14/04/2011 04:09:22
Accompagnons nos frères ivoiriens dans la réconciliation
Le conflit fratricide inter-ivoirien vient de démontrer une fois de plus qu’on ne gagne  jamais une guerre. Seule la population en sort perdante. Aujourd’hui, il est plus que jamais clair, que nous tous africains devons nous tenir du coté du peuple ivoirien pour les accompagner dans l’apaisement...
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Le conflit fratricide inter-ivoirien vient de démontrer une fois de plus qu’on ne gagne  jamais une guerre. Seule la population en sort perdante. Aujourd’hui, il est plus que jamais clair, que nous tous africains devons nous tenir du coté du peuple ivoirien pour les accompagner dans l’apaisement, dans la volonté pressante de se pardonner et dans la promotion du vivre ensemble.

Nous avons tous vécu, avec émotion parfois, chacun dans son droit légitime de prise de position, quatre mois de descente en enfer d’une Côte d’Ivoire tel qu’on la connaissait. Comme moi, tous ceux qui ont eu la chance de visiter ou de vivre dans ce jadis beau pays, un exemple vraiment de réussite africaine avant les années 2000, diront en cœur, et sans parti pris, plus jamais cela. Plus jamais la guerre des clans chez nous.

Maintenant, quelle que soit notre opinion sur ce conflit, nous ne pouvons plus rien changer à la réalité sonnante, au cours de l’histoire. C’est clair, le président Laurent Gbagbo a été arrêté et il est désormais impuissant. C’est malheureux. Cette fin est très triste et regrettable pour ce combattant du néocolonialisme de la première heure. Son sort face à l’histoire de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique et du monde entier aurait-il pu être autrement? Je ne m’aventurerai pas sur ce terrain car les historiens, sociologues, politologues et anthropologues sont mieux
placés pour lui dédier, par le biais de tonnes d’écritures, la place qui lui revient face à (ou dans) l’histoire.

Comme dans tout acte et action de la vie, faisons nous à l'évidence qu’on ne peut plus reculer, surtout pas revenir dans le temps. Faisons désormais la promotion des messages de paix et de réconciliation pour aider nos frères Ivoiriens du nord au sud, de l’est à l’ouest et du centre.

La violence, qu’elle soit verbale, sur les sites sociaux, sur le net ou sur les forums de discussion ne sert et ne servira plus à rien. Elle ne peut que diviser sans vraiment arrêter la roue qui tourne. La polémique n'aidera plus personne, surtout pas les ivoiriens. La haine ne construira pas le pays dévasté, ne recollera pas les morceaux cassés. Pire, ce sera encore des années de clanisme, de division aux services des vendeurs d’armes, de perte de temps, comme les 12 dernières années
perdues depuis le coup d’État du feu général Robert Guéï en 1999.

De ce fait, seule une vraie réconciliation entre ivoiriens, un pardon venant du fond du cœur, une solidarité et un amour du prochain aideront et ouvriront un horizon nouveau, permettant de regarder ensemble vers l'avant et surtout de remettre le pays sur de bons rails afin que la locomotive tire le reste de la population. Pour y parvenir, il est impératif, comme on le fait souvent en gestion pour recadrer les objectifs à atteindre, d’accepter la situation actuelle telle qu’elle se présente, en tirer les leçons pour mieux préparer ce qu’il est important de faire, à
savoir la paix, et pour mieux se projeter vers l’avenir sans heurts encore, à savoir bâtir une nouvelle société ivoirienne unie avec la participation de tous ses fils et filles et l’apport des frères africains.

Ce n’est que de cette façon là qu’on peut redonner espoir, reconstruire ce pays où les citoyens ont plus que jamais besoin d’un vivons ensemble, dans la paix et surtout du communions ensemble dans la fraternité pour ce nouveau jour qui se lève sur l’aube d’une nouvelle Côte d’Ivoire, qui va se tenir debout et qui est gage d’un avenir meilleur pour tous les frères et sœurs ivoiriens, ivoiriennes de Côte d’Ivoire et de part le monde. L’Afrique toute entière est avec vous,  malgré ces moments douloureux et regrettables, vous êtes le symbole d’une nouvelle Afrique, une Afrique qui veut avancer, une Afrique qui ne veut plus servir de chair à canon.

Martin Stéphane Fongang

Martin Stéphane Fongang

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