19/04/2011 00:07:46
Mboua Massok arrêté et déporté à Dizanguè
La police a stoppé le meeting qu’il s’apprêtait à organiser à la place de l’indépendance pour l’exiler dans le département de la Sanaga-Maritime .
Le Messager
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La police a stoppé le meeting qu’il s’apprêtait à organiser à la place de l’indépendance pour l’exiler dans le département de la Sanaga-Maritime .

Après la place du gouvernement(Bonanjo), le carrefour ancienne direction des douanes, le rond point Deïdo, c’est au marché central que Mboua Massok Ma Batalong a été appréhendé hier lundi 18 avril 2011. Dans le cadre de l’acte IV des manifestations publiques organisées par la Nouvelle dynamique africaine (Nodyna) où il était question de dire “MoufDé” à Paul Biya afin qu’il “libère le pouvoir”, le président de la Nodyna a été stoppé dan son élan, en compagnie de ses lieutenants, par les éléments du commissariat de sécurité publique du IIè arrondissement de Douala.

Arrêtés, ils seront déportés dans l’arrondissement de Dizanguè, département de la Sanaga-Maritime , rompant ainsi avec le département du Nkam. D’après M. Muhammad, un fidèle compagnon de lutte de Mboua Massok, “Nous allons faire de la résistance jusqu’au bout. C’est en combattant pour que la paix et la véritable liberté soient observées au Cameroun. Notre combat vise l’érection d’une société camerounaise plus libre, plus démocratique et plus riche, où tout le monde a sa place”. Si les combattants Mboua Massok, Yon, Sapack et Aïcha seront conduits à Dizanguè, tel n’est pas le cas du camarade qui a été conduit dans une des cellules du commissariat de sécurité publique du 1er arrondissement.

Avant l’arrestation du “père des villes mortes”, dont les activités font trembler le pouvoir d’Etoudi, les gendarmes avaient assiégé le Pavillon du devoir national, qui sert de siège à la Nodyna , avec pour but de freiner les velléités contestataires de agitateur public au moment où le préfet du Wouri a interdit toute manifestation publique dans le département. C’est après un relâchement des bidasses commis à sa “surveillance rapprochée”, qui ont baissé la garde que le président de la Nodyna est arrivé au marché central de Douala.

Moins de dix minutes d’entretien avec les vendeurs à la sauvette et tenanciers des étals de médicaments au “ gazon ”, qui sont menacés de déguerpissement par le délégué du gouvernement, une escouade de la police surgit et met fin à une manifestation. Ainsi est étouffée dans l’œuf l’acte IV de la série des manifestations publiques de la Nodyna. D ’après M. Muhammad, “nous n’allons pas baisser les bras”

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