15/04/2011 13:40:11
Cameroun: Un Français tué dans la rue
Douala. Schneider Louis a reçu des coups de poignard dans la poitrine, au sortir d’une boîte de nuit hier matin.
Le Jour
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Selon des sources policières, l’expatrié était accompagné par une fille au moment de son agression. Il a été surpris par ses bourreaux, au sortir d’une boîte de nuit à Akwa. Ses agresseurs étaient postés devant l’hôtel Akwa Palace, au quartier Akwa. Schneider Louis a été traîné par ses bourreaux sur près de huit cents mètres, apprend-t-on. « Comme il a voulu se défendre, les enfants de la rue l’ont poignardé », affirme une source. D’après une expertise médicale réalisée par des médecins de la polyclinique de Bonanjo, Schneider Louis était décédé avant même son admission dans cette formation hospitalière. Son corps a été transféré à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala.

Des employés de ladite morgue confirment qu’ils ont reçu la dépouille de l’expatrié français à l’hôpital Laquintinie. Le corps présente des blessures sur le côté gauche de la poitrine. Le Français a reçu des coups de poignard dans cette partie du corps  pendant qu’il se battait contre ses agresseurs, à en croire nos informateurs.  

Né le 17 mars 1951 à Metz, en France, Schneider Louis était employé de la Société d’intervention gabonaise en milieu aquatique, une structure qui sous-traiterait avec la société Pecten Cameroun. Selon des sources au consulat français où Le Jour a obtenu des informations sur la victime, entre 2006 et 200 Schnieder a effectué plusieurs voyages  Cameroun. Il y est revenu au mois de mars 2011, pour des raisons inconnues du Jour. Certaines sources affirment que la victime est arrivée au Cameroun pour la dernière fois dimanche dernier. La police Judiciaire a ouvert une enquête destinée à établir les circonstances réelles de l’assassinat de l’expatrié français.

La procédure ainsi engagée a permis de mettre la main sur deux individus soupçonnés d’avoir pris part à son assassinat, et de récupérer des objets utilisés par des agresseurs, notamment un petit couteau de cuisine et une pince Monseigneur. Il s’agit de Guy Kameni et de Jacques Bell Mayagui, tous deux enfants de la rue. Les deux suspects sont actuellement détenus dans une cellule à la direction régionale de la police Judiciaire (Drpj) du Littoral, à Bonanjo. 

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