu, d’écouter les arguments des deux parties Gbagbo et Ouattara et de s’en aller en disant tout de même diplomatiquement : « Gbagbo a raison ; Je me comporterais comme lui si j’étais à sa place ».


Ouattara a justement refusé de recentrer le problème en acceptant le recomptage comme gestion du contentieux électoral, préférant l’option militaire parce qu’il savait qu’il n’avait pas gagné démocratiquement comme il le prétendait. Quels étaient ses arguments et de ceux de ses partisans : «  la C.E.I. -qui pour eux se résument au président Youssouf Bakayoko - m’a désigné vainqueur, la communauté internationale me reconnaît, le monde entier est contre Gbagbo et veut attaquer militairement, donc j’ai gagné ! etc... » Jugeons-nous même du pitoyable raisonnement d’un ancien directeur adjoint du FMI ? Ce raisonnement répond à quelle question ? Répond t-il à la question de savoir si la majorité du peuple ivoirien l’a élu ?

Quand même, n’est-ce pas suspect que quelqu’un qui dit avoir gagné clairement des élections avec toutes les alliances politiques de circonstance qu’on lui reconnaît refuse le recomptage des votes ?

Non, c’était évident, que la majorité de tous ceux qui sont intervenus dans cette crise post-électorale ne recherchaient pas la vérité, la démocratie dans ces élections ; ça été trop clair que c’est directement la tête de Gbagbo qu’on voulait. Gbagbo était immaîtrisable, dérangeait et inquiétait sérieusement. C’est pour cela qu’on ne l’a jamais laisser gouverner. Il fallait vraiment qu’il parte. Et par tous les moyens. Toute idée ou toute manipulation médiatique qui pouvait aller dans ce sens était bon à prendre. Les diables ont fait jouer leur lugubre génie.

Gbagbo est même allé jusqu’à être accusé d’assassin, de ne pas être un grand homme d’état soucieux du peuple. Il y’a une attitude qui nous a toujours intrigué de la part de ces grands hommes d’états européens, américains, onusiens et panafricains qui révèle le deux poids-deux mesures dans leur intervention et leur manque de souci de régler pacifiquement ce contentieux post-électoral et de protéger les civils. Ils ont toujours dit, tour à tour, c’est du moins leurs propos en substance : «  Si Gbagbo a encore le sens de l’État, s’il aime la Côte d’Ivoire, il faut qu’il quitte le pouvoir pour que des centaines d’Ivoiriens cessent de se faire tuer ». Mais ils n’ont jamais dit : « Si Ouattara a encore, le sens de l’état, s’il aime la Côte d’Ivoire, il faut qu’il laisse le pouvoir ou accepte au moins le recomptage des voix pour que ces forces rebelles cessent de s’entre-tuer avec des centaines d’Ivoiriens ». Jamais ils ne l’ont dit. Le satan était tout désigné : Gbagbo, qu’il fallait abattre à tout prix.

Ils ont tout fait pour désolidariser les millions d’Ivoiriens et d’Ivoiriennes qui étaient derrière Gbagbo en lui collant l’origine de l’instabilité politique qui gangrène la Côte d’Ivoire depuis Septembre 2002, en poussant les Ivoiriens à incarner dans leur psycologie que si le pays est divisé, que si l’économie stagne et régresse faisant ainsi progresser la misère, que si l’eau, l’électricité, les médicaments, la nourriture... manquent, que si les problèmes sanitaires et les crises humanitaires persistent et que les Ivoiriens et les Ivoiriennes s’entretuent dans un climat d’insécurité permanent, c’est à cause de Gbagbo. Une manière insidieuse de leur signifier clairement que tant que vous soutiendrez et psychologiquement et ouvertement Gbagbo, nous vous empêcherons de vivre normalement, nous ne lèverons pas l’axphysie économique, nous ne mettrons pas fin à l’insécurité.

Conséquence : même les Ivoiriens qui continuaient ou qui continuent de croire aux idées de Gbagbo, qui savaient que la raison était de son côté ont été contraint d’accepter l’impuissance de Gbagbo face aux coalitions diplomatiques et economiques pour se tourner vers Ouattara ne serait-ce que pour survivre ou pour que les Ivoiriennes et les Ivoiriens qu’ils ne supportaient plus de voir agoniser cessent de mourir. C’est dans cette logique qu’il faut comprendre à notre avis les prises de position des personnalités artistiques comme Alpha Blondy.

