03/05/2011 03:25:15
Fête du Travail: Des munitions saisies à Douala
Des cartouches ont été retrouvées dans le sac d’une dame non loin de la tribune officielle à la Place de l’Udéac. Panique au sein des services de sécurité.
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Neuf cartouches de neuf millimètres retrouvées dans la besace rouge d’une femme. C’est le butin récolté dimanche 1er mai 2011, à la Place de l’Udéac à Douala par les fins limiers des Renseignements généraux en civil. Pendant que Francis Faï Yengo, gouverneur de la région du Littoral suivait de très près les errements du défilé, un commissaire de police découvre le pot-aux-roses.

 “J’ai trouvé cette femme très bizarre, car elle essayait en vain de se frayer un passage pour la tribune d’honneur. Je l’ai marquée au pas et par malheur dès qu’elle a posé son sac sur la chaise, les munitions se sont versées sur le sol. Je l’ai immédiatement saisie et fait appel à la hiérarchie, raconte le commissaire de police. Ce sont des munitions blanches consacrées à l’exercice. Elles ne sont pas aussi inoffensives qu’on le dit, car elles peuvent vous créer un choc. Il faut qu’elle nous dise où elle a pris ces munitions, car au Cameroun le port d’armes est réglementé ”

Sur place, cette scène a créé la panique au sein du sérail régional. C’est ainsi que la police a procédé à la fouille systématique des personnes installées dans les tribunes. “Qu’est-ce-que vous avez dans votre sac? Ouvrez-le sans tarder” ; “Donnez-nous immédiatement votre sac”, “Retirez immédiatement vos mains des poches”, telles étaient les attitudes adoptées par les policiers. Craignaient-ils un attentat contre la personne du gouverneur du Littoral ? Une source policière affirme que ce sont des techniques bien connues. Soit cette femme sert d’intermédiaire à certaines personnes aux buts inavoués, soit elle a pour but d’attirer sur elle l’attention des forces de l’ordre pendant que ses complices agissent en toute liberté, soit c’est une folle qui ne mesure pas l’étendue de la gravité de son acte. C’est cette dernière version qui sera retenue au vu de son expression et des défroques qu’elle arborait.

Interrogée sur la provenance de ces munitions, la dame qui n’avait sur elle aucune pièce d’identité dit les avoir ramassées en route. C’est ainsi que gardée par les éléments du commissariat du VIè arrondissement, elle sera transférée (véhicule Sn 4020) au commissariat central I de Douala pour exploitation. Elle sera relâchée bien après.

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