19/03/2019 16:21:55
RDC : « la corruption ne peut être acceptée dans une société » Vital Kamerhe répond au FCC

Leader de l'UNC et membre de la coalition CACH qui a porté le président Tshisekedi au pouvoir lors de la présidentielle du 30 décembre 2018, Vital Kamerhe qui assume par ailleurs les fonctions de Directeur du Cabinet du chef de l'Etat a saisi la balle au bond mardi, pour recadrer le N°2 du Front citoyen pour le Congo et tous ceux qui pensent comme lui que le changement des mentalités enclenché fin décembre par l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe politique est un processus réversible.  

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Leader de l'UNC et membre de la coalition CACH qui a porté le président Tshisekedi au pouvoir lors de la présidentielle du 30 décembre 2018, Vital Kamerhe qui assume par ailleurs les fonctions de Directeur du Cabinet du chef de l'Etat a saisi la balle au bond mardi, pour recadrer le N°2 du Front citoyen pour le Congo et tous ceux qui pensent comme lui que le changement des mentalités enclenché fin décembre par l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe politique est un processus réversible.  

A la suite en effet de graves incidents (ayant causé la mort d'un policier) subséquents à l'élection des Sénateurs en RDC, élection marquée par la controverse d'une corruption à grande échelle ayant ouvert la voie à l'élection des candidats indépendants et du FCC se réclamant de "l'autorité morale" de l'ancien président Joseph Kabila jusque dans des circonscriptions électorales où cela n'était pas de la première évidence, une réunion interinstitutionnelle présidée par le président félix Tshisekedi a débouché sur la suspension de l'installation des membres de la Chambre haute nouvellement élus et le report de l'élection des gouverneurs. Une décision qui n'est pas du goût du FCC, qui s'est lui  aussi réuni lundi pour la critiquer, donnant l'impression que la corruption fait partie du jeu électoral.

« il revient aux députés provinciaux de procéder à l'élection des sénateurs. En plus, les allégations de corruption à charge des députés UDPS ne peuvent être prises en compte que si elles sont établies par des voies judiciaires. Il reviendrait donc à l'UDPS d'en fournir les preuves devant les instances judiciaires, ce qui pourrait entrainer non pas l'annulation des scrutins, mais tout au plus la condamnation des personnes à charge desquelles l'infraction de corruption serait établie. « Le calendrier électoral est publié par la CENI. Il ne revient donc pas à un parti politique de décider unilatéralement du report des scrutins concernant les Gouverneurs et Vice-gouverneurs de province », a fait savoir à ce sujet le Bureau politique du FCC réuni lundi sus la présidence de son Secrétaire permanent, Ramazani Shadary.
Une façon de consacrer la corruption électorale, l'insinuation paraissant claire ici que si la corruption a pour conséquence le succès d'un candidat à une élection, l'élection de celui-ci qui est le corrupteur et qui tire par son élection les dividendes de son acte, ne doit pas être remise en cause ou pénalisée, mais que seul le corrompu, acteur passif au premier degré de ce marchandage, doit être puni.

Bien plus, dans sa logique empreinte de mauvaise foi, le Bureau politique du FCC semble vouloir imputer au président Tshisekedi, en tant que chef de parti, la décision de la suspension de l'installation des membres du Sénat « élus » au moyen de la corruption, alors que cette décision a été prise à l'issue d'une réunion à laquelle ont également pris part les responsables de toutes les institutions concernées par ce problème, à savoir : le président de la CENI, le président de la Cour de Cassation, le Premier ministre, le président du bureau provisoire de l'Assemblée nationale, le président du Sénat, le président de la Cour constitutionnelle, le Conseil d'Etat, le président du CNSA, l'auditeur des FARDC, le Procureur général près la Cour de cassation, le Premier président de la Cour de cassation.

D'où la réaction de Vital Kamerhe en mode  réponse du berger à la bergère que Cameroonvoice propose de lire ci-dessous  

REPONSE DE KAMERHE au FCC: "Un pouvoir qui n'écoute pas le peuple n'a pas sa raison d'être. Il n'ya rien qui soit au dessus du peuple. Sans nous, eux mêmes, ont qualifié la subornation des témoins classés par l'un de nous, J.P.BEMBA, comme de la Corruption. Et il a été invalidé pour ça.

Tous, nous avons vu comment le FCC a jubilé cette décision. Donc eux mêmes savent que la corruption ne peut être acceptée dans une société.

Ce n'est pas le Président de la République qui a pris cette décision seul, mais c'était d'un commun accord avec les autres institutions de la république. Et il a pris acte car il est le garant du bon fonctionnement des institutions.

Garant veut dire: qui oriente, le FCC doit comprendre que les choses ont changées. Il doit s'habituer. S'ils croient que Kabila est toujours leur Président, lui même sait que le président qui engage la nation est le Président Félix Tshisekedi !!!"

Cameroonvoice

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