Mais il faut très vite préciser que si l’on doit reconnaître énormément de manquements à Gbagbo, le climat socio-politique extrêment difficile dans lequel suffoque la Côte d’Ivoire depuis Septembre 2002 n’est nullement en grande partie de sa faute. Ce climat de misère ressemble est le résultat d’une promesse faite par Ouattara en Août 2002, période à laquelle il avait promis rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable tant qu’il ne serait pas président. Même promesse d’instabilité qu’il avait faite à Bédié en Septembre 1999 et accompli par le coup d’état du général Gueï en Décembre 1999.

Gbagbo a résisté jusqu’au bout. Il est resté fidèle à ses idées, ces idées qui nous ont fait tous l’admirer et l’aimer. Il n’a pas fui en exil comme est venu lui proposer Thabo Mbéki lors de la première médiation en Janvier 2011. Il n’a pas mis à l’abri, à l’étranger sa famille comme beaucoup de ses collègues et généraux dissidents l’ont fait. Il n’a rien signé, rien trahi. Sans se soucier des vulgaires menaces du corrompu et ancien prisonnier d’Alain Juppé. Non. Quand les forces républicaines et les forces françaises ont enfin pénétré dans le palais présidentiel, ils l’ont trouvé dans son bureau assis entrain de travailler. C’est héroïque ! Ce n’est qu’après qu’ils l’ont conduit dans sa chambre à coucher où nous avons vu ces images d’un soldat lui mettant sa chemise.

Que doivent faire tous ces millions d’ivoiriens qui ont soutenu, qui soutiennent toujours Gbagbo ? Empêcher Ouattara de gouverner ? Non. Qu’ils le laissent gouverner pour ne pas être accusé de son autodestruction imminente. Ouattara porte, déjà par la manière dont il est enfin arrivé, au pouvoir la propre malédiction de son règne. L’offensive diplomatique et militaire française, préparée pendant des mois, avec les Nations-Unies  a été bien trop claire dans ses intentions _chasser particulièrement Gbagbo qui n’a jamais caché ses intentions de ne pas s’aligner dans les réseaux d’intérêts franç-maçonnafriques auxquels appartiennent de nombreux de chefs africains _ et est bien trop visible de mensonges médiatiques et bien trop lourde de maladresses pour que le règne de Ouattara se passe bien. Remarquons que tout ce que touche Nicolas Sarkozy, tout ce qui absorbe son énergie, retient son attention finit par échouer ou par mourir une fois né !

Oui, triompher dans le sang, par des rebelles entretenus par des parrains étrangers, en violant les lois et institutions d’un pays ne permet pas de gouverner sereinement. Le temps de pays les dettes à ces soutiens-rebelles et parrains de longue date est venu. Et un bien qui a toujours été obtenu par l’illégalité et l’illicite crée toujours des frustrations au moment de son partage et est conflictogène. Et de plus, la dette du diable ne finit jamais. Il renchérit toujours.

Tenons-nous tranquilles, si vous voulez, nous faisons un pari : le divorce entre Ouattara d’une part et Soro et les rebelles d’autre part c’est pour bientôt, lorsque les premiers mandats d’arrêt international seront émis. Il faudra bien qu’il lâche entre les mains du « Roi-président de la république de la Cour pénale internationale », « son excellence-majesté » Luis Moreno Ocampo quelques chefs rebelles, les comzones (Shérif Ousmane, Commandant Watao, Zakaria peut-être Ibrahim Coulibaly dit IB...) qui se sont rendus coupables de massacres et qui le soutiennent depuis 2002.

Oui, il n’est pas exclu que Ouattara se retrouve entrain d’affronter des chefs rebelles et leurs troupes ou peut-être Soro lui-même quand il devra remanier la défense ou quand Soro se verra refuser l’intervention de Ouattara auprès de ses réseaux dans la « communauté internationale » pour que le mandat d’arrêt émis contre un comzone, ami de Soro, soit annulé. Car Soro lui-même se sentira menacé. L’autre menace de rébellion pourra venir de la récompense que Ouattara devra accorder à un autre comzone, Ibrahim Coulibaly qui a ses troupes rebelles différentes de celles de Soro.


