03/05/2011 05:03:42
Titus Edzoa « épinglé » pour 06 véhicules administratifs
Le parquet du tribunal de grande instance du Mfoundi – Centre administratif a chargé l’ex secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) au sujet de voitures de fonction qu’il aurait gardées par devers lui, après avoir quitté certaines charges.
Le Messager
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Le quatrième volet de la nouvelle affaire Edzoa a quelque chose de particulier. Les faits de détournements ou de tentative de détournement des véhicules administratifs ne concernent  exclusivement que l’ex sgpr. Le Professeur Titus Edzoa est  donc le seul accusé devant la barre du tribunal de grande instance du Mfoundi-Centre administratif, vendredi, 29 avril dernier. Pour conforter l’accusation, le parquet fait déposer comme témoin, Manda Fils, maire de la commune urbaine d’arrondissement de Yaoundé III à l’époque des faits.

L’ancien magistrat municipal apprend au tribunal qu’au plus fort de la récession économique des années 1990, il avait introduit auprès de certains administrations et organismes, des demandes d’aide en matériel pour l’aménagement de la cité dont il avait la charge. C’est y faisant suite que la présidence de la République  octroyait à sa commune deux camions de ramassage d’ordures. Une lettre du sgpr le confirmait en précisant toutes les caractéristiques des engins et les modalités pratiques pour leur rétrocession.  Seulement, comme le dit le témoin,  poussé quelques peu par le parquet, il n’entrera en possession que d’un seul des deux camions promis. Après cette rétrocession partielle, la commune de Yaoundé III engage, en vain, maintes manœuvres pour rentrer en possession du deuxième camion de ramassage.

Après Manda Fils, c’est Michel Thierry Atangana, coaccusé de Titus Edzoa dans d’autres affaires qui est cité à comparaître comme témoin de l’accusation. Le parquet essaye de prouver à travers lui que la mairie de Yaoundé III a dû faire recours à des tierces pour rentrer en possession des camions auxquels elle avait pourtant droit. Car, comme le reconnaît M.Atangana lui-même, il est le neveu de Manda Fils. Il avait été mis au courant de l’affaire, car invité les services compétents de la présidence de République pour l’octroi des camions suscités, puisqu’étant président du comité de pilotage de la construction des routes Ayos-Bonis-Bertoua et Yaoundé – Kribi, logé au palais de l’Unité. Mais sous serment, Michel Atangana dit n’avoir pu rien faire pour son oncle, puisque ne pesant d’aucun poids dans l’administration de la présidence.

Bonne foi

Dans la foulée de ces dépositions, le procureur de la République lit plusieurs correspondances émises par la présidence de la République longtemps après la déchéance de Titus Edzoa. Figurent entre autres, celle enjoignant le secrétaire d’Etat à la Défense  (Sed) de récupérer la Nissan BlueBird que détenait Titus Edzoa longtemps après avoir quitté les fonctions de conseiller spécial du président de la République. Mais il y a également les berlines de marque Sangyong restées introuvables. Elles avaient été offertes  au Cameroun par la République de Corée du Sud. C’est M. Edzoa qui les avait réceptionnées, apprend-on du procureur.

En sus, il y a une ambulance qui aurait été retrouvée par la gendarmerie dans une des résidences de l’ex sgpr. En gros, comme le mentionnait déjà l’ordonnance de non lieu partiel du juge Magnamabe, ce sont au total six voitures de l’Etat qui avaient été retenues par l’ex sgpr. Certaines d’entre elles ont été récupérées par leur propriétaire. Face à ces accusations du parquet, la défense plaide en invoquant la bonne foi de l’accusé.

C’est ce quatrième  volet qui clôt la phase réservée à la démonstration de la culpabilité de l’accusé au tribunal par l’Etat et le parquet. La prochaine étape qui consiste pour la défense à se  déployer pour démonter l’accusation, aurait pu débuter illico presto. Mais sur la demande des avocats de Titus Edzoa qui disent n’avoir pas préparé leur client, la cause est renvoyée au vendredi 06 mai 2011 par le tribunal. Ce, malgré l’opposition des conseils de Michel Atangana, visiblement pressés d’en découdre avec cette affaire. 

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