16/05/2011 03:40:35
Enfin la France s'exprime sur le cas Michel T. Atangana
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’Hexagone a indiqué  ce 12 mai 2011 que le pays de Nicolas Sarkozy  est préoccupé par le cas du Français d’origine camerounaise emprisonné à Yaoundé depuis 14 ans.
Le Messager
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Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’Hexagone a indiqué  ce 12 mai 2011 que le pays de Nicolas Sarkozy  est préoccupé par le cas du Français d’origine camerounaise emprisonné à Yaoundé depuis 14 ans.

« Depuis l’arrestation de notre ressortissant, M. Atangana, les services compétents du ministère des Affaires étrangères et européennes, tant à Paris qu’au Cameroun, sont pleinement investis et déterminés à suivre sa situation avec la plus grande attention. L’ambassade de France au Cameroun maintient une action diplomatique résolue pour apporter à M. Atangana notre protection consulaire. Elle a effectué une visite consulaire à M. Atangana. Le ministère des Affaires étrangères et européennes demeure mobilisé pour soutenir M. Atangana et sa famille. » C’est en ces termes que Bernard Valero a indiqué à la presse hexagonale jeudi, 12 mai 2011 la posture officielle du gouvernement français  au sujet de l’affaire Michel Thierry Atangana. Quelques jours avant cette prise de position officielle du gouvernement de François Fillon, maître Barrous, avocat français, déplorait  sur les ondes de Radio France internationale (Rfi),  que Paris assure « le service minimum dans un dossier qui concerne une personne qui a aujourd'hui une seule nationalité : la nationalité française ». Pour le reste, les avocats de ce Français d'origine camerounaise jugeaient avec sévérité l'inaction de Paris devant un deuxième procès auquel Michel Atangana a pourtant été blanchi par le juge d’instruction.

Bien plus, la sortie du porte-parole du Quai d’Orsay n’intervient presque concomitamment avec celle de l’hebdomadaire français, L’Express. En sa page 10, ce journal tire la sonnette d’alarme sur ce que l’entourage de Michel Atangana craint : une nouvelle condamnation pour d'autres faits de détournements de fonds renvoyés devant un tribunal camerounais en 2009. L’article publié dans l’édition de la semaine dernière signé de Vincent Hugeux stigmatise le fait que certaines personnes dans l’entourage de Paul Biya aient bâti leur carrière sur la surenchère autour de cette affaire, de même que  des querelles de pouvoir autour du chef de l’Etat qui confinent le procès à une affaire politique, alors que Michel Atangana, lui-même, reconnaît  la nature d’affaire de droit commun.

En rappel, au Cameroun, le Français Michel Thierry Atangana est détenu depuis 14 ans officiellement pour détournement de fonds. Il avait été condamné en 1997 avec d'autres personnes, dont l'ancien secrétaire général de la présidence de Paul Biya, Titus Edzoa. Dans le cadre d’une  nouvelle affaire de détournement de fonds  actuellement instruite, son célèbre coaccusé a dit devant le tribunal, vendredi 13 mai 2011, que Michel Thierry Atangana n’avait rien à faire en prison, puisqu’en son sens, il ne devait pas être jugé deux fois pour une même affaire. De même, il a indiqué que les rapports entre son coaccusé et lui étaient uniquement ceux de deux collaborateurs de travail. Battant ainsi en brèche la rumeur qui les présentaient très proches l’un de l’autre.

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