En effet, Coulibaly et Soro sont des ennemis jurés et se détestent ouvertement. D’ailleurs Soro a souvent mal caché qu’il le soupçonnait d’avoir tenté de l’assassiner avec une roquette en 2007. Si Coulibaly se voit accorder une récompense, un poste par exemple qui ne plaît pas à Soro et que Ouattara, pour calmer Soro, doive le changer alors Coulibaly fera tout pour cette fois avoir la tête de Soro. Ou entrera en rébellion contre le régime. Non pour nuire peut-être à Ouattara, mais pour prostester contre les caprices tout-puissants de Soro qui vend chère sa fidélité à Ouattara. Ouattara lui-même est conscient qu’une rebellion peut éclater. C’est pour cela qu’il déjà commencer à prévenir qu’il ne « tolèrerait aucun écart ».


L’autre faille du nouveau système Ouattara viendra du cas Bédié. Soro acceptera t-il de céder la primature à Bédié pour ne se contenter que de la défense ? Cela reste à voir. Si non,alors comment Ouattara gèrera la frustration de Bédié ? Avec quel poste consolera t-il Bédié ou essayera de le canaliser pour qu’il se taise peut-être ? Car Bédié paraît-il est très rancunier et pourrait dévoiler des choses, des faits qui compromettraient gravement la présidence de Ouattara. Des faits qui prouveraient que Ouattara aurait perdu, derrière Gbagbo et Bédié, les présidentielles de Décembre 2010 depuis le premier tour.

Et le ministère de la défense, parce que Ouattara se méfie grandement de Soro et le soupçonne de vouloir se présenter aux présidentielles de 2015 ou 2016 est un ministère où il aimerait signifier clairement son autorité de président de la république en nommant sa propre personne sans craindre les représailles de Soro qui est légitiment accepté comme chef par le gros des troupes rebelles. Donc qu’il pourrait lui seul soulever et lui seul calmer. Soro, c’est nous ne dirons même pas un caillou mais une pointe dans la chaussure de Ouattara ! Il n’est d’ailleurs pas exclu, car nous sommes dans le pur machiavélisme, que Soro, dans les prochaines années, meurt dans un crash d’hélicoptère, par une balle d’un rebelle garde du corps retourné par Ouattara. Ou de toute autre mort bizarre.

Mais avant cela n’arrive si cela devait arriver un jour, une rébellion est imminente en Côte d’Ivoire. Attendons juste la véritable constitution du gouvernement, les premières récompenses ou les premiers mandats d’arrêt international émis pour le camp Ouattara.

Quoiqu’il en soit, l’Histoire retiendra que 66 ans après sa création et 51 ans après les indépendances l’ONU et la France motivés par leurs propres mensonges ont violé l’esprit de la Charte, violé les lois et institutions d’un pays,  bombardé avec des missiles des bâtiments, des hôpitaux militaires, des maisons tuant en une nuit plus de 2300 civils, qui n’étaient que des nègres et non des juifs, bombardé des palais présidentiels qu’ils ont pénétré et arrêté un chef d’Etat qui ne demandait rien d’autre que la vérité soit faite sur une élection.

Savez-vous ce qui a sauvé les forces Onuci et françaises et les forces rebelles ? c’est que les Ivoiriens qui en grande partie le président Gbagbo n’étaient pas musulmans. Voilà tout. Tout ce qui à permis à l’Onuci et à l’armée française qui n’a jamais gagné une guerre réelle dans l’histoire de l’humanité et qui a déjà un long passé de complicité génocidaire ( Bamiléké, population malgache, Wè, tutsi...) de prendre la Côte d’Ivoire. Ce n’était d’ailleurs même pas facile !

