03/05/2011 03:30:05
Bertrand Teyou sort de New-bell
Grâce à l’action menée par ses “amis” de la diaspora, l’auteur polémiste ne fait plus partie des pensionnaires de cette maison d’arrêt.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

“Pour permettre le traitement médical rapide de Bertrand Teyou qui souffre d’hémorroïdes aigus et d’hypotension, le fonds d’urgence du Pen International, Londres, a décidé de payer les 2,030,150 Cfa de rançon qui retenaient l’écrivain en prison, pour ainsi permettre sa libération immédiate”. Tels sont les propos de Patrice Nganang, écrivain et membre du comité pour la libération de Bertrand Teyou (Coliberté), quelques heures après la relaxe de l’auteur polémiste enfermé pour avoir écrit “La Belle de la République bananière : Chantal Biya, de la rue au palais”

Après une grève de la faim suivie par d’autres prisonniers, la dénonciation des abus dont il est victime, Bertrand Teyou a réussi à attirer sur lui l’attention de la société civile et de la diaspora. Au point d’être reconnu comme prisonnier d’opinion par Amnesty international, qui a mis en branle son action rapide et ainsi à travers ses antennes, a contacté les autorités camerounaises, De même, le comité pour écrivains incarcérés du Programme international, le syndicat international des écrivains, surtout ses antennes nationales des Etats-Unis, d’Allemagne, d’Angleterre et du Canada, ont contacté les mêmes autorités camerounaises pour exiger d’elles la libération de l’écrivain.

C’est pour cela qu’en mars 2011, des citoyens se sont réunis en un comité pour la libération de Bertrand Teyou (coliberte). Celui-ci avait été condamné à payer 2 millions 30150 Fcfa pour “outrage à personnalité” et pour “manifestation illégale”. Par ailleurs, la chaire de littérature africaine de l’Université de Bayreuth en Allemagne a décidé, elle, de prendre à sa charge les frais de réimpression de son livre, “La Belle de la République bananière : Chantal Biya, de la rue au Palais”, qui ainsi reparaîtra en Allemagne, dans la “Bayreuth African Studies”. Une bouffée d’oxygène pour l’auteur de “L’Antécode Biya” qui, arrêté depuis le 30 novembre 2010 et mis en “chômage forcé”, ne dépendait que de ses amis et connaissances surtout après avoir perdu sa fille dans un incendie.

Approché, le nouvel homme libre ne s’avoue pas vaincu. “Je vais poursuivre jusqu’au bout ce que j’ai commencé. En tant qu’écrivain, j’ai le devoir d’éclairer l’opinion sur certains faits”. Après “L’Antécode Biya” et “La Belle de la République bananière : Chantal Biya, de la rue au Palais”, une rumeur annonce la parution dans les tout prochains jours de “Les enfants du président : vrais ou fictifs? Voyage au sein de la succession au sommet de l’Etat”. Une rumeur pas confirmée par le concerné.


Quelques membres du coliberté

Patrice Nganang (écrivain, State University of New York, Stony Brook)

Brice Nitcheu (conseiller supérieur en investissements, activiste pro-démocrate, Londres)

Jean-Luc Raharimanana (écrivain, Madagascar, Paris, France)

Koulsy Lamko (écrivain, Casa Refugio Hankili Africa, Mexico, Mexique)

Makhily Gassama (ancien ministre et conseiller de Léopold Sédar Senghor, Sénégal)

Nicolas Martin-Granel (enseignant, chercheur, affilié au Cnrs, Paris, France)

Kenneth Harrow (professeur distingué de littérature en anglais, Michigan State University, Usa)

Susan Arndt (professeur de littérature anglaise et africaine, Université de Bayreuth, Allemagne)

Enoh Meyomesse (écrivain et journaliste, Cameroun)

Joseph Fumtim (écrivain et éditeur, Cameroun)

Jean-Claude Naba (professeur de littérature allemande, éditeur, Université de Ouagadougou, Burkina Faso)

Jombwe Moudiki (juriste, Paris, France)

Gérard Kuissu (assistant aux créateurs d’entreprises, Cameroun)

Daniel Delas (professeur émérite à l'Université de Cergy-Pontoise, France)

 

Ps : Pour leur sécurité, certains membres du Coliberte résidant au Cameroun ont choisi l’anonymat.

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE