13/05/2011 04:19:13
Visite officielle: Le Sopi boycotte Ouattara Dakar
Les nombreux appels à la mobilisation lancés depuis l’annonce de la visite de Ouattara n’ont servi à rien : les libéraux sont restés cloîtrés chez eux. Très peu de militants ont répondu à l’invité du Sénégalais.
Walf Fadjri
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Les nombreux appels à la mobilisation lancés depuis l’annonce de la visite de Ouattara n’ont servi à rien : les libéraux sont restés cloîtrés chez eux. Très peu de militants ont répondu à l’invité du Sénégalais. Les militants libéraux, pourtant prompts à saisir la moindre occasion pour faire une démonstration de force et montrer qu’ils sont toujours majoritaires, ont cette fois-ci fait faux-bond à leur leader. Un leader, qui on le sait, aime les bains de foule, surtout quand il reçoit ses hôtes. Hélas, Wade n’a pas eu cette occasion hier à l’aéroport Léopold Senghor. La faute à ses militants. Son test de popularité a foiré. Wade, faut-il le rappeler, est fasciné par les foules. Aïda Mbodj en sait quelque chose. Sa forte mobilisation lors de la visite de Wade à l’université de Bambey lui a valu un poste de ministre, d’Etat, s’il vous plaît.



Cette faible mobilisation sonne ainsi comme un camouflet, un désaveu pour le Pds et son chef qui voulaient réserver un accueil populaire à Ado. La cherté de la vie et les délestages intempestifs d’électricité sont, peut-être, passés par là.

En tous les cas, cette faible mobilisation des militants libéraux devrait inquiéter au plus haut point le chef. En effet, nous sommes sur la dernière ligne droite avant l’élection présidentielle, qui se tiendra dans dix mois. Donc une forte mobilisation serait un bon signe. Un signe qui devait conforter Wade dans l’idée que son parti est encore majoritaire. Et que les dernières élections locales qui ont vu l’opposition gagner les principales villes n’ont été qu’un accident de l’histoire politique du Sénégal.

Par ailleurs, cette faible mobilisation donne du grain à moudre à l’opposition qui ne cesse de se délecter de l’impopularité grandissante du président de la République. Les militants libéraux sont-ils devenus sourds aux appels de leur leader ? Voilà une question qui doit tarauder Farba Senghor et le pape du Sopi, candidat à sa propre succession.

 

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