Les Ivoiriens ne sont pas en grande majorité musulmans. Il faut un peu que ces armées lâches aillent se comporter comme cela en Algérie, au Yémen ou au Nord du Nigéria. Ou même en Somalie... Nous verrons si leur corps ne serons pas traînés au sol par ces combattants que leurs coéquipiers fuyant malgré leur équipement ultra-moderne vont s’empresser de qualifier rapidement d’islamistes. D’ailleurs, nous n’avons qu’à voir comment ces forces françaises sont incapables d’avancer et sont tués correctement en Afghanistan.

Il n’y a qu’un seul combat dans ce monde, les peuples n’ont qu’une seule raison de vivre : la liberté, s’affranchir de la domination des autres peuples. C’est clair que Nicolas Sarkozy comme la société française et bien d’autres sociétés occidentales dites libres, mais non-libres en réalité, car  conditionnées par la pensée unique, fondamentaliste ultra-libérale ne sont pas en paix. Quand une société est aussi malade avec elle-même, elle ne peut qu’exporter, déverser ses conflits intérieurs vers d’autres civilisations, sur d’autres sociétés. Dag Hammarskjöld, ancien secrétaire général de l’O.N.U et Prix Nobel de la Paix en 1961 disait avec justesse : « Un homme en guerre contre lui sera en guerre contre les autres ».

Pour l’instant, nous aimerions dire aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens de garder toute la richesse que leur a transmis Gbagbo, d’essayer de vivre décemment en saisissant les opportunités de tranquillité que le nouveau régime apportera et d’attendre patiemment pour voir ce nouveau régime hissé au pouvoir par la tricherie, les mensonges médiatiques, les massacres... s’autodétruire et se faire la guerre sous leurs yeux. Car on ne satisfait jamais un rebelle. Bientôt on verra des rapports diligentés par Ouattara qui viendront prouver que Laurent Gbagbo a détourné des fonds publics ivoiriens pour le décrédibiliser. Ce qui sera très faux, car si Gbagbo était corrompu, il aurait renoncé depuis longtemps à ces idées qui ont failli lui coûter sa vie et celle de toute sa famille. Les corrompus ne vont jamais jusqu’au bout de leurs idées, de leur idéal surtout devant la mort.


D’ailleurs ils n’en ont pas. Cette tentative de Ouattara ressemblera à celle inutile qu’a essayé Blaise Compaoré en 1987 ou 1988 pour salir la mémoire de Sankara. Ce qui bien entendu les Burkinabè et les Africains n’étaient pas bêtes. Car les êtres humains savent reconnaître ceux qui les ont aimés, ceux qui se sont soucié d’eux même s’ils n’ont pas pu bénéficier des fruits de ses idées. C’est les corrompus qui aiment les compromissions dans les idées pour rester au pouvoir.

Peut être Gbagbo ira à la cour pénale internationale, peut-être à la justice française pour l’affaire Kieffer, peut-être restera t-il en Côte d’Ivoire à la disposition de la justice ivoirienne. Nous n’en savons rien pour l’instant. Mais ce qu’il faudrait c’est que les Ivoiriens de toute région, de toute confession continuent de garder leur foi, de prier beaucoup pour lui et sa famille et la Côte d’Ivoire. Qu’ils mettent les orgueils de côté comme le souhaite Gbagbo pour saisir les opportunités de tranquillité, de paix et de prospérité peut-être que Ouattara leur offrira. Même si ce que lui, Gbagbo aurait pu leur offrir mais qu’on l’a empêché d’offrir, aurait été mieux plus ivoirien et plus digne. Qu’ils acceptent la main tendue de Ouattara se réconcilient avec leurs frères et sœurs du Nord qui à vrai dire ont voté Gbagbo et ont vécu sous la dictature des Forces Nouvelles ne serait-ce que pour que les plus petits vivent plus tranquilles, aillent à l’école et pour que l’échec imminent de Ouattara ne leur soit pas imputé.

Glorifions l’Eternel en toute circonstance et souhaitons quand même, ne serait-ce que pour tous les Ivoiriennes et Ivoiriens qui ne sont pas morts, du succès à Ouattara. Même s’il n’en aura plus besoin car son règne d’entrée de jeu est maudit et est déjà tout un échec comme celui de Mobutu.


Un étudiant algérien de science politique

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