06/05/2011 02:03:47
La modernisation de l'armée en question: Il aura fallu du temps !
Les raisons cachées de la promotion des généraux.
Le Messager
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Voilà 55 jours que  de  nouveaux chefs militaires ont été nommés ou élevés par des  décrets du chef de l’Etat. Deux semaines après ces promotions, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense , Edgar Alain Mebe Ngo’o leur  “  passait  les consignes ”. Ce, au cours d’un rituel qui consiste pour  les chefs d’état-major des différentes unités de nos forces de défense, à recevoir les instructions de la hiérarchie militaire.

Depuis lors, on apercevait soit à la télé soit à bord de leurs véhicules, les nouveaux promus en tenue de ville. Jamais en tenue militaire. Car, nommés ou élevés généraux pour la plupart, ils devaient se débarrasser de leurs épaulettes de colonels. Mais en même temps, ne pouvaient revêtir les nouveaux atours d’officiers généraux sans une cérémonie officielle organisée à cet effet. Ladite cérémonie, certainement très attendue par la “ grande muette ”, a lieu ce jour même, 06 mai 2011, au quartier général à Yaoundé.

Cela dit, il serait peut-être juste de renseigner le processus qui a débouché le 11 mars 2011 sur ces mouvements survenus dans les casernes.  Au centre se trouve d’abord le chef de l’Etat, Paul Biya, qui a signé les différents décrets. Mais sur le terrain, avec les hommes au centre des opérations, se trouve Edgar Alain Mebe Ngo’o, l’actuel ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef) qui peut se targuer d’avoir vécu ces chamboulements (depuis Amadou Ali en 2001, il n’y a eu aucun chamboulement d’une telle amplitude).

Bien plus, dans le cas présent, Edgar Alain Mebe Ngo’o a géré non seulement la nomination de nouveaux généraux et le passage aux grades supérieurs des anciens généraux, mais aussi, fait inédit, il a régenté la quasi mise à la retraite des premiers généraux que sont Pierre Semengue (photo), (le tout premier général que le Cameroun ait eu), Nganso Sunji et Tataw James. Cela donne ainsi des allures de révolution aux textes pris par Paul Biya en mars dernier, survenus seulement quatre mois après la célébration du cinquantenaire de l’armée camerounaise.

Pris sous ce prisme, il est impérieux de rapporter l’évènement au précédent de la même amplitude : les  21 textes présidentiels qui avaient consacré en 2001 la réforme de l’armée sous le concept de “ modernisation des forces de défense ” qui  charriait beaucoup d’espoirs dans les rangs.  Où en est-on donc  à nos jours avec la modernisation de notre armée ? Qui sont ses hommes ? Le contexte dans lequel les nouveaux textes ont été pris et les différentes tractations opérées autour d’eux remettent – ils l’armée camerounaise sur les autoroutes de la modernité ?

Les raisons cachées de la promotion des généraux

Au regard de l’ambiance assez délétère qui règne en ce moment au sein de l’armée camerounaise, après  la publication des décrets nommant de nouveaux généraux et des chefs d’état-major, des interrogations demeurent sur les contours des actes du chef de l’Etat.
 
Le principe régalien est incontestable : c’est Paul Biya, président de la République du Cameron qui nomme les généraux de l’armée camerounaise. En tant que chef suprême des armées et des forces de défense, c’est lui qui signe les décrets de promotion aux grades supérieurs. Pour prendre ces décrets, le chef de l’Etat s’appuie naturellement sur le ministre délégué à la présidence en charge de la Défense (Mindef). Les propositions des textes sont généralement préparées au cabinet du Mindef. Dans le cas d’espèce, Edgar Alain Mebe Ngo’o est donc celui par qui tout est parti.

Par expérience, les moutures envoyées à la présidence de la République peuvent être modifiées. C'est-à-dire que le chef de l’Etat peut décider (et c’est très souvent le cas) de faire revoir les propositions qui lui ont été envoyées par le ministre de la Défense , par un de ses conseillers militaires. Très récemment encore, c’était le défunt colonel israélien, Abram Sirvan qui s’occupait de ce type de tache comme on l’apprend  de sources  autorisées. Lesquelles précisent que Paul Biya faisait entièrement confiance l’ex officier supérieur de “ Tsahal ”. Arrivé au Cameroun en 1985, comme conseiller militaire dans ce qui était alors la toute nouvelle ambassade d’Israël à Yaoundé, il a su pénétrer la Grande Muette camerounaise, au point d’en devenir l’un de ses grands décideurs. L’idée d’envoyer les généraux à la retraite, du moins dans une espèce de garage, serait venue de lui. On lui prête également le  courage d’avoir fait aboutir “ le départ négocié et progressif ” des vieux généraux à la retraite. Mais aussi la promotion “ de manière équilibrée ”, de nouveaux officiers généraux, dans un pays aux susceptibilités sociologiques ataviques.

