10/07/2009 17:52:40
Congo: Des candidats réitèrent leur demande de report de la présidentielle
BRAZZAVILLE (AFP) — Six des treize candidats en lice pour l'élection présidentielle de dimanche au Congo ont à nouveau demandé vendredi à Brazzaville le report du scrutin, en dénonçant un ficher électoral "gonflé à volonté".
AFP
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"Nous exigeons du président de la République le report du scrutin à une date qui sera fixée" par concertation nationale, ont déclaré lors d'une conférence presse commune trois candidats de l'opposition radicale et trois indépendants.

Les opposants sont Mathias Dzon, Guy Romain Kinfoussia et Clément Miérassa, les indépendants: Jean François Tchibinda Kouangou, Marion Matzimba Ehouango et Bonaventure Mizidy Bavouéza.

Ils n'ont cependant pas indiqué immédiatement s'ils se retireraient du processus. Ils devaient se prononcer sur le sujet lors d'une réunion prévue dans l'après-midi entre les 12 candidats opposés au président sortant, Denis Sassou Nguesso, qui doit également tenir son dernier rassemblement à Brazzaville.

Dans l'entourage de certains opposants et indépendants, un retrait et un appel à l'abstention ont été évoqués. La campagne électorale s'achevait vendredi à minuit.

Lors de leur conférence de presse, les six candidats ont dénoncé "un corps électoral non maîtrisé et gonflé à volonté", l'attribution de carte d'électeurs à des personnes "décédées", à des "électeurs fictifs", à des "mineurs" et à des "étrangers".

Selon eux, la Commission nationale d'organisation des élections (Conel) "est à la solde" du président Sassou Nguesso, 66 ans, qui brigue un nouveau septennat.

L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), principal parti d'opposition, a, lui, déjà appelé les Congolais à ne pas se rendre aux urnes dimanche pour ne pas "cautionner" une élection "truquée"
Ce parti, fondé par le président déchu Pascal Lissouba, aujourd'hui en exil, a décrété dimanche "jour de deuil national".

L'UPADS avait présenté comme candidat au scrutin de l'ancien Premier ministre Ange Edouard Poungui. Cette candidature n'a pas été validée par la Cour constitutionnelle.

Le camp du président sortant, lui, a exhorté à un vote massif.
"J'appelle les Congolais à se rendre massivement aux urnes, à ne pas céder aux folles rumeurs qui courent le pays", a déclaré lors d'une conférence de presse un porte-parole du candidat Sassou Nguesso, Thierry Moungalla.
"Il ne faudrait pas que quelques esprits malins distraient la population de ce devoir civique fondamental", a-t-il ajouté.

Les appels répétés pour un report de la présidentielle et le souvenir des guerres qui ont suivi les élections de 1992 et 1997 ont poussé depuis le début de la campagne électorale des Brazzavillois à se rendre à l'intérieur du pays, par peur de nouvelles violences.

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