15/04/2011 02:22:13
Les avocats de Gbagbo contestent la base juridique de son arrestation
Des avocats du président de Laurent Gbagbo, saisis par une de ses filles en France, interpellent le secrétaire général des Nations unies sur les bases juridiques de son arrestation et sur le rôle de l'ONU, dans un courrier cité par l’agence France presse.
rfi / cameroonvoice
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Des avocats du président de Laurent Gbagbo, saisis par une de ses filles en France, interpellent le secrétaire général des Nations unies sur les bases juridiques de son arrestation et sur le rôle de l'ONU, dans un courrier cité par l’agence France presse.

Mes Marcel Ceccaldi, Lucie Bourthoumieux et Jean-Charles Tchikaya, considèrent qu’aucune disposition de la résolution 1975, qui a permis à l'ONU de détruire les armes lourdes en possession du camp Gbagbo, « ne donne autorité à l'Onuci pour prendre des mesures privatives de liberté » contre Laurent Gbagbo et ses proches. Ses défenseurs interpellent donc Ban Ki-moon. « A quel titre et sur quel fondement juridique le président Laurent Gbagbo, son épouse, les membres de sa famille et ses collaborateurs sont en état d'arrestation ? », « Quelle autorité » les retient et « à quel titre ? », « quelles sont les conditions de leur détention ? », interrogent-ils.

Les avocats assurent, par ailleurs, que « des sympathisants de (Laurent Gbagbo) ou présentés comme tels » sont victimes « d’atteintes aux droits humains ». Selon eux des membres du gouvernement de l'ex-président « sont systématiquement torturés et blessés avec des machettes quand ils ne sont pas simplement assassinés ».
Ils préviennent enfin qu'en cas de mauvais traitements infligés au président déchu, la « responsabilité personnelle » du secrétaire général, mais aussi celle de l'ONU et de la France « seront engagées ».

Mercredi, le chef des rebelles, Alassane Ouattara avait indiqué, lors d’une conférence de presse que Laurent Gbagbo avait été transféré dans le nord du pays. Il avait par ailleurs promis que Le chef d'Etat déchu serait « traité avec considération » et que « son intégrité physique » serait « préservée ».

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