Zones d’influence

Seulement, Abram Sirvan mort, il fallait bien que le processus puisse bien aboutir. Nos sources affirment qu’il aura en fait juste été retardé. Le Mindef ayant retrouvé du poil de la bête, pouvait donc entièrement gérer les dossiers de la création de nouveaux généraux ; de la promotion des anciens généraux aux grades supérieurs, et de la mise à la retraite, selon un processus bien subtil désigné comme étant “ admis à la deuxième section ”. Sur qui donc s’appuyer pour être à la hauteur de  la confiance que le chef de l’Etat a placé en lui?

 D’abord, Nsola Jean Pierre promu contre-amiral (l’équivalent de général de brigade), était depuis quelques temps conseiller militaire à l’ambassade du Cameroun en République populaire de Chine. On le dit proche du chef de l’Etat Paul Biya. D’où l’influence considérable qu’on lui prête au sein du sérail.

En tout cas, le désormais contre-amiral Nsola et Edgar Alain Mebe Ngo’o seraient  connus à Kribi au début des années 90. L’un était alors le commandant du 31è Bafumaco à la base navale de la cité balnéaire, pendant que l’autre était préfet du département de l’Océan, ancienne province du Sud. Depuis ce jour, ils se seraient rapprochés, et l’actuel ministre de la Défense serait convaincu qu’il doit au désormais contre-amiral Jean Pierre Nsola, ancien membre de l’Etat major particulier du chef de l’Etat, toute son ascension au sein du sérail. Des indiscrétions dans le sérail l’affirment.

Un officier très écouté du Mindef

Alors qu’il occupait le poste sensible de chef du secrétariat militaire au ministère de la Défense , Jean Pierre Nsola a eu quelques problèmes, du temps où Amadou Ali était Mindef. Ce sont  respectivement l’affaire de la poudrière du quartier général, et celle des “ Ships-ships ”, du nom des petits bateaux de la marine camerounaise dont l’argent débloqué pour leurs réparations avait été scandaleusement détourné. Celui qui était en ce temps capitaine de corvette est  isolé par le système, et envoyé dès 2005, comme conseiller militaire à l’ambassade du Cameroun en République populaire de Chine. Ses adversaires avancent même que n’eut été sa proximité parentale  avec le chef de l’Etat, il aurait pu connaître quelques sérieux déboires.

 Quand Edgar Alain Mebe Ngo’o est donc nommé en juin 2009 comme ministre délégué à la présidence chargé de la Défense , Jean Pierre Nsola voit tout de suite se dissiper les voiles de son calvaire. Au Mindef, beaucoup de hauts gradés de l’armée vont voir resurgir l’influence de ce vieux briscard dans l’entourage direct du ministre Edgar Alain Mebe Ngo’o. A tort ou à raison aussi, très vite, on voit sa main, depuis la Chine où il se trouve en poste, derrière toutes les décisions importantes que le Mindef prend. Est-ce donc le cas pour les récentes nominations des nouveaux généraux et la mise à la retraite de certains autres ?

Dans la plupart des Sms qui ont circulé au lendemain de la publication des textes, beaucoup de bidasses semblent effectivement voir la main du contre-amiral Nsola Jean Pierre dans les récentes nominations. D’abord parce que dans tous ces mouvements, la marine nationale (qui autrefois n’avait qu’un seul général), est en bonne position, avec quatre promotions de contre-amiraux. Il s’agit des contre-amiraux Nsola Jean Pierre, Fouda Joseph, Mendoua Jean, et Njine Djonkam Pierre. Avec leur aîné, le vice-amiral N’gouah Ngally, la marine nationale a désormais 5 officiers généraux.

En fait, parmi les nouveaux promus, il se dit fortement dans les alentours du Mindef qu’un seul est proche de celui que l’on appelle déjà “ le conseiller influent de Mebe Ngo’o ”. Il s’agirait du contre-amiral Pierre Njine Djonkam. Les deux autres, à savoir les contre-amiraux Joseph Fouda et Jean Mendoua auraient tout simplement été des faire valoir. Le premier, Joseph Fouda, parce qu’il est quand même aide du camp du chef de l’Etat, c'est-à-dire celui par qui tout courrier important doit passer. On ne pouvait ne pas le mettre dans le coup. Quant au second,  Jean Mendoua, selon des sources proches de la marine, “ un ennemi juré ” de Jean Pierre Nsola, ne pouvait ne pas être promu, compte tenu de sa proximité avec le chef de l’Etat en tant que commandant de la Garde présidentielle et commandant par intérim du bataillon d’intervention rapide. Mais pour le duo Nsola-Mebe Ngo’o que certains soupçonnent fortement dans la Grande Muette , d’être à la base des textes proposés au chef de l’Etat,  il fallait bien mettre cet officier supérieur réputé compétent quelque part. Mais en tout cas, assez loin des postes juteux de la garde présidentielle et du bataillon d’intervention rapide. D’où sa nomination au poste de chef d’état-major de la marine qu’on dit moins nanti.

Pour les autres corps de l’armée, outre le fait que de nombreux colonels réputés compétents et qui étaient bien classés pour accéder au grade de général, ont été ignorés, ont aussi été  promus à ce prestigieux grade, des hommes que l’on dit, être assez proches du contre-amiral Jean Pierre Nsola. Il s’agit de Mahamat Ahmed, Daniel Elokobi Njock, et Martin Tumenta Chomu. Quant au colonel Moha  Bell promu général, sa consécration était logique. Dans l’armée de l’air, c’était lui ou personne.

Pour couronner le tout, les mauvaises langues affirment que le contre-amiral Nsola Jean Pierre se serait lui-même fait pressentir comme chef d’état-major particulier du chef de l’Etat. Mais en dernière minute, la proposition qui aurait été envoyée par le Mindef n’aurait pas trouvé l’assentiment du chef de l’Etat qui a préféré nommer à ce délicat poste comme intérimaire, le colonel Amougou Emmanuel. Le contre-amiral Nsola Jean Pierre retrouvera donc le ministère de la Défense , cette fois en tant que contrôleur des armées. Une bien maigre consolation pour cet officier supérieur de la marine parvenu presqu’en fin de carrière.

Au final, dans l’entourage direct du ministre délégué chargé de la Défense , on préfère ne pas faire de commentaires sur  tous les soubresauts qui auraient conduit à ces derniers mouvements au sein de la grande muette. Ceci nonobstant le fait qu’au sein des troupes et en coulisses beaucoup se montrent très généreux en confidences à ce propos.

Dans les états-majors de l’armée camerounaise

L’armée camerounaise vouée à la modernité depuis 2001, compte cinq forces militaires pour une trentaine de milliers d’hommes.

Les forces militaires camerounaises sont en général considérées comme une force apolitique, dirigée par le pouvoir civil et distante des autres armées. Bravant quelque peu cette tradition,   celle du Cameroun entretient des liens forts avec les forces armées étrangères. De telle sorte que  des conseillers militaires d’autres nationalités restent très impliqués dans les préparations des troupes camerounaises. Notamment les Français, avec la formule coopérants militaires et le coaching des troupes,  pour l’occupation de  la zone contestée pendant une quinzaine d’années de la presqu’île de Bakassi. Mais, il y a aussi une modeste aide de quelques officiers de l’armée israélienne qui consiste à former et à préparer les unités spécialisées pour la sécurité présidentielle et contre le grand banditisme. C’est le cas de la Garde présidentielle (Gp) et du Bataillon d’intervention rapide (Bir). Ce dernier s’est illustré ces années par la traque des coupeurs de routes et des pirates en haute mer, mais aussi la répression du soulèvement social de février 2008.

Avant tout, les forces de défense camerounaises qui ont fêté leur cinquantenaire  les 08 et 09 décembre 2010 à Bamenda sont composées de six forces majeures : l’armée de terre ; la marine nationale, l’armée de l’air, la gendarmerie nationale, le corps des sapeurs pompiers et la garde présidentielle. Ce sont leurs états-majors qui servent de réserves au forces comme l’état-major particulier du président de la République , la direction de la sécurité présidentielle (Dsp) et autres services de renseignements, d’espionnage et de contre-espionnage.  En gros, l’effectif militaire est d’environ 26 000 à 27 000 hommes. Pour un budget annuel de fonctionnement et d’investissement qui oscille depuis 10 ans entre 70 et 110 milliards Fcfa. Fait rare en Afrique, les forces de défense du Cameroun  sont payées régulièrement et les salaires sont plus élevés que dans la Fonction publique, notamment et supérieurs à ceux de la police.

Les détachements

Spécifiquement, les différents états -major ont les missions “ qui permettent d’assurer la sécurité terre-mer-air du Cameroun ”. L’armée de terre est la pierre angulaire de l’armée camerounaise. Elle absorbe le plus gros des effectifs de la défense camerounaise.  La marine nationale du Cameroun est la composante navale des forces armées camerounaises. Elle a pour mission principale la surveillance des 590 km de côtes du pays et est servie par environ 1300 marins (dont l'infanterie de la marine), mettant en œuvre plusieurs patrouilleurs basés à Douala, Limbé ou Kribi. Le détachement le plus célèbre de la marine est le bataillon amphibie de Limbe.

Quant à l’armée de l’air, elle compte environ 300 personnels, mettant en œuvre des aéronefs d'origine européenne (France, Italie...) ou provenant des États-Unis ou du Canada. L'armée de l'air camerounaise fût formée suite à l'indépendance du Cameroun en 1960. Les débuts de la force aérienne furent sur des appareils de type Md 315 Flamant (5 appareils), Mh-1521 Broussard (7 appareils) et Dornier Do 28 (4 appareils). Tous ces appareils sont aujourd'hui retirés du service actif. Elle compte plusieurs unités comme la base aérienne 201 de Doula, celle de Yaoundé sous le numéro 101, la 303 de Garoua et le bataillon des “ fusiliers ” commando de Bamenda.

Avec le rattachement des sapeurs pompiers à l’armée, le Cameroun présente une spécificité, puisque dans certains pays, les pompiers sont des civils, parfois même rattachés aux communes. Une autre spécificité et pas des moindres, c’est la gendarmerie qui est pour le  Cameroun une force de sécurité publique militaire. Elle est intégrée au sein des forces armées camerounaises.  Ses missions et son organisation sont calquées sur celles de la gendarmerie nationale française. Mise sur pied au moment de l'indépendance, elle comprenait, en 2009, environ 10. 000 gendarmes, sous-officiers et officiers.

L’activité de l’armée au Cameroun est placée sous la direction du président de la République qui en est le chef. C’est lui qui nomme aux affaires militaires. Ses relais sont : son chef d’état-major particulier qui est son principal conseiller militaire ; le ministre délégué à la présidence en charge de la Défense (Mindef). Lui -même a sous ses ordres un secrétaire d’Etat à la gendarmerie (Sed), un chef d’état-major des armées et les chefs des trois régions militaires que compte le pays.

Qui sont les 10 nouveaux généraux ?

Deux parmi eux ont déjà atteint l’âge de la retraite. Ils ont,  pour l’essentiel, remplacé  leurs aînés à des postes techniques.

Jean Mendoua

Le désormais contre- amiral est dans la foulée nommé chef d’état-major de la marine nationale. C’est un juste retour à sa maison d’origine qu’il a intégrée comme officier  en 1979. Après quelques années dans les eaux, ce fils d’Ebolowa né le 23 décembre 1956 est le chef d’une section des fusiliers marins détachés à Yaoundé après le putsch manqué du 06 avril 1984. Il  gagne ensuite les rangs d’une compagnie de protection du palais présidentiel. C’est de là qu’il part pour occuper la tête d’une compagnie d’intervention mise sur pied à la garde républicaine (Gr) devenue garde présidentielle (Gp). En 1992, il est commis à l’instruction des aspirants à la Gp dans la ville d’Obala. De promotion en promotion,  il est nommé chef d’état-major de la gp. Puis trois ans après, commandant en second et en 2001, commandant de cette force.

Jean Calvin Momha

Ce fils de la Sanaga maritime, région du Littoral, est le nouveau chef d’état-major de l’armée de l’air. L’ancien colonel dont l’entourage devra dorénavant s’habituer à l’appellation général de brigade, compte  57 printemps. C’est lui qui occupe ce poste resté vacant depuis la mort du général Paul Yakana en 2006 et pour lequel il a  presque assumé les fonctions intérimaires en tant que major général. Qui mieux que ce produit du cru, pourrait légitimement prendre les commandes de cet état-major ? Car, entré à l’école de l’air de Salon-de-Provence en 1975, il en ressort nanti d’un brevet de pilote 2e degré. De cette année-là en 2001, il est commandant de l’escadrille de transports, puis commandant du groupement des moyens opérationnels. Entre temps, il obtient un diplôme de “ Air command ” en Alabama aux Etats-Unis. De 2001 à 2010, il est le commandant de la base aérienne de Douala. 

Mahamat Ahmed

Le commandant du corps national des sapeurs pompiers vient droit du bureau du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef). Il officiait comme chef du secrétariat militaire. C’était d’ailleurs son deuxième séjour à ce poste, puisque deux ans (en 2009) avant  d’y être affecté, il a assumé ses fonctions entre 2005 et 2007. Né en 1953 à N’djamena au Tchad, il entre dans l’armée en 1977. Son premier poste d’affectation est l’unité des parachutistes de Koutaba. Pendant dix ans, il est commandant de la compagnie qui régente cette unité.  Il a entre autre assuré la formation des formateurs à l’Emia, et de commandement du secteur militaire terrestre no 7 à Ebolowa.

Daniel Njock Elokobi

Agé de 55 ans, c’est lui qui remplace le mythique général Mambou Deffo comme directeur central à la coordination de la gendarmerie nationale. Il est réputé strict et dévoué par les pandores. Sans doute tire – t- il cette abnégation de sa riche expérience de gendarme dans le sens premier du terme, celui qui traque les bandits. Puisqu’il était commandant de compagnie de gendarmerie de Tcholiré et Garoua, puis commandant de la légion de l’Est. Entre temps, il a obtenu entre autres diplômes, un certificat pour les enquêtes criminelles à l’Université de Virginie aux Etats-Unis et un autre à l’école de guerre de Paris. Depuis 2009, ce natif de Mamfe dans la région du Sud-Ouest, a quitté les forces territoriales pour l’administration générale de la gendarmerie nationale. C’est pendant qu’il y est en poste qu’il est nommé général de brigade.

Hyppolite Ebaka

Fils de la Haute Sanaga , région du Centre est jusqu’à la date de sa nomination, sous chef d’état-major en charge des opérations à l’état-major des armées. C’est lui qui est nommé à la tête de l’opération delta à Bakassi, après la tuerie de 21 militaires camerounais et à la suite du très controversé Oyono Mveng. Avant d’y déposer ses valises, il venait droit du commandement du bataillon blindé de reconnaissance de Douala (Bbr). C’est lui qui précède Jean Mendoua au poste de chef d’état-major de la gp. Dans la foulée de sa nomination au grade de général de brigade, il est désigné par le chef des armées comme major général de l’état-major de l’armée de terre. Il est né le 23 août 1953.

Joseph Fouda

L’ombre du président de la République est depuis le 11 mars 2011, contre-amiral, l’équivalent de général de brigade. Sauf décret nommant un autre à sa place, cet officier général qui ne l’accompagne pas à son séjour actuel  en Europe , fera toujours office d’aide de camp au chef des armées. Ce qui serait une curiosité camerounaise. Car,  généralement, il est rare de retrouver à ce poste un officier supérieur. Joseph Fouda occupe cette fonction depuis une quinzaine d’années. Il est nommé en même temps qu’un de ses frères, du même corps d’armée, le contre-amiral Pierre Njine Djonkam.

Martin Tumenta Chomou

C’est lui qui a remplacé le général Asso’o Emane à la tête de la troisième région militaire. Avant de retourner à ce poste technique, il officiait au service central comme directeur des ressources humaines. Mais avant de prendre la direction du Mindef, ce produit de l’armée de terre promu général de  brigade, a été tour à tour comandant de la première compagnie de parachutistes de Koutaba, commandant du centre d’instruction de Ngaoundal et commandant de l’opération Delta à Limbe. Il est né le 22 janvier 1954 à Babungo par Balikumbat ,dans le Nord-Ouest

Jean Pierre Nsola et Mohamadou Hamadiko

Leurs sorts sont presque liés. Tant ils sont les seuls colonels élevés au grade de général par le président de la République. Ce , en raison de ce qu’ils ont chacun déjà atteint l’âge de la retraite. Le premier est né le 26 mai 1951, soit 60 ans et le second vers 1950. Les deux étaient affectés à des postes dans des missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger.  Jean Pierre Nsola, marin, était en poste comme attaché de défense du Cameroun en République populaire de Chine depuis 2005, et Mohamadou Hamadiko, attaché de défense auprès de l’ambassade du Cameroun à Rabah au Maroc. C’est loin du pays natal qu’ils ont chacun appris la nouvelle de leur nomination. Les deux sont respectivement originaires d’Ebolowa  et de Garoua. Avec ces dix nouveaux généraux, le Cameroun en compte 31. Puisque des 25 qui composaient la famille des officiers généraux en 2001, quatre sont morts.

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